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United Kingdom of english language - ft. Jung Sung Hwa



 

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United Kingdom of english language - ft. Jung Sung Hwa

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Geum Ma Hya
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Age du personnage : 29
Matières : Langues étrangères et civilisations (anglais), lettres anciennes et modernes.
Messages : 1611

Dim 15 Juil - 13:05

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Aujourd’hui, c’est quartier libre pour moi. Je n’ai ni à aller en cours, ni à aller travailler. Le prof que j’étais censée avoir toute la journée est visiblement malade, et je ne travaillais initialement pas. Je ne bosse jamais le vendredi soir puisqu’un week-end sur deux, je remonte sur Seoul. Et comme c’est le week-end dernier que j’avais ma Princesse, j’ai donc toute cette journée, et le week-end aussi, pour moi. Et je m’ennuie. Je n’ai pas envie de réviser, je n’ai pas non plus envie d’écrire, je n’ai pas d’idées pour tout dire en ce moment. Il faut croire que ma muse est partie en vacances alors que le soleil brille au dessus de ma tête. Enfin tant pis, je ferai sans. Et pour passer le temps, après avoir traînassé au petit déjeuner avec une amie, puis discuté du dernier ouvrage d’Haruki Murakami avec un gars du club, déjeuné avec mon frère au restaurant, l’avoir aidé une petite heure pendant que sa secrétaire n’était pas là, j’ai décidé d’aller faire un peu de lèche-vitrine, seule puisque je n’ai pas réussi à trouver d’âme charitable et libre pour m’accompagner. Ce que je veux acheter ? Pleins de choses. Des livres, des cahiers, des stylos, des fringues, pour Soo Ji, de la bouffe, pleins de choses.

Sauf qu’au final, je m’ennuie assez rapidement. Ce n’est pas mon truc d’aller faire les boutiques, encore moins de me lancer seule. Et si j’avoue m’être lâchée au niveau des livres et des cadeaux pour ma fille, je n’ai pas passé un bon moment. Il y avait du monde et surtout, je n’avais personne à qui montrer mes trouvailles. Il m’arrive de me sentir vraiment très seule, même lorsque je suis accompagnée. Je ne supporte pas cette sensation. Mon frère, à qui j’en ai parlé, est persuadé que c’est parce que ma vie d’avant me manque. Il a probablement raison. J’aimais la vie que je menais avant mon divorce. Il y a simplement des choses que je ne peux pas supporter. Pourquoi a-t-il fallu qu’il foute tout en l’air ? Lui s’en fiche, il est toujours heureux, il a même la garde de Soo Ji. Mais moi, qu’est-ce que j’ai au final ? Absolument rien, si ce n’est une compensation financière qui dort sur un compte que j’ai ouvert pour Soo Ji. Tout ça parce que le juge m’a estimée trop jeune et instable pour m’occuper correctement de ma Princesse. En attendant, ce n’est pas moi qui ai commis un adultère ! Enfin bon, inutile de ressasser tout cela, ça ne m’apportera rien. Alors j’affiche mon traditionnel sourire et vais m’installer à la terrasse d’un café. C’est l’heure du goûter pour ma Princesse, alors autant en faire de même, d’autant plus que j’ai un peu faim, et envie d’écrire accessoirement.

Installée au soleil, je commande un expresso et une part de tarte au citron. Ce n’est pas ici que l’on trouve les meilleures pâtisseries mais ça fera bien l’affaire. Je sors un cahier et un stylo bille et commence à coucher des tonnes de phrases sur papier avant même que ma commande arrive. J’ai fini d’écrire en même temps que je finis mon gâteau. Sans relire mes mots, je referme mon cahier et le range soigneusement dans mon sac. Je les retravaillerai plus tard, avec du recul. Je soupire en portant ma tasse de café à mes lèvres. J’ai à peine le temps d’en boire une gorgée que mon portable sonne. Je me précipite pour retrouver mon téléphone dans mon sac et décroche sans faire attention au nom qui s’affiche. C’est la voix de mon ex à l’autre bout du fil alors je passe naturellement du coréen à l’anglais, comme à chaque fois que nous communiquons, pour lui simplifier la tâche.

«[…]Très bien, et toi ?[…] Hum, il y a un problème ?[…] Comment ça ? Explique-toi un peu, là ![…] Quoi ?! Tu vas partir un mois aux Etats-Unis ? Tu plaisantes ? […] Et qui va s’occuper de Soo Ji pendant ce temps ?[…] Tu vas la prendre avec toi ?! C’est une blague, dis-moi que c’est une blague ![…] Alors ça ne t’a pas suffit de détruire notre famille et de me prendre ma fille ? Maintenant tu veux en plus l’emporter loin de moi ? Tu comptes continuer à me faire du mal encore longtemps ?[…] Je ne te laisserai pas me prendre ma fille, Jason… Tu ne peux pas me la prendre.[…] Je vais trouver une solution, puisque tu n’es pas foutu de prendre en considération notre fille. »

Ma voix était d’abord étonnée, puis énervée, et elle finit par se briser alors que je raccroche. Il ne me manquait plus que ça ! Voilà que maintenant je dois l’empêcher d’emporter Soo Ji. Je connais ses parents. S’ils gardent Soo Ji pendant un mois, elle ne remettra plus jamais les pieds sur le sol coréen. Jason a toujours été faible par rapport à eux. Je dois trouver une solution, et j’en suis capable, sauf que pour ça, il faudrait que j’arrive à me calmer. Je jette mon regard triste autour de moi et croise finalement celui d’un jeune homme assis à une table près de la mienne. Il semble m’avoir observée un moment. C’est sûrement parce que je n’ai pas parlé coréen mais anglais. En temps normal, je crois que je me serais un peu énervée. Mais là, je suis bien trop peinée pour réagir de la sorte. Je me contente donc de lui offrir un sourire peu convaincant pour rapidement le quitter des yeux pour revenir à mon café. Une bribe de solution pourrait bien me venir à l’esprit. Mon frère pourrait nous accueillir Soo Ji et moi. Il n’arrête pas de me dire que je n’ai pas besoin de retourner chez notre mère le week-end pour voir ma fille. Je suis persuadée qu’il accepterait si je le lui demandais. Réprimant le gigantesque coup de blues, je termine mon café et repose la tasse vide sur la table, contemplant les miettes de mon gâteau. Je le hais.

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Dim 15 Juil - 21:30

Me lever très tôt le matin ne me dérange pas vraiment et puis à force j’ai l’habitude. C’est pourquoi je me lève sans rechigner, quand mon réveille m’indique qu’il est l’heure pour moi de commencer à me préparer. Puis de toute façon je n’ai pas le choix, travail oblige. Je soupire. Je n’ai pas vraiment à me plaindre, ce n’est pas comme-ci je fais un métier qui me déplait bien au contraire. J’émerge de sous les couvertures et commence par allez prendre mon petit déjeuner, suivis par une boule de poils blanche, nommé Kitty. Il est sept heure, soit tôt. Enfin pour moi pas tellement, il y a des jours où je me lève bien plus tôt … Ce matin je devais me rendre à l’agence pour passer la matinée avec un chorégraphe qui m’enseignerait une nouvelle chorégraphie pour un « special stage » lors d’une prochaine émission de divertissement. Ensuite j’aurais toute mon après-midi pour moi et je n’allais pas m’en plaindre. Je pourrais faire ce que bon me semblera, même si danser, chanter, jouer la comédie ou d’un instrument à longueur de journée ne me dérange pas, briser un peu ma routine de temps en temps ne me fait pas de mal. Oui, pour moi tout ça c’est la routine, d’autre c’est resté derrière un bureau ou un comptoir, moi c’est les studios, chacun son truc. Je me rends jusqu’à l’agence en voiture et c’est partis pour une matinée de danse non-stop. Je saluts le chorégraphe qui est déjà présent dans la salle et l’entrainement peut commencer. Je le regarde faire, avant d’essayer les pas principaux. Dans l’ensemble j’y arrive plutôt bien, mais un pas me pose sérieusement problème … Une heure, deux heure … Le temps passe à une allure, je ne vis pas la matinée passer. Je connais maintenant la chorégraphie presque par cœur, enfin heureusement que la performance n’est que dans quelques semaines, j’ai le temps de m’améliorer. Je prends congé du danseur, mais je reste un peu dans le studio, même si je connais la chorée, ça ne veut pas dire que je la réussis comme il faut, certains pas sont encore à parfaire, ça viendra avec le temps, il faut juste que je m’entraine encore et toujours. Après deux bonnes heures de danse en plus, je me décide enfin à abandonner la salle de danse. C’est un peu comme ma seconde maison tellement j’y passe du temps, limite je peux y planter mon campement, ça m’éviterait peut-être de me lever super tôt le matin … Comme d’habitude je prends une douche à l’agence et rentre chez moi pour manger, bien qu’il soit quatorze heures trente.

Je ne suis pas étonné de voir Kitty allongée sur le canapé en mode grosse paresseuse, alors que je franchis la porte de la villa. Si ce n’est pas beau la vie de chat. Je mange un truc vite fais, j’opte pour des ramens. Moi qui n’aime pas réellement dormir d’habitude, je ferais bien un petit somme pourtant. Cependant un appel me coupe dans mon élan, c’est mon manager, il veut clarifier mon emploi du temps des jours à venir. Il m’annonce que demain j’avais un jour de congé, mais qu’après débuterais le tournage de mon prochain drama et que j’aurais de ce fait moins de temps pour moi. Depuis trois ans, ça je le sais que j’ai plus grand-chose de temps libre. Et puis pourquoi il m’appelle pour me dire ça, je le sais déjà. Je soupire et l’écoute quand même attentivement. Il ne comptait quand même pas me faire les détails du planning des six-mois à venir … Bien sûr c’est ironique. Il finit son monologue en me disant que dès que le tournage aura débuté je n’aurais quasiment plus d’autre activité et que je devrais me concentrer exclusivement sur ça, puis il raccroche. Je regarde ma montre sui indique quinze heures quinze, c’est mort si je dors maintenant, je me réveillerais dans la soirée et je ne dormirais pas de la nuit, décalage complet en soit et même si demain je suis en congé … Finalement j’enfile mes chaussures et sors. Prendre un peu l’air me fera le plus grand bien, sans oublier mes lunettes de soleil et de mettre la capuche de mon sweet. Je tiens pas vraiment à ce qu’on me reconnaisse, je voudrais être tranquille, ce qui n’est pas vraiment possible quand pleins de fan me suivent. Je les aime vraiment beaucoup, mais je ne crache pas sur un peu de tranquillité. Mes lunettes me cachent la moitié du visage, en plus de ma capuche ça devrait le faire. Je me ballade dans les rue de Busan. Je pense à un peu tout et rien, avant d’aller m’installer à la terrasse d’un café, pour le moment ma mission camouflage marche plutôt bien et j’ôte mes lunettes de soleil, tout en gardant ma capuche. Même si ça peut paraître bizarre étant donné qu’il fait un magnifique soleil, je préfère être prudent, au cas où une jeune adolescente avide de drama ou de K-pop passe dans le coin. Je commande un chocolat chaud, puis j’attends patiemment en détaillant ce qui m’entoure du regard. Une jeune femme est assise à la table voisine, en temps normal je ne lui aurais pas prêté plus d’attention que ça, mais elle répond à un appelle. Non, je n’ai pas pour habitude d’écouter les conversations des autres, c’est juste qu’elle s’est exprimée en anglais et non en coréen. Pourtant tout à l’heure elle s’est adressée à la serveuse en coréen … Je n’ai pas l’habitude d’entendre parler anglais depuis que je vis en Corée, ni de le parler moi-même, pourtant je suis assez nostalgique des USA et je repartirais bien là-bas comme l’a fait Sun Hee, sauf que je ne peux pas. Je fixe cette jeune femme pendant toute sa conversation et son ton devient de plus en plus attristé. Un sourire se dessine sur mes lèvres quand elle prononce le prénom « Jason », c’est un peu comme quand quelqu’un se présente à vous et que vous découvrez qu’il porte le même prénom que vous. Puisque Jason est le prénom, enfin le surnom qu’on me donnait durant mon enfance aux USA, même mes parents m’appelait comme ça à force. C’est à cause de ça que j’ai choisis Jason comme nom de scène, même si maintenant ici en Corée je m’appelle Sung Hwa, ça me rattache à mon « autre pays ». Elle raccrocha et sa mine était devenue plus triste que quelques minutes auparavant. Je me redresse un peu sur ma chaise, mais n'enlève pas ma capuche et j'adresse la parole à cette jeune femme, en anglais bien entendu.

- Vous venez d’apprendre une mauvaise nouvelle ? demandais-je.

Ce n’est pas de la curiosité mal placée, en fais-je me fiche un peu de savoir si elle va me répondre ou pas, elle veut sans doute garder ça pour elle et je comprends. C’est juste histoire d’engager la conversation et saisir une occasion de parler anglais aussi. Ce n’est pas non plus un plan drague foireux. La seule chose qui ait attirée mon attention, c’est le fait qu’elle ce soit exprimé en anglais. Elle aurait parlé en chinois, japonais, italien, français, je n’y aurais pas prêté attention. Pour ne pas lui laisser le temps de m’envoyer balader je continue, en parlant toujours anglais.

- Vous parlez bien anglais, vous être américaine ? Ou peut-être anglaise ?

Oui, ça peut vraiment ressembler à un vieux plan drague, mais ce n’est en aucun cas mon intention. Je veux juste discuter un peu, je ne vois pas ce qu’il y a de mal à ça … Si elle veut m’envoyer sur les roses, qu’elle le fasse. Après tout je ne la connais pas du tout et je lui adresse la parole comme ça …
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Geum Ma Hya
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Lun 16 Juil - 22:31

J’ai toujours assumé de m’être mariée aussi jeune et d’être devenue mère. J’ai également toujours assumé mon statut de femme divorcée. Si l’on oublie les mois qui ont suivi notre séparation, je n’ai jamais regretté de m’être mariée. Mais maintenant, je le regrette amèrement. Je suis heureuse que Soo Ji soit venue au monde, mais ce que fait son père me blesse tellement que j’en viens à le détester. Je ne pensais pourtant pas pouvoir le haïr de nouveau. Assise sur ma chaise, j’attends qu’une solution se présente à moi. Au lieu de cela, c’est le gars de la table d’à côté qui m’interpelle. Je me tourne vers lui, intriguée. Voilà une bien étrange entrée en matière. Et bien surprenante d’ailleurs. Je n’ai pas pris la peine d’être discrète puisqu’il n’est pas fréquent de rencontrer ici des gens qui maîtrisent suffisamment l’anglais pour suivre une conversation courante, si ce n’est à Mangyo et nos conversations là-bas se font généralement en coréen ou sont biaisées par des scénarios idiots. Alors le fait qu’il me parle dans cette langue que je chéris, alors que l’on ne se connait ni d‘Eve ni d’Adam m’empêche de lui dire de s’occuper de ses affaires. J’accroche mon sourire des mauvais jours à mes lèvres pour lui donner une première réponse qu’il connaît probablement puisqu’il a du comprendre ma conversation.

Mais il enchaîne, sans me laisser le temps de lui répondre de vive voix, en me complimentant sur mon anglais et en m’interrogeant sur ma nationalité. Mon sourire cette fois paraît plus sincère bien que portant encore les marques de mon souci. Je ne suis plus habituée à parler anglais avec quelqu’un d’autre que Jason et Soo Ji bien sûr. C’est assez bizarre comme situation du coup, mais ça me change un peu les idées donc je vais faire un effort pour continuer cette conversation. Si mon frère me voyait, il m’en collerait sûrement une. Quelle idée, me dirait-il, de parler comme ça avec un inconnu qui en plus porte une capuche malgré le soleil ! Il doit avoir une bonne raison, et je suis une sale gosse, alors je ne vois pas pourquoi je devrais me priver.

« On peut dire ça comme ça. »

Je réfléchis deux secondes à la suite à donner. Après tout, je ne peux pas le laisser avec cette vague réponse alors qu’il a l’air particulièrement intéressé par l’anglais. Sans le quitter des yeux, je lui offre quelques explications.

«J’ai eu le temps d’améliorer mon anglais en étudiant un an aux Etats-Unis et en vivant plusieurs années avec un homme qui ne parlait pas un mot de coréen. Sur le papier, j’ai la double nationalité. »

J’ai hésité à être plus explicite, mais je me suis dit que parler de mon mariage ne serait pas une bonne idée. Tout d’abord parce que ça pourrait m’emmener à en parler, chose dont je n’ai pas envie aujourd’hui, ensuite parce qu’il faudrait que je précise que je suis divorcée, ce qui ne serait pas du meilleur effet et qui d’ailleurs ne regarde pas un étranger, et enfin parce que justement ces détails ne le regardent pas.

« Et vous ? Vous venez d’où ? Votre accent est trop parfait, trop naturel, pour n’être que le fruit d’études… »

A force d’entendre l’accent des coréens quand ils parlent anglais, accent que j’ai combattu et presque vaincu, je sais reconnaître quelqu’un qui a grandi dans la culture de l’anglais. Ma Soo Ji n’a pas cet accent. Nous mettons un point d’honneur à lui enseigner nos deux langues aussi bien que possible pour qu’elle ait le plu de facilités possibles, et ça marche assez bien pour l’instant. Je lance un regard d’invitation à l’étranger en lui souriant avec sincérité.

« Vous vous joignez à moi ? On a tellement peu souvent l’occasion d’entendre des gens parler correctement anglais que je m’en voudrais de gâcher une telle occasion. A propos, je suis Ma Hya. »

En guise d’invitation, je lui tends la main pour le saluer à l’occidentale. Une chose est sûre, c’est que s’il ne répond pas à mon invitation, j’aurais l’air bien bête. Enfin… Il y a quand même assez peu de chances !

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Mar 17 Juil - 22:09

Elle sourit. Si je suis directement passé à autre chose, c’est que je n’ai pas réellement envie de m’immiscer dans sa vie privée, qui ne me regarde absolument pas. C’était juste pour engager la conversation, je ne la connais pas, mais j’ai envie de discuter. En plus si elle venait d’apprendre une mauvaise nouvelle, ça pourrait lui changer les idées. Je sais ce que c’est que les regards indiscrets sur votre vie privée et ce n’est jamais très agréable, c’est pour cela que je me garde toujours de toute curiosité sur la vie des autres. D’après ce que j’avais compris, elle parlait de sa fille, pourtant elle a l’air jeune, mais ça aussi ça ne me regarde pas. Un sourire plus sincère se dessine sur ses lèvres, mais j’imagine qu’elle doit être encore soucieuse. Elle répond évasivement à ma deuxième question. Peut-être qu’elle est coréenne et a juste vécu longtemps dans un pays où l’anglais est la langue principale. La jeune fille m’explique qu’elle a étudié aux Etats-Unis et y a vécu plusieurs années, avec un homme qui ne parlait pas coréen. J’avais presque vu juste. Elle ajouta qu’elle avait la double-nationalité. Tout comme moi, puisque je suis née là-bas, avant de venir habiter en Corée. J’écoute ce qu’elle me dit attentivement, puis elle me retourne la question en complimentant mon accent anglais.

- Je suis né aux Etats-Unis et j’y ai vécu les dix premières années de ma vie , répondis-je en souriant, j’ai appris le coréen en même temps que l’anglais grâce à mes parents, ajoutais-je même si c’était une précision pas vraiment utile.

Je passe sous silence tout le blah blah, sur le fait qu’ils ne sont pas mes vrais parents, pour plusieurs raisons. Je n’ai pas envie de le faire, je n’ai jamais pris cette peine avec qui que ce soit et en plus je n’allais pas déballer ma vie à une inconnue et encore moins mon passé. Je ne suis pas repassé au coréen et m’adresse toujours à elle en anglais, comme elle l’avait fait d’ailleurs. Ça me plait plutôt bien de reparler anglais, je n’en ai pas beaucoup l’occasion ici, en Corée. Mon but maintenant serait de faire mes débuts en Amérique, au moins je pourrais chanter en anglais et ça me plairait énormément, mais je devrais travailler dur et surtout plus longtemps, ça ne faisait que trois ans après tout, que j’étais devenu une star en Asie. Nous parlons toujours en restant chacun à notre table, mais la jeune femme m’invite à m’assoir à sa table, en se présentant. Elle s’appelle Ma Hya. Je lui souris.

- Avec plaisir, répondis-je simplement.

Je me lève et prend ma tasse pour aller rejoindre sa table. Avant de m’assoir je serre la main qu’elle me tend, Ma Hya prend même la peine de me saluer à l’occidental. Si je n’entendais pas pleins de personnes parler coréen autour de moi je pourrais presque me croire de nouveau en Amérique.

- Enchanté moi c’est Ja … Jung, Jung Sung Hwa, dis-je en souriant.

J’ai un peu bafouillé, mais j’allais me présenter comme à mon habitude c’est-à-dire avec mon prénom « Jason ». Si j’ai bien compris son interlocuteur de tout à l’heure s’appelle aussi « Jason », c’est pourquoi je veux éviter d’utiliser ce nom. Même si n’ayant pas perdu cette habitude de l’Amérique, je me présente quatre-vingt-cinq pour cent du temps comme étant Jung Jason. De plus c’est aussi mon nom de scène, donc au final je l’utilise plus que mon prénom coréen. Je m’assois sur la chaise en face d’elle, mais ne prend pas la peine d’enlever ma capuche. Ça lui paraîtra peut-être très impoli, mais les rues sont trop fréquentées en cette belle journée ensoleillée pour que je prenne le risque. Ma Hya ne semble pas avoir fait le rapprochement, mais en fait je préfère, au moins je pouvais parler à quelqu’un en tant que personne normale et pas en tant qu’idole. C’est fort agréable de se sentir « normal » par moment. Pas que je me crois différent des autres non, mais ça me change des groupies que je croise parfois dans la rue. Avec Ma Hya je pourrais avoir une conversation sérieuse. Enfin bref. Pour l’instant il faut que je trouve de quoi relancer la conversation.

- Vous étudiez quoi aux Etats-Unis ? demandais-je.

Ma Hya m’avait bien dit qu’elle avait étudié un an aux USA. Ça meuble le silence et en plus ce n’est pas réellement indiscret de questionner quelqu’un sur ses études. Je n’ose pas par contre lui demander pourquoi elle a voulu revenir en Corée, c’est un peu trop personnel de mon point de vue.

- Vous étiez dans quelle ville ? ajoutais-je.

Avant de me taire, pour pouvoir la laisser répondre. C’est des questions bien banales, mais à part parler de la pluie et du beau temps, vous vouliez dire quoi à une inconnue ? Ça ne fait même pas cinq minutes que je lui ai adressé la parole, alors pour l’instant je préférais m’en tenir aux « formalités », on verra bien plus tard …

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Geum Ma Hya
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Mer 18 Juil - 21:38

Si quelqu’un m’avait dit que j’allais discuté ainsi avec un parfait inconnu, je ne l’aurais pas cru. Je suis certes sociable, mais je n’ai pas l’habitude d’aller tailler une bavette avec les étrangers. Comme quoi, il ne faut jamais dire « fontaine je ne boirai jamais de ton eau ». J’écoute avec attention les paroles du jeune homme, me délectant de son anglais naturel. Bon sang, ce que ça m’a manqué d’avoir des conversations naturelles comme celle-là ! L’étranger m’apprend qu’il est né de l’autre de côté de l’océan et y a grandi, apprenant le coréen dans le même temps, sur le sol américain. Voilà donc pourquoi son accent est aussi authentique. Je le vois et l’entends accepter mon invitation, bien naturelle, avec une joie non dissimulée. Au moins, nous cesserons d’échanger nos paroles par tables interposées. Non pas que les gens pourraient comprendre, auquel cas d’ailleurs ils ne se préoccuperaient pas de nous, mais cela nous oblige à hausser un peu le ton et surtout à nous tordre un peu pour pouvoir nous voir. Il serre la main que je lui tends. Voilà bien longtemps que je n’avais pas eu le droit à ce geste. Jason et moi nous faisons la bise maintenant, et je n’ai plus de contact avec des américains depuis que je ne travaille plus avec lui. Ça devrait sûrement me déprimer, pourtant ça me réchauffe le cœur. Une part de moi est restée la jeune fille libre qui a affronté ses parents pour aller étudier un an de l’autre côté de l’océan et cette part ne peut que se réjouir de ce contact. Il se présente enfin : Jung Sung Hwa. Il a un peu bafouillé mais je ne relève pas ce détail, même s’il est assez rare de rencontrer quelqu’un qui trébuche lorsqu’il est temps de se présenter. Je le regarde prendre place en face de moi en compagnie de sa tasse. Ca me surprend de prime abord mais tout compte fait, c’est logique. Il n’allait tout de même pas laisser son café, si ? Une question me taraude toutefois : pourquoi s’acharne-t-il à garder sa capuche sur sa tête ? Même si je suis quelqu’un de très curieux, je m’abstiens de poser la question. Je n’ai pas envie d’être indiscrète et de gâcher la conversation.

« Enchantée ! »

Je lui offre mon plus beau sourire, ou presque, en répondant en anglais, toujours. Cette conversation ne changera pas de langue de toute manière. J’aime trop l’anglais pour l’abandonner aussi aisément et lui a l’air de l’aimer autant que moi. Je joue machinalement avec l’anse de ma tasse vide, comme je n’aime pas que mes mains restent inactives. Puis il reprend la parole en me questionnant sur mes études aux Etats-Unis. Voilà une question que je n’ai pas l’habitude que l’on pose. En règle générale, quand je réponds que j’ai été là-bas pendant un an, j’ai le droit à des réactions du type « ah ! t’en as de la chance ! ». Tout comme les gens se contentent de me demander de quel côté j’étais, sans chercher à en savoir plus sur la ville. Ce jeune homme déborde de surprises, ça rend la conversation intéressante.

« J’étais à San Fransisco. A la base, c’était pour améliorer mon anglais après mon diplôme mais je suivais les cours de lettres modernes et anciennes à l’université. J’ai appris énormément de choses sur la littérature américaine et anglaise. Je crois que c’est dans ce domaine que je ferai mon master. »

Car oui, l’année prochaine, c’est le master, et j’aimerais beaucoup étudier ce domaine, pour mélanger les deux matières que j’étudie cette année. Ecrire sur les grands auteurs anglophones… qu’est-ce qui pourrait plus me plaire que ça ? Je suis écrivain en herbe, et je suis passionnée par la langue anglaise et les cultures qui l’entourent, alors réaliser un mémoire sur un sujet mêlant ces deux aspects ne pourrait que me passionner encore plus ! D’autant plus que ce serait l’occasion de retourner un peu aux Etats-Unis sans que ma famille n’essaie de m’en dissuader. Je suis persuadée qu’ils feraient des cauchemars dans lesquels je ramènerai un nouveau mari de là-bas. Comme si j’étais comme ça… Enfin bon. Tout sourire, je reprends la parole.

« Et vous alors ? D’où venez-vous exactement ? Il se pourrait que l’on ait foulé le même sol à quelques années d’écart. Ce serait une jolie coïncidence ! »

Je me tais avant de dire une autre ânerie. C’est dingue, même lorsque je suis soucieuse, je parviens encore à être maladroite. Comment, alors que j’arrive toujours à trouver les mots justes lorsque j’écris des nouvelles, puis-je être aussi gourde à l’oral ? Je grimace légèrement en entendant mon portable sonner dans mon sac. En m’excusant brièvement, je le récupère et l’éteins carrément. Je n’ai pas envie d’entendre les conneries qui sortiront de la bouche de Jason. Je préfère continuer à discuter avec Jung Sung Hwa. Je reprends alors, une fois mon portable de nouveau disparu dans mon sac.

« Je suis vraiment désolée. Maintenant qu’il est éteint, ça n’arrivera plus. Bref. Si ce n’est pas indiscret, êtes-vous retourné là-bas depuis votre arrivée en Corée ? Personnellement, je n’ai jamais eu le courage d’y retourner. J’étais mineure et sans attaches à l’époque, mais maintenant, il faudrait que j’abandonne mes études et ma famille pour y remettre les pieds au moins un an. Peut-être que je pourrais y aller quelques semaines si je suis acceptée dans le master que je veux… »

Oups, je crois que j’en ai un peu trop dit. Je soupire et mon sourire presque joyeux s’efface quelques instants.

« Désolée, j’ai tendance à un peu trop parler quand je suis nerveuse. Ce n’est pas de votre faute, hein ! Je suis un peu soucieuse, alors j’en dis toujours trop… Désolée. Je vous laisse parler maintenant, promis ! »

L’art et la manière de s’enfoncer dans la bêtise. En guise de piètre compensation, je lui offre un nouveau sourire quelque peu enfantin, de ceux que ma Soo Ji adore.

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Jeu 19 Juil - 21:22

Je n’ai pas pour habitude de parler comme ça avec des inconnus. La plus part du temps quand je sors en ville, c’est camouflé le mieux possible, pour que personne ne me reconnaisse et je ne parle qu’au gens que je connais. Mais le fait que Ma Hya parle si bien anglais, m’avait intrigué et je n’ai pas pu m’empêcher de l’aborder. Les USA me manquent et cette langue aussi, même si je me plais beaucoup en Corée et qu’ici j’ai réussis à réaliser mon rêve. Repartir, même pour seulement quelques jours en Amérique, ce ne serait pas de refus. Quand j’aurais un peu plus de temps, j’irai voir Sun Hee, ça me ferais une excuse au moins pour y aller. Pour le moment j’ai pleins d’activité à cause de mon métier, alors ça ne sera pas pour maintenant, mais je trouverais bien un moment pour le faire. J’ai envie de revoir les Etats-Unis tee surtout Sun Hee. Elle me manque beaucoup elle aussi, mais c’est son choix d’être partie étudier là-bas et je le respecte, si c’est ce qu’elle veut. De toute façon, tout grand-frère protecteur que je sois, je ne peux pas l’enchainer indéfiniment à la maison. À vingt ans, Sun Hee a bien le droit de vivre sa vie et ce serait bien mal venu de ma part de l’en empêcher. J’accepte donc son invitation avec plaisir et de toute façon si elle ne l’avait pas fait, je le lui aurais proposé. C’est plus pratique si nous voulions discuter.

- Moi de même, luis répondis-je alors que je m’installe en face d’elle.

Elle sourit. Ma Hya ne semble pas avoir fait trop attention au fait que j’ai bafouillé en me présentant. Du moins elle ne fait aucune remarque. Je me sens un peu idiot, buter sur son propre prénom, mais j’ai plus l’habitude de me présenter en tant que Jason, donc … Je crois que cette conversation est bien partie pour être uniquement anglaise. Ce n’est vraiment pas pour me déplaire … Mais ça je l’ai déjà dis. Je la questionne sur ses études, puisque ça ne me semble pas trop indiscret et aussi, car là tout de suite je n’ai pas vraiment autre chose en tête. Ma Hya me raconte qu’elle était à San Francisco, qu’est-ce qu’elle étudiait et aussi qu’elle ferait sûrement un master dans cette filière. Donc elle étudiait encore. Ce serait sûrement mon cas aussi si les choses se serait passées … Normalement. Enfin non ce n’est pas vraiment le mot adéquat. Disons si mon professeur de théâtre ne m’avait pas proposé de tourner dans cette pub, car tout est partie de la en fait. Maintenant je ne fais plus d’études, mon emploi du temps est déjà bien assez rempli. Il faut aussi que j’ai mon quota de sommeil, non ? Et puis comme j’étudiais les arts, je n’ai pas totalement abandonné, puisque mon métier est aussi dans ce milieu. Enfin bref. Pour l’instant a carrière fonctionne plutôt bien et si jamais elle venait à s’effondrer, j’aviserais. Je ne préfère pas y penser et vivre mon rêve au jour le jour, car oui à la base faire carrière dans la musique ou le théâtre, n’était qu’un rêve. Qui au final est devenu réalité, alors je préfère en profiter et ne pas penser à « l’après ». Ma Hya s’arrête quelques secondes, mais reprends bien vite la parole, pour demander d’où je viens, ajoutant que ce serait une belle coïncidence si nous avions été au même endroit. Mais en fait pas vraiment …

- Je viens de l’Etat de Washington, Seattle plus précisément et je n’ai jamais eu la chance d’aller à San Fransico, répondis-je en souriant.

Son portable sonne et Ma Hya s’excuse avant de l’éteindre. Elle aurait pût répondre … À moins que ce soit cette même personne qu’elle ait eu au téléphone quelques minutes plutôt. Dans ce cas, je comprends pourquoi, elle ne veuille pas répondre. Bon je ne sais rien de l’histoire, mais elle n’avait pas l’air très joyeuse, après avoir raccroché, alors … Et puis il faut que j’arrête de penser à ça. Ça ne me regarde en rien, c’est sa vie privée.

Ma Hya s’excuse de nouveau, je lui souris pour lui faire comprendre qu’il n’y avait pas de problème. Elle me demande si j’étais retourné aux USA, depuis mon arrivée en Corée.

- Non, je ne suis jamais retourné là-bas, pourtant j’aimerais énormément, mais le temps me manque un peu. Ma petite sœur est reparti à Seattle pour faire ses études, peut-être que si j’avais continué les mienne, j’aurais fait de même, dis-je en me rendant compte que j’ai peut-être apporté trop de précision à mes propos et que Ma Hya s’en fiche sûrement.

Je souris. Je suis si bavard, alors que je la connais à peine, bon ce n’est pas comme-ci c’était ultra personnel, m’enfin maintenant elle sait que j’ai une petite sœur et que j’ai arrêté mes études, même si honnêtement j’aurais pût m’abstenir de parler de ça … Enfin bref, ce qui est dit est dit et je ne peux pas faire demi-tour. D’ailleurs Ma Hya s’est aussi montrée très bavarde alors qu’on se connait si peu. Me précisant qu’elle devrait abandonner ses études et sa famille, pour retourner en Amérique. Peut-être que c’est plus facile de faire la conversation à un inconnu, qu’on ne reverra peut-être pas par la suite. Je ne sais pas. Je dis ça, mais peut-être qu’à la suite de cette conversation nous ne serons plus des inconnus. Enfin, je verrais bien quand le moment viendra. Ma Hya soupire et s’excuse de parler un peu trop, car elle est nerveuse, en précisant que ce n’est pas de ma faute. Puis son sourire qui avait disparu, reviens, alors qu’elle me dit qu’elle me laisse parler.

- Ne vous inquiétez pas, parfois ça peut changer les idées de discuter, même si c’est pour parler de la pluie et du beau temps.

Je me tais quelques secondes, pour trouver un nouveau sujet de conversation, mais puisque rien de nouveau ne me viens, je décide de continuer sur les études. Après tout on est si bien partie … Même si ce n’est pas le sujet le plus intéressant qui soir, il faut bien commencer quelque part pour apprendre à connaître quelqu’un et puis je ne dis pas que ça m’ennuie. Je suis curieux, alors j’écoute quasiment tout le temps tout ce qu’on me dit avec beaucoup d’attention.

- Vous étudiez à l’université Mangyo ? Vous êtes en quelle année ? demandais-je.

Mangyo est une université très réputé, j’y ai moi-même été élève pendant près de deux ans, mais après tout Ma Hya peut bien faire ses études ailleurs … Elle m’avait bien parlé d’un master, mais ça ne me précisait pas en quelle année d’étude elle était. Ma Hya pouvait bien passer son master l’année prochaine, cette année, comme dans deux ans …

- J’y ai fais mes études pendant deux ans mais ce n’est plus le cas, ajoutais-je un peu nostalgique d’y repenser.

Même si c’est un mal pour un bien, puisqu’abandonner ma vie d’étudiant, m’a permis de réaliser mon rêve. J’arrête de préciser des choses inutiles et attend une réponse de la part de Ma Hya, en espérant que parler de ses études, ne l’ennuie pas …
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Dernière édition par Jung Sung Hwa le Dim 22 Juil - 20:13, édité 1 fois
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Geum Ma Hya
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Dim 22 Juil - 17:53

Qu’est-ce que je suis bavarde quand je veux ! Ou plutôt devrais-je dire : qu’est-ce que je suis bavarde quand je ne devrais pas ! Parce que oui, je ne suis déjà pas du genre à me taire et à regarder les gens dans le blanc de l’œil en temps normal, alors lorsque je suis nerveuse, c’est une véritable catastrophe. Je suis une véritable pipelette, c’est carrément infernal. Le pire dans tout ça, c’est que je suis totalement incapable de m’arrêter quand je commence. Je me souviendrai toujours de mes sorties aux États-Unis, lorsque je craquais déjà pour Jason et que j’étais un peu nerveuse à l’idée de le voir. Je me rappellerai toute ma vie des âneries que j’ai pu lui sortir dans ces moments-là ! J’essaie quand même de limiter un peu les dégâts avec ce jeune homme, parce que je n’ai pas envie de le gonfler avec mes bavardages inutiles alors qu’il a adopté une attitude absolument délicieuse à mon égard. Je mordille ma lèvre inférieure en l’écoutant parler de ses origines, petit tic hérité de mon adolescence. Il semble croire que mon hypothèse n’est pas valable, et il n’a pas tout à fait tort. Sauf que j’ai quand même un peu voyagé lors de mon année là-bas, et je suis passée par quelques villes que mes amis de là-bas pensaient incontournables.

« Je suis allée à Seattle, pendant quelques jours. La mère d’une amie habitait là-bas, du coup elle nous a hébergées pendant ce temps. Le monde est drôlement petit… »

Je ne crois pas au destin, mais il e semble qu’il y a parfois quelque chose qui nous pousse tous à nous retrouver, qu’on le veuille ou non, quitte à nous marquer à vie. Comme lorsque je me suis rendue compte que l’une des personnes qui faisaient partie de ma vie d’épouse de PDG était également à Mangyo. Enfin passons sur ces détails qui n’ont absolument rien à voir avec la situation actuelle. La vie est pleine d’ironie, c’est loin d’être nouveau pour moi.
Lorsqu’il m’annonce ne pas être retourné là-bas, je ne peux pas m’empêcher de me sentir triste pour lui. Ce n’est pas tellement le fait qu’il n’ait pas le temps suffisant pour y retourner qui me rend triste, c’est surtout le fait que sa sœur y soit retournée alors que lui non. Quant au fait qu’il n’ait pas continué ses études, je ne le relève pas. Ca ne me regarde pas du tout. Mon air un peu gêné prend cette fois une couleur nostalgique, pour moi comme lui. Encore une fois, c’est tout à fait idiot de ma part mais je suis totalement incapable de faire autrement. Je parviens déjà à réprimer le « c’est triste » qui me barre la gorge, et c’est sacrément bien compte tenu mes tendances à bavarder un peu trop. Qui plus est, je me mets pour la première fois dans la peau de mes frères lorsque je suis partie. J’ai du réellement leur manquer. D’ailleurs, celui qui est resté à Seoul me manque aussi, parfois, alors que nous ne sommes pas si loin l’un de l’autre. Enfin bon, encore une fois, ça ne m’apportera rien de penser de la sorte. Comme d’habitude lorsque je suis réellement inquiète, tout ce qui me chagrine ne serait-ce qu’un peu me vient à l’esprit, histoire de me saper le moral une bonne fois pour toutes. Jung Sung Hwa a parfaitement raison. S’il n’était pas intervenu, je pense que j’aurais fini par rentrer pour aller pleurer dans ma chambre ou chez mon frère, en espérant qu’il soit chez lui et pas à l’hôpital ou en consultation. Oui, discuter avec un inconnu est un très bon moyen de se changer les idées, et je suis bien heureuse qu’il ne se formalise pas de mes bourdes.

Puis nous en revenons au sujet de discussion que j’ai moi-même lancé sans le vouloir : les études. Au moins, c’est loin de Soo Ji et de son père, et loin de ma famille, donc ça me convient. Ce qui m’impressionne, c’est qu’il a deviné que j’étudiais à Mangyo. A moins qu’il n’ait donné ce nom par hasard ? Impressionnée, j’attends qu’ils terminent ses explications sur son abandon d’études pour lui donner les réponses qu’il attend.

« Vous avez deviné ! Je suis en troisième année de licence à Mangyo, section lettres modernes et anciennes et anglais. Mais c’est ma première année en réalité là-bas. Je suis entrée là-bas par équivalence en fait. Vous étiez dans quelle section ? »

Je l’imagine bien en cours de civilisation anglaise puisqu’il est anglophone, ou bien en biologie, ou peut-être en théâtre. Je ne sais pas pourquoi, c’est un truc. J’aime bien parfois m’asseoir sur un banc et regarder les gens passer. J’essaie alors d’imaginer ce qu’ils font dans la vie juste à leurs visages et attitudes. Je trouve cela amusant. Malgré sa capuche, je vois bien que Sung Hwa est loin d’être repoussant. A vrai dire, il est même plutôt beau. Il semble avoir le même âge que moi, ou presque, il a une voix charmante et il est d’agréable compagnie. Je suis sûre qu’il a fait fondre plus d’un cœur, et les bourreaux des cœurs sont, dans mon esprit tordu de littéraire, des comédiens en devenir ou des scientifiques. Après, je me garde bien de raisonner à voix haute car j’ai conscience du fait que cette analyse soit franchement restrictive. Qui plus est, elle mène sans aucun doute à un résultat erroné. Du coup, je me tais. C’est ce que mon père aimait à me répéter : « Quand tu n’es pas sûre de ton diagnostic, ne dis rien ». Il espérait à cette époque que je deviendrai médecin, comme lui, mais j’ai choisi une autre voie. S’il voyait ce que cela a donné, je suis persuadée qu’il se débrouillerait pour revenir et me foutre un coup de pied au derrière. Revenons à nos moutons, ou plutôt à ce monsieur en capuchon qui ne fait que piquer ma curiosité. D’ailleurs, j’ai du mal à la réprimer, cette fichue curiosité. Et puis zut, je n’y tiens plus.

« Si ce n’est pas trop indiscret, est-ce que je peux vous demander ce que vous faîtes dans la vie puisque vous n’étudiez plus ? »

A peine les mots sont-ils prononcés que je les regrette déjà. J’essaie alors de me rattraper un peu.

« Je veux dire que deux ans, ce n’est pas le temps d’avoir une licence, alors vous avez du rencontrer une très bonne occasion, non ? »

Ou alors il a eu un accident quelconque qui lui a laissé une grande balafre qui le complexe et l’empêche de côtoyer des gens, raison pour laquelle il garde cette capuche. Ce n’est pas parce que mon monde est tout de même assez privilégié que celui des autres l’est aussi ! Je fronce les sourcils, agacée par ma propre bêtise et coince un morceau de ma lèvre inférieure entre mes dents pour me retenir d’en dire plus. Bon sang, heureusement pour moi qu’il semble assez patient, autrement je crois qu’il y a longtemps qu’il aurait mis les voiles.

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Dim 22 Juil - 21:39

J’en ai peut-être un peu trop dit … Préciser à Ma Hya que j’avais arrêté mes études n’était sans doute pas la meilleure idée qui soit, enfin je lui ai juste dis que j’avais passé deux années à Mangyo, dit comme ça, elle pourrait peut-être croire que j’avais juste changé d’université, enfin bref … Je n’ai pas honte de mes activités, je ne vois pas pourquoi ça serait le cas, mais disons que je ne suis pas du genre à crier sur tous les toits ma célébrité quand on ne me reconnait pas. Si Ma Hya me demandait pourquoi j’avais arrêté mes études, je n’aurais pas d’autre choix que de lui dire, peut-être ne posera-t-elle pas la question. Je verrais, mais j’aimerais bien jouer les anonyme un peu plus longtemps, ça n’est pas désagréable et c’est rare aussi. La jeune femme me sorti de mes pensées, en m’indiquant qu’elle avait été à Seattle, car une connaissance habitait là-bas, elle ajouta que le monde était petit.

- En effet, répondis-je toujours un peu pensif.

Je doute quand même qu’on ai été à Seattle en même temps, car je suis arrivé en Corée à dix et Ma Hya y est sûrement allé bien après, mais ce n’est qu’un détail et je ne m’attarde pas dessus, je ne relance même pas la conversation sur ce point. En tout cas Ma Hya est aussi bavarde que moi et elle n’est pas une compagnie désagréable, au contraire. Elle aurait très bien pût m’envoyer balader quand je l’ai abordé tout à l’heure, mais elle ne l’a pas fait et nous avions pût échanger quelques banalités et ce n’est pas déplaisant. Je crois que repenser au fait que je ne suis jamais retourné aux USA et aussi à Sun Hee, a fait que je me suis un peu égaré dans mes pensées, mais je décide de faire de mon mieux pour ne plus y penser. Arrêter avec cette nostalgie, je n’aime pas me sentir comme ça. J’essaye toujours de me convaincre, que j’irais dans un futur proche rendre visite à ma sœur, le problème c’est que ce futur proche semble s’éloigner un peu plus à chaque fois. Même la dernière fois quand Sun Hee est revenue quelques jours à Séoul, je n’ai pas pu la voir puisque j’avais un tournage à Jeju, elle n’est pas resté longtemps et je n’ai pas eu le temps de la voir. Je soupire en pensant à ça, mais je souris immédiatement à Ma Hya, comme pour lui dire que ça va, enfin bref … Je remarque justement, que Ma Hya n’a pas relevé le fait que j’ai dis que je n’avais pas continué mes études. D’un côté je préfère, sauf que j’ai eu la bonne idée de remettre le sujet sur le tapis. J’ai dis ça sans vraiment y faire attention, parler pour ne rien dire, mais j’aurais mieux fait de m’abstenir pour le coup.

La discussion revient naturellement sur notre premier sujet : les études. Ma Hya me dit que j’ai vu juste, qu’elle étudie à Mangyo. En fait, j’ai dis ça comme ça, c’est une université très réputé, alors c’est le premier nom qui m’est venu à l’esprit. Je souris. Elle étudie donc les lettres modernes et anciennes anglaise, puis elle me retourne ma question. Je hochais légèrement la tête. Je n’étudiais pas dans une section aussi « intellectuelle » on va dire, plus … Artistique.

- J’étais dans la section artistique, théâtre et danse plus exactement. J’appartenais aussi au club de musique, 100% artistique, je n’ai jamais trop aimé les autres matières.

Durant quelques secondes je repense à mes années à Mangyo, mais comme cette même nostalgie me regagne, je reporte entièrement mon attention sur Ma Hya et notre conversation. Il est vrai que je n’ai jamais aimé tout ce qui est science ou autres choses que je juge trop prise de tête. C’est juste que ce n’est pas mon truc, je préfère passer ma journée à apprendre a apprendre une partition ou un rôle, plutôt qu’un court sur les racines carrées ou les solutions homogènes/hétérogènes, non, franchement tout ça je laisse aux autres ce n’est pas du tout pour moi. Je fixe ma tasse en réfléchissant comment relancer la conversation, mais Ma Hya me devance et me demande ce que je fais si je n’étudie plus, en prenant garde au préalable de me faire comprendre qu’elle ne voulait pas paraître indiscrète. De toute façon, ce n’est pas comme-ci c’était secret, je suis sûr que si j’enlève ma capuche qui est bien rabattue sur ma tête, au moins une personne –si ce n’est pas plus- ferait le rapprochement. C’est sympathique de vivre de son rêve, mais maintenant il faut que j’assume et supporte le fait d’être reconnus à coup sûr dès que je sors dehors sans prendre de précaution, ainsi que parfois être suivis par des fans pas toujours très nettes. C’est malheureux à dire, mais vrai. Une fille d’une quinzaine d’années m’avait demandé de l’épouser lors d’un meeting où j’avais tenu une séance de dédicace. C’était assez cocasse comme situation, j’en ris à présent mais sur le coup j’étais resté surpris. Je m’apprête à lui répondre, mais elle ajoute une autre question, comme-ci elle essayait de se rattraper. Je ne trouve pas ça indiscret, après tout on ne parle que de mon métier, j’ai juste un métier différent. Ma Hya fronce les sourcils et c’est à ce moment que je remarque qu’elle a une sorte de tic, qui est de se mordre la lèvre inférieur, elle n’arrête pas de le faire.

- Non, je n’ai pas eu de licence, j’ai comme vous dites rencontré une très bonne occasion, celle de réaliser mon rêve, répondis-je en restant un peu évasif.

Je relève ma tête vers Ma Hya, ce que je viens de dire ne doit pas vraiment l’aider, enfin c’est sûrement un peu trop général pour qu’elle se fasse une idée fixe. Du moins je suppose, alors je poursuis.

- Depuis tout petit je suis passionné par la musique et le théâtre, je voulais devenir acteur et chanteur, maintenant c’est chose faite, ajoutais-je avec un sourire.

J’imagine que maintenant elle doit avoir compris. Sans vraiment réfléchir –alors que vraiment j’aurais dus- je poursuis.

- Peut-être que si vous avez entendu parler de moi c’est sous mon nom de scène : Jason …

Je m’arrête , conscient que ce que je viens de dire va rappeler à la jeune femme sa conversation de tout à l’heure et je baisse les yeux, car je m’en veux un peu. J’imagine qu’elle n’avait pas réellement envie de se souvenir pour le moment ou même de parler de ce gars qu’elle avait eu au téléphone, ce Jason. J’ignore quel lien elle entretient avec lui, mais d’après leur conversation ce n’est rien de très joyeux, involontairement et indirectement, je viens de remettre en quelque sorte ça sur le tapis, alors que je lui avais dis que parler aidait parfois à se changer les idées ou penser à autre chose. Là c’est un peu loupé …
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Mar 24 Juil - 9:26

Tiens ! Il semble que je ne me sois pas trompée dans mes suppositions. Sung Hwa m’apprend qu’il était en section artistique, théâtre compris. Je me sens fière d’avoir bien supposé, ce qui est une fois encore assez idiot mais me fait me sentir bien. On fait ce qu’on peut comme on peut avec ce qu’on a. 100% artistique. La belle vie. De mon côté, j’ai la chance d’être entièrement plongée dans les matières littéraires. J’ai toujours été ainsi. Je souris, fière de moi et surtout amusée.

« Je vous imaginais bien en théâtre, allez savoir pourquoi ! Vous avez la tête de l’emploi, comme on dit. »

Une phrase débile, dénuée de tout intérêt, mais qui m’a parue pertinente… l’espace d’un instant. Toujours plus agacée par mes babillages idiots, je recommence à me mordre la lèvre. Ma gêne se fait un peu plus grande lorsqu’il répond à mes questions indiscrètes sans trop me donner de détails. J’ai l’impression que je suis allée un peu trop loin cette fois. J’aimerais vraiment plus d’explications mais je ne les demanderai pas. Il y a quand même des limites. J’ai été bien élevée et, même si j’exagère parfois, comme là, je sais m’arrêter. Si mon compagnon de tablée ne continue pas de lui-même, je n’insisterai pas. Il ne me doit pas d’explications et je n’ai pas à aller lui tirer les vers du nez pour en obtenir. J’ai une partie de ma réponse, et elle semble sincère. Il a arrêté parce qu’il a eu l’occasion de réaliser son rêve. J’ai envie de le questionner la dessus mais je m’abstiens, me contentant de sourire. Il a de la chance de vivre son rêve. C’est beau comme idée, et c’est encourageant de se dire que certains y arrivent.

Alors que je ne m’attends plus à ce qu’il parle, il reprend, m’annonçant dans un sourire qu’il mène une carrière dans le monde du show-business. Les yeux ronds comme des billes, je le fixe, affichant sans gêne ma stupéfaction. ET maintenant, je me demande s’il est connu ou s’il vient tout juste de débuter. La réponse ne tarde pas, sauf qu’elle me ramène à un autre problème. Son nom de scène est Jason. Le sourire ancré sur mes lèvres s’efface un peu à l’évocation de ce nom. Le destin s’acharne aujourd’hui, semble-t-il. J’avoue que ce jeune homme a au moins le mérite de ne pas m’énerver à chaque mot qu’il prononce, contrairement au Jason que j’ai épousé et que j’ai de plus en plus de mal à supporter. J’essaie de vite me ressaisir pour ne pas le mettre dans l’embarras et je le fixe, l’air concentré. Non, son visage ne me dit rien. Pourtant, maintenant que je suis face à lui, je le vois assez bien, malgré la capuche. Je croise les bras sur ma poitrine, un peu déçue de ne pas le reconnaître, et un air taquin prend place sur mon visage.

« Hm… Voilà qui explique la capuche ! Mais sinon, votre visage ne me dit vraiment rien, désolée ! »

Mon air malin ne signifie pas que je mens mais que j’ai juste envie de le taquiner un peu. Je le fixe de nouveau, essayant de retrouver dans mon esprit des traces de ce Jason. Tout ce qui me vient n’est pas en rapport avec lui mais avec mon ex. C’est franchement pénible mais j’essaie de mettre de côté cela pour faire une boutade.

« Vous ne devez pas être si célèbre que ça, alors. »

Pour appuyer mon trait d’humour, douteux j’en conviens, je l’accompagne d’un clin d’œil. Il ne peut qu’être réellement célèbre, autrement il ne s’embêterait pas avec une capuche alors qu’il fait vraiment chaud. Je quitte alors mon air joueur pour en retrouver un plus sérieux.

« Plus sérieusement, entre mes études et mon job à temps partiel, je n’ai pas vraiment le temps de me pencher sur la musique et tout le reste. Je suis plutôt du genre à lire et à écrire sans cesse lorsque j’en ai le temps. »

Je passe sous silence mes visites à Seoul pour voir ma fille même si je commence à avoir plus qu’envie d’en parler. Je l’aurais peut-être mentionnée si je comptais que cette discussion soit la seule que l’on ait, mais j’ai l’impression qu’on pourrait bien s’entendre lui et moi, alors je la garde pour moi, bien au chaud dans mon cœur. J’enchaîne rapidement.

« Du coup, le seul Jason que je connaisse est mon ex-ma… Mon ex. J’aurais préféré vous connaître plutôt que lui, cela dit. »

Et revoilà la bavarde qui se pointe. Si je devais imager la situation, ce serait simple. Il y aurait dans ma tête deux personnages, deux facettes de ma personnalité. Celle qui s’acharne à être normale et bien élevée et celle qui s’évertue à semer la zone et à me mettre dans l’embarras. Et ces deux personnages se mettraient sur la gueule pour s’empêcher l’une l’autre d’intervenir. Je ne suis pas toute seule dans ma tête. CQFD. Je ne dis pas que j’ai été mariée, même si je manque me trahir. Je n’en ai pas honte, c’est juste que je n’ai pas forcément très envie de partager ce fardeau avec une inconnue et surtout, je doute qu’il ait envie de m’entendre parler de mes déboires. Bref, je reviens à la conversation et aux réflexions que je me faisais avant qu’il ne me donne plus de détails sur lui. Un soupir, et c’est reparti.

« Je vous envie, vous savez. Vivre son rêve, c’est la plus belle chose qui puisse arriver à quelqu’un. Je suis heureuse pour vous ! »

Encore quelque chose de totalement inutile. Ma pauvre Ma Hya, aujourd’hui tu es une véritable cruche.

« Pour vous déplacer en portant une capuche et des lunettes de soleil, vous devez être vraiment célèbre ! Vos fans vous mènent la vie dure ? »

Ma dernière question s’accompagne d’un sourire et d’un discret clin d’œil. Je pars avec lui sur un terrain qu’il ne doit pas avoir l’habitude de fouler. Je suis sûre que lorsque les gens le reconnaissent, ils ne lui parlent plus que de ses domaines d’activité. Je n’ai pas envie d’être comme eux. Je préfère être un peu plus complice. De toute manière, j’aurais bien du mal à faire autrement puisque je ne le connais vraiment pas.

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Mar 24 Juil - 17:10

Ma Hya sourit avant de me dire qu’elle me voyait bien en théâtre et que j’avais la tête de l’emploie, ce qui me fait rire légèrement. Au moins, peut-être que je ne me suis pas trompé de voie. J’ai suivis mon rêve, donc j’avais plus de chance d’échouer, que de me tromper … Enfin de mon point de vue. Je réponds d’abords évasivement à ses questions, en lui disant juste que j’ai eu l’opportunité de réaliser mon rêve. Avant d’aller droit au but et lui révéler mon métier. D’ailleurs Ma Hya semble surprise, comme je l’ai déjà supposé, elle ne m’a pas reconnu. Dans un sens je trouve ça un peu rassurant … Je veux dire par-là, je sais que la célébrité entraîne le fait d’être reconnu par plus de gens que je n’en connaîtrais vraiment, dans ma vie et je trouve ça parfois effrayant … Le fait de me dire que pleins de personnes dont j’ignore tout, connaissent beaucoup de chose de ma vie. C’est ça les expositions médiatique et compagnie … Mais je ne me plains pas, j’ai eu la chance de pouvoir vivre de ma passion et réaliser mon rêve. Tout ne peut pas être toujours rose, ça serait trop facile. Il faut des avantages et des contraintes pour tout … On m’a donné la possibilité de faire ce que je voulais vraiment faire et en contrepartie, je dois subir certaines choses dont parfois je me passerais bien. Des fans un peu trop collantes –pas tous, mais certains-, un emploie du temps aux horaires parfois complètement fous … On se dit qu’avec le temps ça passe, on s’habitue, mais finalement pas tant que ça. J’ai fait mes débuts il y a trois ans et pourtant il m’arrive toujours de râler à cause de mon manque de sommeil ou de m’étonner face à l’imagination débordante de certaines fans quand il s’agit de ne pas passer inaperçu devant leur idole.

Je vois que son sourire s’efface, quand je prononce le prénom de Jason et j’ai presque envie de m’excuser de lui rappeler de mauvais souvenirs … Mais ça servirais à quoi ? Ma Hya me fixe, comme-ci elle essayait de voir si les traits de mon visage lui disaient quelques choses … Puis elle déclare, que non, mon visage ne lui dit rien. Elle ajoute d’un ton taquin, que je ne dois pas être si célèbre que ça. Je souris. Non, je ne suis pas blessé par sa remarque, il en faut plus quand même pour m’atteindre, puis son air taquin et son clin d’œil me laissent comprendre qu’elle n’a pas dit ça méchamment.

- Oui, c’est ce qui explique ma capuche. Je ne sais pas si c’est très efficace, mais j’espère qu’avec sa sur la tête et ça sur le nez, je passe un peu plus inaperçu, dis-je en désignant me lunettes posées sur la table.

Ma Hya reprend vite son air sérieux et m’explique qu’elle est très occupée par son travail et ses études, alors elle préfère lire et écrire quand elle a du temps libre. C’est sûr que si elle ne regarde pas de drama ou n’a pas réellement le temps de s’intéresser à la Kpop, que les adolescents passent leur temps à écouter, elle ne peut pas avoir déjà entendu parler de moi. Du moins pas assez pour que ça la marque … Ce qui explique qu’elle n’ait fait aucun rapprochement. Je n’ai pas le temps de lui répondre, car elle enchaîne directement en parlant de son ex, qui se prénomme aussi Jason, mais qu’elle aurait préféré me rencontrer avant. Je me contente d’hocher la tête en souriant … Ma Hya était donc au téléphone avec son ex-copain tout à l’heure … Je chasse vite cette pensé de mon esprit. Ce n’est en rien mes affaires, elle a sa vie et moi la mienne, je n’ai pas à me mêler de ce qui ne me regarde pas, alors je me tais sur ce point-ci. Elle buté sur le mot « ex », mais je ne m’en formalise pas, je ne veux pas lui paraître impoli. Plus je discute avec Ma Hya et plus j’ai l’impression qu’on pourrait bien s’entendre, pourquoi pas devenir ami, je ne veux pas tout gâcher en me montrant trop indiscret. Surtout que ça ne me ressemble pas de me mêler de la vie des autres.

- Si vous n’êtes pas une amatrice de drama ou de musique pour adolescent, c’est normal que mon visage ne vous dise rien alors … répondis-je avec un petit sourire.

Ma Hya reste quelques secondes dans ses pensées et relance la conversation en déclarant qu’elle m’envie de pouvoir vivre mon rêve et qu’elle est heureuse pour moi. Un grand sourire se dessine sur mes lèvres, je suis conscient que j’ai eu de la chance … C’est pour ça que j’ai toujours tendance à encourager les gens qui m’entourent à essayer de réaliser les leurs, mais ce n’est pas toujours aussi facile. Si on fait abstraction sur mes années de training qui ont contenues quelques périodes plus noires que les autres, j’ai au final réussis. Ce n’est pas le cas de tout le monde, certains essuient des échecs sans arrêt et finissent par baisser les bras. C’est triste. Si je n’étais pas devenu célèbre, je crois que je serais devenu professeur. Danse, théâtre, musique ou chant je ne sais pas trop … Mais ça m’aurais plu aussi d’aider des jeunes à faire ce qu’ils veulent plus que tout et les aider à réussir, mais je m’égare là … Alors je reporte mon attention sur la jeune femme.

Elle me demande si mes fans me mènent la vie dure … Je dirais ça dépends, certains sont vraiment adorable, d’autres comme je l’ai dis plus tôt, ne sont pas très nettes, mais je crois bien que je ne suis pas la seule idole dans ce cas-là. Je souris à Ma Hya quand elle m’adresse un nouveau clin d’œil. J’ai l’impression de parler avec elle comme une personne … Normal, anonyme. Pas comme une idole et rien que pour ça j’ai envie de continuer de discuter avec elle. De plus elle est fort sympathique. Je ne regrette pas de lui avoir adressé la parole tout à l’heure alors qu’on ne se connaissait pas du tout … Dire que si elle ne se serait pas exprimé en anglais, je l’aurais ignoré. C’est amusant en y pensant … Mais là n’est pas la question, Ma Hya m’a posé une question, il faut que je lui réponde, non ?

- Hum … Oui et non. Disons que ça dépend lesquelles, j’ai pu rencontrer des fans vraiment adorables, mais d’autres … Quand une jeune fille d’une quinze d’année me demande de l'épouser c’est très bizarre … Ou encore quand on harcèle ma petite sœur pour avoir mon numéro de téléphone. Enfin ce n’est pas toujours simple, mais je n’ai pas le choix, je dois faire avec, dis-je en ponctuant ma phrase d’un soupire.

Cette histoire est assez ancienne, ça ne faisait pas un an pile que j’avais fait mes début mais presque, Sun Hee n’était pas encore partie aux USA, mais s’y apprêtais. Un groupe de fille n’arrêtait pas de la suivre et de la menacer à son école, car elles voulaient mon numéro de téléphone, me rencontre et tout le bazar … Je veux bien être tolérant, mais je n’aime pas qu’on s’en prenne à mes proches. Parfois je me met à la place de ma petite sœur et je me dis que ça ne doit pas être tous les jours faciles, m’enfin bon … D’après ce qu’elle me raconte quand je l’ai au téléphone –à défaut de pouvoir la voir, je l’appelle souvent- tout se passe bien dans son école en Amérique. Tant mieux.

Je lève les yeux vers Ma Hya, elle avait dit qu’elle m’enviait d’avoir réalisé mon rêve et que c’était la plus belle chose qui puisse arriver à quelqu’un. J'en conclue donc qu'elle n'a pas eu l'occasion de réaliser le siens, mais mes conclusions sont peut-être trop hâtives ... Machinalement je lui demande :

- Et vous ? C’est quoi votre rêve ?

J’espère que ce n’est pas trop indiscret … Après tout son rêve peut être rattaché à quelque chose de plus personnel … Je ne sais pas …
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Geum Ma Hya
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Mer 25 Juil - 11:46

Sung Hwa me confirme que la casquette sert à le faire passer incognito. Il prétend ne pas savoir si c’est efficace, mais moi je peux le lui confirmer, c’est efficace. Après tout, il n’est pas entouré de dizaines de fans hystériques. Je crois d’ailleurs que je n’apprécierais pas du tout ce genre de situation. J’ai été adolescente, comme tout le monde, donc je sais quand même comment ça fonctionne. Du coup, j’imagine la situation dans le cas présent. J’imagine qu’une personne le reconnaisse et se mette à hurler, alertant ainsi d’autres fans qui nous assaillent tout à coup, demandant des autographes, prenant des photos et me chassant à grands coups de coude. Je chasse cette vilaine image de ma tête en secouant légèrement la tête. Beurk ! C’est assez flippant comme idée ! Pourvu que personne ne le reconnaisse.

«Je suppose que c’est efficace puisque personne pour l’instant ne vous a reconnu ! Après, j’avoue que garder votre capuche n’est pas non plus très discret. Il fait quand même assez chaud. Vous pourriez peut-être essayer de mettre une casquette la prochaine fois. Ce serait peut-être plus discret. »

Je n’en ai pas la certitude, mais je pense que je trouverai moins suspect un homme portant une casquette qu’un homme portant une capuche en plein été. C’est peut-être un conseil idiot et ça ne fonctionnera pas forcément, mais ça me paraît logique et cohérent. Qui plus est, son public semble être en majorité constitué d’adolescents. Je souris en réponse à la petite phrase qu’il lance pour me rassurer. Au moins, il n’a pas mal pris le fait que je ne le reconnaisse pas. Après tout, on ne peut pas connaître tout le monde non ? Enfin passons, je suis bien heureuse qu’il ne se soit pas vexé pour cela. En fait, il a même l’air d’apprécier le fait que je ne le reconnaisse pas.
Il répond à ma question par des exemples. Une fan d’une quinzaine d’années lui a demandé de l’épouser ?! J’écarquille les yeux, complètement hébétée par cette affirmation. Est-ce réellement possible ? Pourvu que ma Soo Ji soit plus intelligente que toutes ces imbéciles qui ne comprennent pas que le mariage n’est pas seulement une histoire de béguin ! J’hésite quand même un peu à le croire sur ce point, même si je sais que certaines adolescentes peuvent se montrer assez extrêmes. En revanche, je le crois sur parole quand il dit que sa sœur est harcelée. Il doit faire avec, dit-il. Pour moi, il ne devrait pas avoir besoin de subir ça sous prétexte qu’il est connu. Mais mes idées pacifiques et altruistes ne changeront pas le monde alors inutile de s’attarder là-dessus.

« Votre sœur doit être tranquille maintenant qu’elle est repartie aux Etats-Unis. Vous devez être rassuré… »

A moins qu’il ne soit également connu à l’étranger. Il me semble avoir entendu quelque chose comme ça, un soir chez mon frère. Quoique les américains soient, me semble-t-il, un peu moins extrémistes, à moins que je ne les idéalise. Enfin au moins là bah ils n’ont aucun moyen de savoir qu’elle est sa sœur. Et c’est alors que je pense à ça qu’il me fixe droit dans les yeux pour me poser une question qui me désarçonne. « Et vous, c’est quoi votre rêve »… Je ne m’y attendais tellement pas que je cligne plusieurs fois des yeux, rapidement, en le fixant d’un air étonné. Ce n’est pas le thème de la question qui m’étonne, j’ai toujours su ce que je voulais faire, c’est plutôt le fait qu’il me l’ait posée comme ça, aussi naturellement qui m’étonne. Je ne l’ai pas vue venir. J’essaie de me reprendre avant qu’il ne croit qu’il a fait quelque chose de mal et je retrouve mon sourire.

« C’est la première fois qu’on me pose cette question, ça me fait drôle ! »

Les gens ne demandent pas aux autres quel est leur rêve. Ils leur demandent ce qu’ils veulent faire plus tard. Si les enfants répondront par leurs rêves, les plus grands passeront à des métiers plus réalistes. Ainsi, ceux qui voulaient devenir idoles diront qu’ils voudront être danseurs, ou chanteurs, ou prof de musique, de danse, … Ceux qui voudraient devenir de brillants chirurgiens en cardiologie et être reconnus mondialement seront plus tentés de répondre par un « chirurgien » beaucoup plus simple et moins prétentieux, plus facilement accessible. Mon regard se perd dans le vague alors que je réfléchis à comment répondre à cette question inédite. Ma famille sait de quoi je rêve parce qu’elle me connaît, mais jamais je n’ai formulé de phrase pour le dire. Je suis assez discrète là-dessus.
Je souris à nouveau sans regarder Sung Hwa dans les yeux. Je me sens un peu idiote.

« Mon rêve, c’est de devenir… écrivain. Je veux parler d’un écrivain reconnu, traduit dans de nombreuses langues, … Je sais que c’est complètement fou et qu’il y a peu de chances que j’y parvienne, mais c’est mon rêve. Après tout, il faut bien un rêve pour garder espoir ! »

Je me suis enflammée et je rougis un peu. Cette fois, je me sens complètement idiote. J’ai l’impression de me retrouver ado, lorsque j’ai dit à mes parents que je voulais vraiment aller étudier aux Etats-Unis. Un peu gênée, j’ai baissé la tête. Si mon frère me voyait cette fois-ci, il se moquerait de moi ad vitam aeternam. Je relève alors la tête, plus terre à terre cette fois-ci.

« Plus raisonnablement, je me contenterais bien volontiers d’être publiée uniquement sur le sol coréen et d’enseigner la littérature pour transmettre ma passion aux autres en espérant qu’ils aillent plus loin que moi. »

Je soupire légèrement, mon sourire toujours présent en pensant à ma Soo Ji. J’aimerais qu’elle ait la même passion que moi pour qu’on partage quelque chose d’encore plus fort. Je retrouve ensuite le regard du jeune homme.

« C’est un rêve raisonnable, non ? »

Rêver raisonnablement est, selon un ancien professeur de philosophie, quelque chose de totalement impossible. Je pensais qu’il avait raison, et j’ai même rédigé une dissertation sur ce sujet à laquelle j’ai eu la note maximale. Mais depuis que je travaille pour pouvoir assurer l’avenir de ma fille, je pourrais rédiger la même dissertation mais en assurant la thèse contraire. Je soupire et décroise mes jambes un peu engourdies sous la table.

« Mon père a toujours voulu que je sois médecin, chirurgien en neurologie plus précisément, pour suivre ses traces. Bon, il a vite compris que je n’étais pas faite pour ça mais il n’a jamais accepté que je veuille faire de l’écriture ma vie. « Trop incertain », disait-il. Ma mère par contre m’a toujours soutenue, mais seulement parce qu’elle pensait que ça n’aboutirait pas… »

Je passe sous silence le fait que les moments où j’ai été le plus près de mon rêve se sont déroulés lorsque j’étais mariée.

« Je suis désolée si je vais paraître encore une fois indiscrète, mais vos parents vous ont-ils toujours soutenu ? »

Je le regarde avec curiosité, les yeux remplis de cette soif de connaissance qui m’anime sans cesse. Ce n’est pas du voyeurisme, c’est de la curiosité pure et simple. Qui plus est, j’aimerais bien le connaître un peu mieux. Pas en tant qu’idole, et pas parce qu’il est une célébrité. J’ai simplement envie de le connaître parce qu’il me s’entend qu’on pourrait très bien s’entendre, sauf s’il en a marre de mes questions personnelles.

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Jeu 26 Juil - 15:21

Je suis d’accord avec Ma Hya pour le moment, ça marche puisque personne ne semble m’avoir reconnus et dans un sens heureusement. Si une horde de fan venait à me tomber dessus, je pouvais littéralement tirer une croix sur ma conversation tranquille avec la jeune femme et je n’en ai pas envie. Je me plais bien à discuter avec elle, même s’il y a quelques minutes nous ne connaissions ni d’Eve, ni d’Adam. Je prends ça parfois comme un jeu de devoir signer des autographes et prendre des photos, j’arrive à y trouver un petit côté amusant, mais là je n’en ai aucune envie. Ma Hya proposa cependant que je mette une casquette la prochaine fois, ça paraîtrais plus discret selon elle. Ce n’est pas une mauvaise idée, en plus de passer plus inaperçu j’aurais moins chaud. En hiver ça passe, mais en plein été … Je me contente d’hocher la tête en signe d’approbation, mais je ne fais aucun commentaire.

La jeune femme semble surprise quand je lui dis qu’une adolescente m’a déjà demandé de l’épouser et pourtant … C’est la vérité. C’est difficile à croire donc je comprends la réaction de Ma Hya, mais je ne me permettrais pas de lui mentir, surtout sur ça. Il y a vraiment des fans extrêmes parfois, c’est même effrayant par moment. Enfin bref … Ensuite je lui parle de ma petite sœur, elle semble moins méfiante sur ce point-là. De toute façon quand ça touche de près ou de loin à Sun Hee, je ne dis jamais n’importe quoi, elle est beaucoup trop importante pour moi. Ma Hya essaye de me rassurer, en me disant que maintenant qu’elle est aux USA elle doit être tranquille et je dois être rassuré. Dans le fond pas tant que ça … Je connais bien Sun Hee et elle me connait tout aussi bien. Elle sait que j’ai toujours tendance à me faire trop de soucis à son égard et elle serait bien capable de m’assurer que tout va bien, alors qu’en vérité ce n’est pas le cas. Elle avait l’air sincère la dernière fois que je l’ai eu au téléphone, donc je la crois, plus pour me rassurer moi-même en fin de compte.

- Hum … J’espère qu’elle est tranquille. Parfois je m’en veux qu’elle subisse ce genre de chose à cause de moi … dis-je le regard dans le vague.

Souvent je me dis que si je n’étais pas célèbre, Sun Hee aurait eu une vie un peu plus tranquille quand elle était encore en Corée. Peut-être que dans le fond c’est à cause de ça qu’elle est partie, elle en avait marre de trop subir ? Mais je chasse cette pensée, après tout Sun Hee le disait depuis bien longtemps qu’elle voulait étudier à l’étranger. Bien avant que je fasse mes début et que je devienne célèbre. Pour changer de sujet, je lui demande quelle est la nature de son rêve à elle. Je crois lire de la surprise sur son visage quand je lui pose cette question, mais je n’en suis pas sûr. Elle cligne des yeux en me fixant étonnée. Peut-être n’aurais-je pas dû lui demander ça … Je pince mes lèvres, mais elle retrouve son sourire, alors j’essaye de penser que je n’ai pas mal agis ou trop parler en abordant ce sujet. Elle s’explique en avouant que c’est la première fois qu’on lui pose cette question, je souris. À mes yeux croire en son rêve et le considérer plus que comme un métier qu’on voudrait faire plus tard, est important. J’ai peut-être un esprit trop rêveur et pas assez terre à terre. Mais je trouve que ça peut aider à avancer dans la vie … Quand j’ai voulu abandonner l’idée d’être trainee, bien sûr j’avais mon entourage pour m’encourager, mais j’avais aussi ce rêve de monter un jour sur scène en tant que chanteur à part entière. Je me disais que si c’était difficile maintenant, ça le serait sans doute encore plus après, mais que je devais me battre pour ce rêve et abandonner seulement quand j’aurais épuisé toutes mes ressources pour lutter. Au final, maintenant j’ai réalisé ce rêve, si j’avais abandonné je n’aurais que tout gâché …

Le rêve de Ma Hya est d’être écrivain. Je ne sais pas pourquoi, mais ça ne m’étonne pas finalement, j’aurais même dû en quelques sortes, m’en douter … Elle étudiait la littérature et préférait lire ou écrire, que regarder la télévision ou écouter de la musique … Elle ajouta que tout ça est complètement fou et qu’il y a peu de chance qu’elle y arrive un jour.

- Un écrivain brésilien a dit un jour qu’ « il n’y a qu’une chose pour rendre un rêve impossible, c’est la peur d’échouer ». Si vous y croyez et que vous vous donnez les moyens d’y parvenir, il n’y a pas de raison … En tout cas je vous souhaite qu’il se réalise.

J’ai toujours l’habitude d’encourager les autres en ce qui concerne leurs rêves ou leurs espoirs. Pour moi il n’y a pas de rêves fous ou impossibles, on a juste chacun une manière différente d’espérer et de rêver … Tandis que certains assez réaliste resterons raisonnable, d’autre un peu trop imaginatif viserons toujours plus haut, plus grand. La première catégorie qualifiera la deuxième d’idéaliste ou utopiste … Après chacun son point de vue. Je trouve qu’avoir un rêve peut aider à se relever si jamais tout s’écroule autour de nous, il faut toujours avoir quelque chose ou quelqu’un pour lequel on veut se battre. Mais je pense sûrement un peu trop … J’écoute Ma Hya qui reprend la parole. De manière plus réaliste elle voudrait être publiée au moins en Corée et enseigner la littérature aux autres dans l’espoir qu’il aille plus loin qu’elle. C’est amusant j’ai la même façon de penser, si je n’étais pas devenu ce que je suis maintenant, j’aurais voulu enseigner la danse ou le théâtre, dans le même but que celui que Ma Hya avait évoqué. J’ai envie de lui dire qu’un rêve n’est jamais raisonnable, sinon il perd toute sa notion même de rêve, toujours sous mon point de vue un peu trop imaginatif, mais je m’abstiens et j’acquiesce d’un signe de tête.

Puis Ma Hya commence à parler de ses parents, sans vraiment m’en rendre compte je perds mon sourire. Ce n’est pas un sujet que j’aime trop abordé … Mais je l’écoute quand même en essayant de sourire malgré ça. Je ne trouvais pas ça indiscret, après tout si je n’avais pas été adopté, pour moi ça serait un sujet tout à fait banal.

- Euh … Oui, ils m’ont toujours soutenus, ma mère est professeur de musique alors ça lui faisait même plaisir que je choisisse cette voie, c’est elle qui m’a appris les bases en guitare et en piano, c’est aussi grâce à elle que j’ai découvert que je possédais ce qu’on appelle l’oreille absolue, répondis-je en essayant de penser à autre chose qu’à mes parents biologique, que je ne connaissais pas du tout. Comme deux inconnus.

Même si ceux que j’ai toujours appelé « papa »,« maman » et que j’ai toujours considéré comme mes parents, ont toujours été derrière moi, je m’imagine parfois, moins que quand j’étais gosse mais encore un peu, ce qu’en penserait ceux qui m’ont donné la vie. Ce que serait mon existence si j’étais resté avec eux … Je pense que cette curiosité est normal et que je ne suis pas le seul enfant adopté à se poser ce genre de question, je déteste cette curiosité et de toute façon je n’aurais jamais les réponses à mes questions … Même si j’essaye de ne jamais y penser, ce n’est pas possible. J’ai eu une enfance très heureuse, mais je ne peux pas oublier que j’ai été adopté, c’est comme oublier son prénom, à part être amnésique, je ne vois pas comme c’est possible. Dire que l’amnésie aurait pût être un effet secondaire de mon coma quand j’avais neuf ans, mais au final après un an de sommeil profond je m’en suis bien sorti.

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Geum Ma Hya
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Lun 30 Juil - 12:49

Sa façon de s’inquiéter pour sa sœur est tout simplement adorable. Je ne peux pas m’empêcher d’afficher une moue admirative et me fait réfléchir. Je n’ai pas pour habitude de m’inquiéter trop pour mes frères. Même si le plus jeune des deux a tendance à agir de manière un peu inconsidérée par moment, ils ne m’ont jamais donné de raison de m’inquiéter réellement. C’est plutôt eux qui s’inquiétaient pour moi. Lorsque j’ai choisi ma voie, lorsque je suis partie étudier à l’étranger, lorsque je me suis mariée, lorsque je suis tombée enceinte, lorsque je suis devenue mère, lorsque j’ai divorcé, lorsque je travaille de nuit, lorsque je pleure dans leurs bras… Ce ne sont pas les mêmes raisons de s’inquiéter, certes, mais quand même. Il ne fait pas bon s’inquiéter pour sa famille.

«Je ne connais pas votre sœur, mais je suis prête à parier qu’elle peut tout endurer si elle vous sait heureux. »

Alors que les mots ont jailli, j’envisage de les justifier, parce que si j’étais à sa place, j’aurais bien du mal à me croire et à accepter ces paroles.

« J’ai deux frères aînés, je sais bien que c’est différent et que la situation elle-même est différente, mais je pourrais me battre et m’attirer des ennuis si cela pouvait les rendre heureux. »

J’aurais bien dit que j’aurais été capable de tuer pour eux, ou de mourir pour eux, mais j’ai une petite princesse à présent qui compte sur la présence de sa maman, alors hors de question de penser à mourir ou quoi que ce soit qui ressemble de près ou de loin à cela. Voilà ce que sont les responsabilités d’une mère. Il ne s’agit pas seulement d’assurer l’avenir de son avenir, de veiller à ce qu’il ne manque jamais de rien, c’est aussi s’assurer qu’il soit heureux, qu’il ait autant d’amour qu’il en faut pour passer à travers les épreuves que la vie lui envoie. Être parent, c’est sacrifier toutes les autres relations que l’on entretient avec le monde pour le bien de son enfant. Soo Ji est la personne qui m’est la plus précieuse, comme j’ai été pour mes frères l’être le plus précieux dans leurs cœurs. Trêves de digressions, retour à notre conversation, retour à mon rêve fou et irréaliste.
Le visage agréable de Sung Hwa affiche un sourire qui, pour une raison obscure, me fait plaisir. Jusque ce qu’il parle, je n’arrive pas à en déterminer la raison, mais une fois sa voix portée à mes oreilles, je comprends pourquoi cet air me plaît. J’affiche une moue rêveuse en le regardant droit dans les yeux.

« Et bien ce brésilien a raison. Mais seuls ceux qui n’ont rien à perdre n’ont pas peur de l’échec. »

Certes, les conséquences dans ma situation ne seraient pas bien grave, mais la question reste la même et le problème ne diffère pas. Toujours tout sourire, je ramène mon attention vers ma tasse de café vide et joue avec les quelques gouttes de café au fond de la céramique.
Quand j’évoque le soutien de ses parents, le sourire de mon compagnon s’efface brusquement. Je crois que j’ai dit une bêtise. Je suis allée trop loin, vraiment. Je cherche rapidement dans ma tête une façon de me rattraper, de changer de sujet, de m’excuser, au passage. Ce sujet semble épineux. Mais avant que j’ai pu trouver une échappatoire, il me répond, comme s’il n’avait qu’à peine hésité. Ce qui m’étonne, c’est que sa réponse n’est en rien gênante. Au contraire, il a toujours eu le soutien de ses parents, sa mère lui a même appris les bases de la musique. Je ne suis pas du genre méfiante ou soupçonneuse. J’ai plutôt tendance à croire tout ce qu’on me dit, surtout dans un situation comme celle-ci. Aussi ne me vient-il pas à l’idée qu’il pourrait m’avoir menti, d’autant qu’il n’aurait pas d’intérêt à faire une telle chose. Je tâche donc de ne pas relever ce qui m’a semblé être de la gêne et me contente de recroiser mes jambes sous la table. Sans le faire exprès, je renverse l’un des sacs rempli d’affaires pour Ma Hya. Un livre de contes pour enfant s’en échappe, tout comme une petite robe bleue sur laquelle j’ai totalement craquée pour ma Soo Ji. Je vois là l’occasion de me faire pardonner pour mon indiscrétion. Je ramasse rapidement la robe et le livre, jetant le vêtement dans le sac en plastique et posant le livre sur la table.

« J’essaie d’inculquer à ma fille les valeurs en lesquelles je crois et mon goût pour les mots, comme votre mère l’a fait pour vous. J’espère qu’elle saura prendre encore plus de plaisir à manier les mots que moi… »

Je lance un sourire timide à Sung Hwa en caressant machinalement la couverture du livre. Il n’y avait pas de raisons que je sois la seule à avoir des informations sur lui. Mais à présent, j’ai peur de son jugement. Voilà qui me paraît bien bête d’autant plus que je ne le connais pas et que j’ai tendance à me foutre éperdument de l’avis des gens que je ne connais pas réellement… J’ai l’impression de m’être attachée à lui, que j’aimerais bien que l’on soit plus que deux personnes qui discutent assises à une table et se quitteront sans plus jamais se reparler. Je grimace un peu avant de ramener mon habituel sourire sur mon visage.

« Vous voulez un autre café ? Je cous l’offre pour me faire pardonner de mon indiscrétion. »

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Lun 30 Juil - 22:58

J’ai toujours tendance à trop m’inquiéter pour Sun Hee, alors que maintenant elle est grande et capable de gérer sa vie seule. Pas que j’ai envie de m’immiscer dans son quotidien, pour contrôler chacun de ses faits et gestes, je ne me permettrais jamais de faire ça. Mais souvent je n’arrive pas à m’empêcher de me demander ce qu’elle fait à cet instant précis, est-ce qu’elle est heureuse et d’autres questions qui peuvent sembler stupides, seulement pour moi elles ont de l’intérêt. Si jamais Sun Hee me disait qu’elle allait vraiment mal, je serais bien capable de prendre le premier avion pour aller la voir, même si avec l’emploi du temps que je me dois de respecter ce serait un peu difficile … Depuis qu’on est tous petits, je m’occupe d’elle et je la défends des personnes qui l’embête, sauf que maintenant avec la distance qui nous sépare ce n’est plus trop possible. Enfin de toute façon quand il s’agit de Sun Hee, je m’inquiète toujours de trop, il faut vraiment que j’arrête avec ça … Le truc c’est que j’ai toujours agis ainsi, alors changer va être un peu compliqué, chassez le naturel il revient au galop. Je me fais du souci pour elle, mais jamais je ne m’impose dans sa vie privée, elle me confit ce qu’elle a envie de me confier et le reste elle le garde pour elle. Il est tout à fait normal d’avoir son jardin secret. Disons que je veille sur elle de loin, tout en restant spectateur, jamais acteur à part entière à part si elle me le demande. Si elle requiert mon aide, je le fais, sinon je la laisse et je reste seul avec mes soucis. Ma Hya m’assure que si Sun Hee me sait heureux elle peut tout endurer. Peut-être … Elle justifia ses dires en m’expliquant qu’elle avait deux frères aînés et qu’elle serait prêtes à se battre pour leur bonheur. Je souris, car je ne sais tout simplement pas quoi lui répondre. Je serais prêt à lui dire que je pense la même chose vis-à-vis de ma petite sœur, mais qui me dit que Sun Hee elle voit les choses de cette manière … Enfin bref, je préfère changer de sujet. Mais je lui dis quand même :

- J’espère que vous avez raison …

Puis nous en revenons à parler du rêve de Ma Hya et distraitement je lui répète un phrase que j’ai lu dans je ne sais plus quel bouquin. Une citation d’un écrivain brésilien. Elle rétorqua qu’il fallait ne rien avoir à perdre pour ne pas avoir peur de l’échec … Sûrement. Si votre réussite ou votre échec peut affecter quelqu’un d’autre, que notre propre personne, c’est sûr que ça devient plus délicat. Puisqu’il ne s’agit plus seulement de nous-même. Avant que je puisse lui répondre, elle me demande si mes parents ont toujours été derrière moi. Sans le savoir Ma Hya a touché un point sensible. Enfin ce n’est pas de sa faute, ce n’est pas marqué sur mon front que j’ai été abandonné dans un orphelinat par ceux qui m’ont donné la vie, à l’âge de deux semaines et que deux ans plus tard j’étais adopté par ceux que je considérerais pour toujours et à jamais comme mes parents à part entière. Je donne une réponse à sa question d’un ton assuré, une assurance qui m’étonne moi-même. D’ailleurs ça ne semble pas très normal, que je réagisse de cette manière alors que ma réponse est des plus positive, ils ont toujours été avec moi. Le seul détail, c’est qu’elle ne connait pas mon histoire et dans un sens normal, on se connait depuis quoi, dix minutes … Un quart d’heure. Malgré que mon sourire soit revenu sur mon visage, je l’effacerais volontiers, mais je ne le fais pas. Je ne veux pas mettre Ma Hya mal à l’aise, déjà qu’elle doit avoir remarqué qu’elle a abordé un sujet sensible. Elle ne fait pas plus de commentaire ou de remarque, elle se contente de croiser les jambes, en faisant tomber un sac qui était à ses pieds. Je jette un coup d’œil au contenu qui c’est éparpillé par terre, un livre pour enfants et une robe de petite taille, voilà ce que contient ce sac.

Je pense que Ma Hya va juste ramasser ce qui s’est échappé du cas et ne pas en parler, mais elle pose le livre sur la table et ce qu’elle me dit me surprend vraiment. Elle me parle de sa fille … Ma Hya aimerait lui apprendre à aimer les mots, comme ma mère m’a appris à aimer la musique. Finalement la surprise s’en va bien vite de mon esprit, je trouve ça normal qu’elle ne m’est pas tout de suite confié qu’elle avait une fille, elle n’avait pas de raison de le faire. Pourquoi m’en parle-t-elle maintenant ? Je ne sais pas … Peut-être pour chasser cette gêne qui s’est installé quand elle a parlé de mes parents … Mais ce n’est qu’une hypothèse, après tout le sac est tombée par hasard. Le hasard fait bien les choses … Elle me sourit timidement et je lui réponds par un sourire des plus amicale. Pourtant elle semble jeune pour avoir un enfant … Je ne suis pas là pour juger, alors je chasse immédiatement cette pensée, il y a quelques instants j’ai dis que Ma Hya ne connais pas ma vie alors elle ne peut pas savoir que parler de mes parents me fait en quelques sortes mal. Je ne connais pas sa vie non plus, alors je n’ai aucun droit de jugement.

- Vous avez une fille ? demandais-je d’un ton des plus normaux.

Question stupide puisqu’elle me l’a dit elle-même, j’essaye de me rattraper en la questionnant un peu plus.

- Comment s’appelle-t-elle ?

J’arrête là les questions car après tout, elle n’a peut-être pas envie de m’en confier d’avantage sur sa fille. Même si j’aimerais le contraire, nous ne sommes pour le moment que deux inconnus qui discutent sans être sûr de se revoir après. Ma Hya semble se perdre dans ses pensées, elle esquisse une petite grimace avant de me proposer de m’offrir un café, pour se faire pardonner de son indiscrétion.

- Ce n’est pas grave vous ne pouviez pas savoir que j’ai … je m’interromps brutalement dans mes paroles, un peu plus et je lui dévoilais tout.

Ça ne me fait pas grand-chose qu’elle le sache, mais je n’aime pas en parler. Le simple fait de dire que j’ai été adopté … Je n’aime juste pas ça et j’évite toujours de le crier sur tous les toits … Quand j’y pense ou quand j’en parle, je ne peux jamais réfréner cet excès de tristesse et d’autres sentiments que je ne saurais pas vraiment identifier avec exactitude, mais je ne veux pas de ça pour l’instant. Je veux juste discuter tranquillement et me changer les idées au plus vite.

- C’est d’accord pour le café, merci, répondis-je avec un grand sourire, comme-ci de rien était.

Une fraction de seconde j'ai faillis décliner son invitation et m'éclipser en prétextant un quelconque rendez-vous, mais je ne l'ai pas fais. Si je me sauve maintenant, qui me dis que le hasard nous réunira deux fois ? Personne. Alors je décide de rester, converser avec Ma Hya encore un peu. Je veux la connaître plus et en apprendre plus sur elle, sans me montrer insolant ou indiscret, juste la connaître comme pourrait se connaitre deux bons amis. Je réfléchis quelques secondes et j’enchaîne.

- Vous me dites si je pose trop de question, quel âge a votre petite fille ?

C’est une simple question prise comme ça au hasard, je ne veux pas être indiscret bien au contraire, je veux juste penser à autre chose. Mais maintenant que j’ai ouvert la porte des souvenirs de mes parents biologiques, enfin je n’ai aucun souvenirs d’eux, je crois que c’est ça le plus douloureux dans le fond. Je ne sais pas et je ne saurais jamais qui ils sont réellement, ni a quoi ils ressemblent. Maintenant que cette porte est ouverte, je n’arrive pas à la refermer et j’ai l’impression que ce grand sourire sur mon visage est faux, il l’est. Quand je repense à tout ça, je n’arrive plus à sourire, mais je ne veux pas mettre Ma Hya dans l’embarras. Alors j'essaye de relancer la conversation du mieux que je peux et j'espère ne pas m'en sortir trop mal.

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Geum Ma Hya
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Mar 31 Juil - 23:59

Lorsque nous avons épuisé le sujet de sa sœur et maintenant que j’ai réussi à jeter un froid en l’interrogeant sur ses parents – félicitations Ma Hya –, c’est tout naturellement que la conversation se tourne vers le sujet fourni par le hasard et étoffé par moi-même pour essayer de désamorcer la situation. Je m’en voudrais réellement de l’avoir blessé, aussi j’espère que j’ai été simplement trop indiscrète. Ma curiosité me perdra vraiment, c’est certain. Il semble surpris d’apprendre que j’ai une fille. Cette réaction est classique. J’ai l’air jeune, plus jeune que je ne le suis réellement, donc il paraît totalement impossible que j’ai un enfant. Je suppose que si je portais toujours mon alliance, les gens seraient moins étonnés. Après tout, on peut se marier très jeune par ici ! Mais pour l’heure, il est vrai que je n’ai en rien l’air d’être mère. Toutefois, Sung Hwa a la politesse de ne pas s’extasier immédiatement et de ne porter aucun jugement. Les réflexions du genre « mais vous êtes si jeune » et autres « ah bon ? Mais… vous n’êtes pas mariée pourtant ! » ont tendance à me gonfler. Je ne cache pas mon statut de femme divorcée et j’avoue sans rechigner que je suis peut-être trop jeune pour être mère, mais je n’apprécie pas que cela vienne des autres. Alors je souris de nouveau franchement, heureuse de pouvoir parler de ma petite princesse.

« Elle s’appelle Soo Ji. Son père la surnomme Suzy, à l’américaine, puisqu’il est américain. D’ailleurs, sur ses papiers américains, c’est l’orthographe américaine qui est écrite. Ca nous paraissait un bon compromis pour mélanger ses origines sans lui poser de problèmes. »

Arrive ensuite ma proposition de café, qui donne lieu à une nouvelle situation gênée. Celui qui m’était encore inconnu il y a quelques heures à peine s’interrompt au milieu d’une phrase, comme s’il se retenait de dire quelque chose d’important. Encore une fois, je ne m’attarde pas là-dessus. J’ai l’impression que le sujet de ses parents est beaucoup plus complexe que je ne pourrais jamais l’imaginer, alors je me tais. C’est mieux pour tout le monde. Il finira par me dire ce qu’il a sur le cœur s’il en ressent l’envie et le besoin. J’ai déjà dépassé la limite de ce qui se demande. Fort heureusement, il accepte mon offre. Je me sens un peu soulagée qu’il ne soit pas parti. Rien ne l’obligeait à rester, n’est-ce pas ? Je demande donc rapidement deux cafés au serveur, repassant au coréen le temps d’une phrase. Puis Sung Hwa rebondit sur Soo Ji, ce qui me ravit. J’adore parler d’elle, surtout que les personnes à être au courant de son existence à Busan ne sont pas nombreuses.

« Parler de ma fille est toujours un plaisir, ne vous en faîtes pas ! Elle a eu quatre ans le mois dernier. Attendez, je vais vous la présenter ! »

Je sors mon portefeuille de mon sac et dégaine la photo qui y trône en permanence. Je l’ai changée il y a peu. C’est une photo que j’ai prise moi-même, sur laquelle nous figurons toutes les deux, moi accroupie derrière elle. Je la contemple en même temps que Sung Hwa. Un parent n’est pas objectif, c’est sûr, mais ma Soo Ji est belle. Et je l’aime. J’aime ses longs cheveux bruns soyeux, j’aime son regard curieux, j’aime ses sourires malicieux,… Bref, je l’aime. C’est ma fille, et je ne laisserai pas Jason me la prendre plus encore. Je regrette déjà de l’avoir laissée à Seoul, c’est donc la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

« Je sais que je suis jeune pour avoir une fille de cet âge, mais je n’arrive pas à culpabiliser. Elle est la plus belle chose qui me soit jamais arrivée et je souffre de ne pas l’avoir avec moi tout le temps. Ce qui me fait rire, ce sont les gens qui me regardent de travers lorsqu’ils l’entendent m’appeler maman. Il y a toujours des gens qui jugent sans même se douter de la moitié de l’histoire… Je suis persuadée que même vous, vous en faîtes les frais. »

Je ne suis pas idiote, je me doute bien que des tas de gens se font de fausses idées sur son caractère tout simplement parce que c’est une idole. Il doit suffire qu’il fasse le moindre mouvement pour que tout le monde réagisse. Je soupire. Je parle encore trop, beaucoup trop, et surtout, mes idées reviennent vers Jason et sa nouvelle lubie. Je peux me battre pour Soo Ji, je suis parfaitement capable de toutes les bassesses pour son bonheur. Mais j’ai tellement peur qu’elle souffre de nos disputes que je m’écrase systématiquement. Et dire qu’après ça ma mère ose encore essayer de me marier ! J’ai terriblement envie de demander son avis à mon compagnon de table mais je sais que ce serait aller trop loin. Qui plus est, c’est encore une fois une question de parents, et je n’ai guère envie de rappeler à mon nouvel ami les idées noires qui semblaient lui passer par la tête. Je parle de lui comme d’un ami parce qu’il sait maintenant quelque chose que peu de gens savent. A part Min Woo, mon frère et sa femme, personne n’est au courant pour Soo Ji. A présent, je me vois mal partir sans jamais le revoir.
Mes pensées s’interrompent tandis qu’on nous apporte nos cafés. Je remercie le serveur d’un signe de la tête et reporte mon attention sur celui qui la mérite. Un trait d’humour, voilà ce qu’il faudrait maintenant.

« Vous devez me promettre de ne pas raconter cette conversation aux médias, lorsque je serai devenue un écrivain célèbre, hein ! »

Un clin d’œil plus tard, je sucre mon café, la photo de Soo Ji toujours posée sur la table. J’imagine la situation et ne peut réprimer un petit rire discret. Je n’arrive jamais à rester sérieuse bien longtemps !

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Jeu 2 Aoû - 16:37

Je n’ai fait aucun commentaire, quand Ma Hya m’a avoué avoir une fille. Je ne suis pas là pour lui faire une leçon de morale, ni pour porter un jugement. Avec le métier que j’exerce je sais que beaucoup se permette de juger, en tant qu’idole je devrais ou ne devrais pas faire telle ou telle chose et je c’est quelque chose que je n’aime pas. J’essaye de ne jamais juger par les apparences, car comme le dit si bien le proverbe, elles sont parfois trompeuses. Puis je ne connais pas réellement Ma Hya, elle sûrement une très bonne maman, même si elle est jeune. Donc je me tais et je me contente de l’écouter me parler de sa fille. Elle s’appelle Soo Ji ou Suzy à l’américaine. Alors que l’atmosphère semble un peu moins tendue ou gênée, Ma Hya me propose de reprendre un café. Mais avant d’accepter je fais l’erreur de remettre de l’huile sur le feu et de nous remettre tous les deux dans une situation d’embarras. Ma Hya, car elle avait sans doute remarqué le trouble que j’ai eu quand nous avons abordé le sujet des parents, moi, car repenser à tout ça ne me réussis jamais. Une pensée traverse mon esprit alors qu’elle n’avait rien à faire là … Enfin une hypothèse plutôt. Je m’imagine une fraction de seconde, que ma mère biologique, m’a laissée à l’orphelinat car elle était trop jeune pour s’occuper de moi. Bien sûr, ce n’est que mon imagination qui travail, je ne saurais jamais ce qui a poussé mes parents biologiques à m’abandonner, peut-être que ce n’était même pas de leur pleins gré … Je n’en sais absolument rien. C’est ça le pire. Ne rien savoir et pouvoir tout s’imaginer. Si on me disait qu’ils m’avaient laissé, car je n’étais pas désiré et qu’ils ne voulaient pas de moi, certes ça me blesserait et même pire … Mais au moins je serais fixé et je n’aurais plus cette multitude de question sans réponse qui flotte dans mon esprit. Finalement je finis par accepter l’invitation de Ma Hya, c’est le mieux que je puisse faire, ça ne sert à rien que je batte en retraite et que je parte m’isoler à ressasser tout ça. Inutile et déprimant. La jeune femme commande deux cafés au serveur qui passait près de nous, alors que je m’obstine à garder la tête baissé. Tout en m’assurant de ne pas m’aventurer sur un sujet trop indiscret, je lui pose une question de plus sur la petite Soo Ji. Elle me répond que parler de sa fille est toujours un plaisir, ce qui me fait sourire. Quatre ans … Elle est encore toute jeune. Ma Hya sort une photo, après avoir ajouté qu’elle allait me présenter sa petite fille. C’est une jolie photographie, sur laquelle je reconnais Ma Hya, je trouve Soo Ji adorable.

- Elle est mignonne comme tout, dis-je à Ma Hya en souriant.

Et je le pense vraiment. Certains parfois peuvent dire qu’ils trouvent tel ou tel enfant adorable, mignon, à croquer, juste pour faire plaisir aux parents, alors que dans le fond ils n’en ont absolument rien à faire. Mais je dis rarement des choses que je ne pense pas, à part si vraiment j’ai une raison valable de le faire. Enfin bref …

Alors que je n’ai fait aucun commentaire sur le fait que Ma Hya soit jeune pour avoir une enfant, elle se lance elle-même sur le sujet. Elle dit être consciente d’être jeune pour avoir une fille, mais que Soo Ji est la plus belle chose qui lui soit arrivé. Qu’elle souffrait de ne pas toujours l’avoir près d’elle et que des gens ne se gênaient pour la regarder de travers alors que l’enfant l’appelait « maman ». Je suis d’accord avec elle sur le fait que certains jugeaient sans rien savoir …

- Oui, ça arrive, répondis-je en restant un peu évasif, certains se permette sans gêne de juger, alors que parfois les choses ne sont pas s’y simple qu’elles n’y paraissent …

Je n’ai pas d’exemple concret à lui fournir là, maintenant, mais de toute façon en tant qu’idole, le moindre faux pas, le moindre petit problème peut déboucher sur une polémique ou un scandale, l’effet boule de neige comme on dit. Et souvent les fans ou même anti-fans réagissent de manière assez extrême, alors que c’est parti de rien. Pour le moment je n’ai jamais été au cœur d’une de ces polémique, m’enfin bon ça peut me tomber dessus à tout moment … Après tout, les anti-fans attendent toujours le moindre écart de l’idole qu’elles disent ne pas aimer, pour en faire tout un plat. Ne pas aimer c’est une chose, je conçois bien que tout le monde ne peut pas tout aimer, mais est-ce que ça sert vraiment à quelque chose de rabaisser quelqu’un plus bas que terre ? Pas vraiment … Alors que nous sommes tous les deux perdus dans nos pensées, un serveur vient nous apporter nos cafés. Après un remerciement, nous reprenons notre conversation. Ma Hya essaie de détendre un peu l’atmosphère en faisant un peu d’humour. Elle voulait que je promette de ne rien rapporter au média, lorsqu’elle sera un écrivain célèbre.

- Je serais muet comme une tombe, répondis-je avec un petit clin d’œil.

Je bois une gorgé de mon café, sans pour autant réussir à faire partir tous ces souvenirs. Enfin non, souvenirs n’est pas le bon mot puisque je n’ai absolument aucun souvenirs de mes parents biologiques. J’ai eu de la chance quand même de tomber sur des parents adoptifs géniaux, car oui c’est ce que je pensais d’eux. J’ai eu une belle enfance grâce à eux et je n’ai pas grandi dans un orphelinat puisqu’ils m’ont adopté j’avais tout juste deux ans. Je revins sur les paroles que Ma Hya avait prononcées quelques secondes plus tôt …

- Je suis sûr que Soo Ji doit être très heureuse d’avoir une maman si attentionnée et puis si c’est la plus belle chose qui vous soit arrivé, vous n’avez pas à culpabiliser, les mauvaises langues n’ont qu’à aller voir ailleurs. Vous dites que vous souffrez de ne pas l’avoir avec vous tout le temps … Elle ne vit pas avec vous ? demandais-je. Pardonnez-moi si cette question vous semble déplacée, ajoutais-je avec un demi-sourire.

Je marquais un petit silence, puis je continuais :

- Peu importe l’âge que vous avez, si vous l’aimer et qu’elle est heureuse, je ne vois vraiment pas où pourrait être le problème … Je parle sûrement pour ne rien dire en ce moment, mais j’ai besoin de parler, même si c’est pour dire des choses inutiles.

J’hésite à confier ce qui me trotte dans la tête depuis qu’elle a évoqué mes parents. Peut-être que parler me ferait du bien, mais je ne voudrais pas l’embêter. Pourtant je ne suis pas du genre à me confier facilement, a Busan il n’y qu’avec Joon Hye ou peut-être aussi Dae Hyun, que je le fais sincèrement. Je n’aime pas réellement montrer ce que je ressens, pourtant parfois je n’arrive pas a aller à l’encontre de tout ça. Comme une bouteille d’eau qu’on remplit à ras-bord et qui finis par déborder … Pour le moment, je me tais peut-être plus tard … Après tout, elle m’a dévoilé une part importante de sa vie, sa petite fille. Elle ne m’aurait pas parlé d’elle, si elle comptait à ce qu’une fois qu’on aurait pris congé l’un de l’autre, nous ne revoyons jamais ?
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Geum Ma Hya
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Sam 4 Aoû - 15:50

La photo de ma Princesse fait toujours son petit effet. Ok, j’avoue qu’il lui serait difficile de me dire qu’elle est vilaine, mais je sais que Soo Ji a la chance d’être une belle enfant. On m’a proposé de lui faire faire des photos pour des magazines mais j’ai refusé. En commençant comme ça, elle finira par vivre son adolescence en enchaînant les régimes pour garder une taille de guêpe anorexique, et c’est tout simplement hors de question. Encore un point sur lequel son père et moi sommes parfaitement d’accord. Pour en revenir à celui qui me fait face, j’aime sa réplique quant aux choses qui ne sont pas si simples et qui donc font que leur jugement est erroné. Je hoche la tête d’un air approbateur en laissant un petit sourire légèrement triste prend place sur mon visage. Petite, j’étais terriblement idéaliste. Mon monde était rose, je ne voyais pas comment il aurait pu être autrement. Maintenant, je le suis toujours un peu, malgré tout ce qui m’est arrivé et ce qu’il se passe dans le monde. Alors la bêtise humaine me rend toujours un peu triste. C’est comme ça, je n’y peux rien. J’ai une tendance flippante à la naïveté. Enfin bon, nos cafés arrivent à point nommé pour m’empêcher de me perdre dans mes pensées. La réaction de Sung Hwa face à mon petit trait d’humour me fait sourire de toutes mes dents. Muet comme une tombe, dit-il ! Ce n’est pas comme si cette conversation avait quoique ce soit de secret, mais ça m’amuse.

Sung Hwa revient alors sur Soo Ji. Je dois avouer que ses paroles dénuées de tout jugement me vont droit au cœur. Si un inconnu qui ne m’a pas abordée pour me draguer en arrive à dire ça, c’est que je dois vraiment avoir l’air de beaucoup l’aimer. Sa question par contre me déplaît un peu mais je suis vraiment mal placée pour ne pas y répondre. Alors que je grimace, un peu gênée, il reprend, concluant qu’il ne voit pas de problème par rapport à mon âge si j’aime ma fille et quel est heureuse. C’est sûr que de ce point de vue, elle peut vivre avec moi sans soucis. Là où les choses se corsent, c’est qu’il n’y a pas que l’amour qui compte dans un divorce. J’inspire profondément avant de me lancer dans des explications.

« Les choses sont beaucoup plus compliquées que ça, vous savez. Je ne suis pas sûre que ça vous intéressera de savoir ça, mais soit, je vais vous expliquer un peu. »

Je place ma cuillère dans mon café et entreprend de remuer distraitement le sucre au fond de la tasse.

« Quand son père et moi nous sommes séparés, j’ai été anéantie. Je n’avais ni travail, ni étude, ni logement, rien. Je savais que Soo Ji ne serait pas heureuse avec moi. Mais je remonte la voir un week-end sur deux, chez ma mère. »

Je marque une courte pause, cessant mon incessant mouvement dans le liquide brun. Je n’ai pas envie d’aller trop loin dans mes explications et je n’ai pas envie non plus de le saouler, même s’il est celui qui a posé la question.

« La situation est invivable pour moi, mais semble convenir à ma Soo Ji. Elle a tout ce qu’il lui faut chez son père. Tout, sauf moi. Son père est très occupé, du coup elle est souvent laissée à une nounou, et je crois que ça suffit maintenant. »

Regardant fixement le tourbillon formé dans le café, je soupire.

« C’était la bonne solution à l’époque, je le sais. Il me fallait le temps de me remettre et de comprendre certaines choses. Mais maintenant, je me dis qu’il n’y a plus de raisons qu’elle ne soit forcée de vivre loin de moi. Son père est beaucoup plus occupé que moi. Même mon boulot de barmaid ne m’occupe pas autant que lui travaille ! Soo Ji finira par me reprocher de l’avoir laissée si ça continue, et je ne veux pas que ce genre de choses arrive. »

Je songe déjà aux disputes que l’on pourrait avoir lorsqu’elle sera plus grande et ça me donne simplement envie de pleurer. Je suis une mère pathétique, vraiment. Je sens les larmes me monter aux yeux mais les réprime.

« Ma fille est ce qui compte le plus pour moi, et je pense m’être suffisamment laissée faire maintenant. Je ne laisserai pas son père me la prendre pour de bon. »

Si je ne me bats pas pour la garder, ce sera comme si je l’avais abandonnée, et ça c’est tout simplement hors de question. Ça peut paraître égoïste mais je refuse qu’on me prenne mon enfant. Plutôt crever, ou le tuer.

« Je suis désolée, je m’emporte et je ne dois pas être très facile à suivre. Si ça peut vous rassurer, je ne suis pas toujours comme ça. »

Je termine mon café sans réfléchir. Il est tiède, juste comme il faut. A force de le remuer, il ne pouvait plus être brûlant, n’est-ce pas ? Une fois que le cliquetis de la tasse reposée sur sa soucoupe retentit, je plonge mon regard triste et déterminé dans le sien et pouffe un tout petit peu.

« Je vous avais dit que les choses n’étaient pas aussi simples qu’elles en avaient l’air ! »

Maintenant, il en sait définitivement plus sur moi que la plupart des gens que je connais et côtoie chaque jour et je me sens terriblement vulnérable. J’aimerais qu’il me raconte quelque chose lui aussi, pour compenser un peu ce déséquilibre qui me trouble. Qu’est-ce qu’il me prend de me livrer ainsi à un inconnu ? Deviendrais-je complètement folle ? Non, je crois que j’ai simplement besoin de parler à quelqu’un qui ne me jugera pas ou dont le jugement ne compte pas vraiment. S’il choisit de m’insulter tout à coup, il me suffira de ne plus le revoir. Par contre, si l’un de mes frères s’amusait à faire la même chose, il serait bien plus compliqué d’effacer l’affront. Mon regard toujours rivé sur lui, j’attends une quelconque réaction, essayant de me préparer à accuser un éventuel coup.

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Lun 6 Aoû - 15:26

Ma Hya me montre une photo de sa fille, elle est tout simplement adorable et jolie. Je fais part de cette impression à la jeune femme et j’imagine qu’elle ne va pas me contredire étant donné que c’est sa fille … Je lui fais une remarque comme quoi les gens se permettent souvent de juger sans savoir, suite à ce qu’elle m’a dit, Ma Hya hoche la tête et un sourire se dessine sur ses lèvres, mais ce n’est pas un sourire très joyeux. Plutôt triste je dirais … Alors, que nous sommes chacun perdus dans nos pensées, le serveur nous apporte les cafés commandés quelques minutes plus tôt. Ce qui évite sans doute, de nous plonger encore plus profondément dans nos réflexions et de jeter un silence, peut-être un peu trop pesant. Je lui réponds sur le même trait d’humour, quand elle me dit qu’il ne faudra pas que je parle de tout a une fois qu’elle sera un écrivain célèbre. Je serais muet comme une tombe, lui dis-je. Au moins cette petite pointe d’humour, aura éloigné la tournure sérieuse de la conversation durant une fraction de seconde, mais les choses ne tardent pas à reprendre leur place. Si ce matin, quelqu’un m’avait dit que je discuterais autant et de choses assez importantes, avec une parfaite inconnue … Je le l’aurais pas cru … Vraiment. Pourtant, c’est bien ce qui est en train de se passer. Mais je n’ai plus envie de voir Ma Hya comme une « inconnue ». Elle m’a confié certains points personnels de sa vie, elle n’y est absolument pas obligée, mais elle l’a fait …

Je reparle de sa fille, en lui disant de ne pas culpabiliser si Soo Ji est la plus belle chose qui lui soit arrivée, les autres ne sont que des langues de vipères avides de ragots et de commérages … Je sais de quoi je parle. Puis je lui pose une question … Quand je l’ai pensé dans ma tête ça ne me semblait pas déplacé, mais j’ajoute quand même, que je m’excuse si c’est indiscret … Ma Hya grimace légèrement. Aurais-je touché un point trop personnel ? Elle n’est pas obligée de me répondre … Je suis trop curieux, j'aurais mieux fais de me taire. Cependant, elle s’applique à me donner une réponse, que j’écoute attentivement. Elle m’avertit ne pas être sûre que tout cela m’intéresse, mais qu’elle va m‘expliquer tout de même … J’ai posé la question de mon propre chef, alors je suis mal placé pour lui dire que finalement je n’en ai rien à faire de ses explication et puis ce n’est pas le cas. Ma Hya remue distraitement son café, tandis que je bois le miens à petite gorgée, en écoutant son récit. Elle commence par son divorce, qui lui a fait beaucoup de mal, rien qu’à ses premières paroles je me rends ne compte que j’ai mis les pieds dans un sujet très personnel … Mais comme Ma Hya semble décidée à me raconter, je ne l’arrête pas. Je n’aurais peut-être pas du poser cette question … Tout ça doit lui rappeler de mauvais souvenirs … J’apprends par la suite que la petite Suzy vit chez la mère de Ma Hya et que cette dernière va voir sa fille un week-end sur deux. J’imagine que ça ne doit pas être facile … Avoir un enfant et ne pouvoir le voir qu’un week-end sur deux … Mais elle au moins a gardé Soo Ji, elle ne l’a pas abandonné, malgré son jeune âge et sa situation pas très stable au départ. Enfin, j’imagine que mon point de vue là-dessus n’est pas très objectif, pas du tout même … Je ne peux pas juger ce que j’ai moi-même vécu … Car si on me demande ce que je pense en ce qui concerne de confier un enfant à un orphelinat ou autre, je vous réponds que je suis contre … Même si je conçois totalement que certaines personnes n’ont pas le mental ou les moyens de s’occuper d’un enfant. Je sais ce que j’ai vécu et je ne peux qu’être compréhensif avec ceux qui ont une histoire semblable la même chose … Et vouloir empêcher que ça arrive avec d’autres, sauf que ça je ne le pourrais jamais.

Ma Hya marque une courte pause et je lève mon regard –qui était resté en pleine contemplation de ma tasse- vers elle. Elle continue en disant que la situation est invivable pour elle … Que Soo Ji a tout sauf, sa mère, là où elle est. Même si je ne peux pas vraiment savoir ce que ressent Ma Hya, car je n’ai pas d’enfant et que je ne me suis jamais retrouvé dans une situation pareille à la sienne … J’imagine que ça ne doit pas être facile … Elle termine en ajoutant que maintenant elle en a assez de cette situation et qu’elle ne veut pas que sa fille lui reproche de l’avoir laissé. Chaque enfant est différent mais … En effet ça peut arriver. Si un jour l’occasion de rencontrer mes parents biologique m’est donnée –ça n’arrivera jamais, je le sais mais …- la première et l’une des seules questions qui me brûleraient les lèvres serait : « Pourquoi ? Pourquoi vous m’avez laissé ? ». Quand j’y pense, c’est peut-être préférable que je ne les vois jamais, j’aurais peur d’être déçu … Lorsque j’étais encore gamin je m’imaginais que ma mère était une super star et mon père un agent secret, que c’était à cause de leur travail qu’ils ne pouvaient pas s’occuper de moi, mais qu’ils reviendraient un jour … J’étais bien stupide à cette époque … Trop naïf. Puis je n’ai pas à me plaindre de ma vie avec mes parents adoptifs, pas du tout même. J’ai eu une enfance heureuse, avec des hauts et des bas certes … Mais dans l’ensemble, je n’ai jamais manqué de rien. Au final, pour rien au monde je ne voudrais changer ma vie, mon enfance, ni rien, mais il y a toujours cette petite voix parfois en moi, qui me cris qu’elle voudrait savoir, connaître une part de la vérité, qui a fait que je me suis retrouvé dans un orphelinat …

Elle s’excuse, mais essaie de me rassurer en disant qu’elle n’est pas toujours comme ça. Je souris. Ma Hya boit son café et plonge son regard dans le miens. Je vous avais dit que les choses n’étaient pas aussi simples qu’elles en avaient l’air, me dit-elle. Rien n’est jamais simple de toute façon. La vie c’est comme un jeu vidéo, les premiers niveaux sont faciles, mais plus tu avances plus ça se corse et il faut se battre pour ne pas tomber « game over ». Oui, bon elle est nul ma métaphore je sais …

- Rien n’est jamais simple, articulais-je suite à sa phrase.

Je me tais quelques instants et reprends :

- Par exemple ... j'hésite une fraction de seconde, mis je continue, Sun Hee, je vous ai dis que c’était ma sœur … Mais en théorie elle n’est ni ma sœur, ni ma demi-sœur, puisque nous n’avons aucun lien de sang que ce soit du côté maternel ou paternel. Nous avons grandit ensemble, alors pour moi elle est ma petite soeur malgré tout ça.

Maintenant que je lui ai dis ça, je ne peux plus reculer … Et puis Ma Hya s’est confiée à moi, je peux bien faire de même … Comme ça nous serons quitte.

- La vérité c’est que …

Je m’arrête, encore un peu hésitant, mais je continue sur ma lancée :

- Les parents avec lesquelles j’ai grandis et vécu toutes ces années, ne sont pas mes parents biologiques. J’avais deux ans, quand j’ai quitté l’orphelinat, pour aller chez eux.

J’ai baissé les yeux quand j’ai commencé à dévoiler cette part de ma vie à Ma Hya et après avoir finis de parler, je le relève mon regard vers elle.

- Pour moi, Jin Ah et Jae Hyun seront toujours mes parents, c’est eux qui m’ont élevé, protégé, c’est avec eux que j’ai tout appris et ceux que j’ai toujours appelé « papa » et « maman », sauf que si on se base sur la génétique, ce ne sont pas mes parents.

Voilà … Maintenant elle sait. Elle s’est confiée, j’ai fait de même …
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Geum Ma Hya
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Lun 20 Aoû - 15:07

Et soudain, ce qu’il taisait jaillit d’entre ses lèvres. Il semble hésiter encore un peu mais finit par me dire ce qu’il brûlait de cracher toute à l’heure. Sa sœur n’est pas vraiment sa sœur. Ils n’ont aucun lien de sang. Je reste un peu ébahie, si je m’étais doutée de ce qui le tracassait, je ne me serai jamais permise de lui parler de ses parents. Il a été abandonné, visiblement à la naissance, et n’a été adopté que lorsqu’il avait deux ans par les parents de sa sœur. C’est compliqué tout ça. Quand son regard croise le mien, j’ai l’impression que mon cœur se brise. Il semble souffrir, et c’est tout à fait compréhensible. Tétanisée parce qu’il a l’air un peu perdu, je ne fais rien. Je ne sais pas réagir comme il faut dans ces cas-là, alors je me contente d’écouter ce qu’il dit par la suite. Ses parents adoptifs ne sont pas ses parents génétiques, et je peux parfaitement comprendre que cette situation le tracasse. Comme il semble avoir conclu sa phrase, je pose une de mes mains sur l’une des siennes, en signe de compassion et de soutien. Ce n’est pas de la pitié que je ressens mais un peu de peine. L’incertitude… Je me demande s’il connaît quand même ses parents biologiques ou s’il n’a jamais su qui ils étaient. Je ne poserai pas la question, je pense que Sung Hwa est assez perturbé comme cela. Je lui adresse un sourire quelque peu désolé, ne sachant trop quoi dire. Que peut-on dire dans ces cas-là ? Je n’ai pas été adoptée, j’ai toujours connu mes parents et ils m’ont toujours soutenue même après leur divorce, et je n’ai pas abandonné ma Soo Ji, enfin, pas réellement. Alors que dire ? Je ne peux pas garder éternellement le silence, il risquerait de regretter sa confession, alors je me lance dans une phrase, toute faite.

« L’important, ce ne sont pas les gens qui vous ont mis au monde mais les gens qui vous ont rendu heureux. »

Je le pense vraiment, même si je comprends parfaitement le trouble du jeune homme. Certains passent leur vie à chercher leurs géniteurs, et j’imagine sans efforts les raisons d’une telle recherche. Pourquoi ? Cette question revient sans cesse, parce que l’homme aime savoir, l’homme aime comprendre. Une femme délaissée cherche à comprendre les raisons de cet abandon, alors il n’est pas difficile de comprendre l’obsession de ces enfants orphelins. Et puis, il n’est pas nécessaire d’avoir été abandonné pour se demander pourquoi. Je soupire et, gardant toujours mes doigts sur les siens, je reprends, prenant pour exemple my little shiny girl, ma Shin adorée.

« Ce n’est pas comparable, mais j’ai une amie très proche qui me considère vraiment comme sa sœur. Pourtant, nous n’avons aucun lien de sang. Nous sommes simplement amies, de très bonnes amies. Elle a une sœur, mais elle ne la considère même pas comme faisant partie de sa famille parce qu’elles ne se sont quasiment jamais parlé. Je sais tout d’elle alors que ses parents ne la connaissent pas. Ce qui compte, ce n’est pas le lien du sang mais la relation entre les gens. »

Et puis après cet interlude un peu hors-sujet, il faut bien l’avouer, j’ai soudainement envie de prendre la défense de la mère de Sung Hwa. Je sais ce que ça fait de perdre en partie son enfant, alors je peux facilement imaginer la torture que ce doit être de devoir abandonner son enfant. Je me retiens toutefois, essayant de ne pas me montrer trop indiscrète. Je ne sais pas ce qu’il sait de ses parents biologiques, ni ce qu’il pense de son abandon, alors interdiction d’ouvrir la bouche à ce propos.

« Les choses sont vraiment très compliqués dans ce monde ! Aucune mère ne devrait connaître la douleur de perdre son enfant, ni celle de l’abandonner. Et aucun enfant ne devrait savoir ce que ça fait de perdre ses parents ou d’être abandonné. Je ne peux qu’imaginer ce que vous ressentez, mais je suis persuadée que celle qui vous a mis au monde a pris la meilleure décision pour vous qui puisse être prise à ce moment-là. »

Je n’ai pas pu m’en empêcher. Je suis incorrigible et je m’en veux tout à coup. Je mords encore ma lèvre, sourcils froncés. Apprends à te la fermer, Maya ! Je lâche sa main, la ramenant plus près de moi.

« Je suis désolée. Je n’aurais pas du dire ça, pardon. »

Je baisse la tête. Un adulte qui agit ainsi mérite des baffes. C’est plus fort que moi. Je voulais avoir une parole réconfortante et au lieu de cela j’ai l’impression de remuer le couteau dans la plaie.

« Je n’ai jamais été douée pour ce genre de sujet. J’ai la chance d’avoir une famille soudée qui m’a toujours soutenue quoiqu’il arrive alors je suis mal placée pour parler. Et j’ai l’impression d’avoir abandonné ma propre fille, et j’ai failli l’abandonner réellement, alors j’ai du mal à parler de ça. J’ai tendance à vouloir légitimer tous les actes des autres mères, sans prendre en compte les sentiments de leurs enfants. Vous voyez, je ne sais pas ce que vous ressentez. Je suppose que vous voulez savoir pourquoi on vous a confié à d’autres, ou encore à quoi ressemblent vos géniteurs, mais je n’ai aucune certitude. Peut-être que vous êtes plus blessé que vous n’en avez l’air, peut-être que vous les haïssez, je n’en sais rien. Alors je crois que je vais me taire. Ça vaudra mieux. Je n’ai pas envie que mes propos vous blessent et que notre relation s’arrête là. »

Parti comme ça l’est, c’est malheureusement ce qui risque d’arriver.

Spoiler:
 

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