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you don't have to be skinny if you want to be my girl, you just have to be happy.



 

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you don't have to be skinny if you want to be my girl, you just have to be happy.

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Jung Joong Shi
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Age du personnage : 25
Matières : marketing, management, communication & gestion.
Messages : 128

Sam 15 Sep - 23:37

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Baek June & Jung Joong Shi.


You don't have to be skinny baby if you want to be my girl.
You just have to be happy and then remember to smile.


Il paraissait que se battre n'était pas quelque chose de bien, pour une raison inconnue. Pourtant, même si la violence n'engendre que la violence, je ne suis pas certain que les pacifistes réalisent à quel point taper dans le tas était quelque chose qui défoulait énormément. Cela avait tendance à apaiser les nerfs. Je sais, c'était peut-être un peu trop brutal de dire les choses ainsi - mais c'était vrai. Il y avait la montée des sentiments qui se stockent en nous, que l'on a ni envie de garder, ni ne peut. Certains trouvent du réconfort en racontant leurs malheurs à leurs amis ... mais pour ceux qui ne sont que peu du genre à se confier - comme moi. Eh bien la dernière solution qui nous reste, c'est de l'exprimer à travers nos corps - et nos poings. J'étais encore là, devant le policier qui me regardait d'un air désespéré alors que je jouais machinalement avec ma veste de cuir. Il commençait à me connaître. Je devenais un habitué des postes de polices à cause de ma trop mauvaise habitude à distribuer des droites à qui me cherchait pour un oui ou un non. Pour une énième fois, il discutait avec mes parents au bout du fil qui, pas surpris pour un sous, argumentaient difficilement afin de me faire sortir. Je n'étais pas un grand criminel alors, quoi, au pire j'aurais une nuit à passer au poste de police ? Ce n'était pas bien grave. Ce ne serait pas ma première nuit non plus. Le seul problème étant que le lendemain matin j'avais des cours plus ou moins important qu'il ne fallait pas que je manque. Et n'étant pas un adepte des relations humaines, je n'avais aucune envie d'aller demander à un quelconque camarade de classe de me passer les cours en question. Le policier avait une voix douce, au téléphone, et je ne pus m'empêcher de penser qu'il devait avoir cette femme au téléphone. Ma "mère" bien entendu. Elle avait toujours cette voix agréablement douce qui apaisait les cœurs. Quand on lui parlait, il était pratiquement impossible de s'énerver, peu importe la rancœur que l'on portait envers quelqu'un. Elle était douce, agréable et calme - et déteignait invariablement sur la personne à qui elle parlait ou qu'elle avait en face. Peut-être est-ce que je tenais mon côté calme et posé d'elle ? Aucune idée. Toujours est-il qu'après presque dix minutes de débat intense entre Coréen et Japonais, le policier décida bel et bien de me relâcher. Un simple hochement de tête pour "remerciement" et je sortis du poste. Quatorze heures et je n'avais pratiquement rien fait autre que poser mes fesses sur une chaise en pissant le sang du feu de dieu en attendant que ces crétins veuillent bien me libérer ... Génial. Les passants me regardaient avec de gros yeux, interloqués. Certains vinrent même m'aborder afin de savoir comment je me portais, et je répondais simplement en haussant les épaules. Certes, ce goût de sang sur mon palais n'avait rien d'agréable, mais je n'avais pas perdu assez de sang pour tourner de l’œil ou quelque autre connerie de ce genre. Non, parce qu'à force de me battre j'avais acquis une certaine maîtrise de la chose. Je ne devrais peut-être pas m'en vanter - mais c'est uniquement de cette façon que l'on s'en sort de nos jours.

Je passai mon doigt sur ma lève inférieure et grimaçai sensiblement. Bon, d'accord, ça piquait un peu. C'était toujours forcément peu agréable de se prendre des coups - mais bon. J'étirai mes bras dans les airs et tentai de faire craquer mon bras gauche qui tirait un peu, en vain. Ah, cet abruti ne m'avait pas loupé, c'était clair. Remarque, je ne l'avais pas raté non plus. Des deux, il était celui qui avait fini la bagarre à l'hôpital pendant qu'on me traînait au poste de police. C'était stupide, c'était mon égo masculin qui voulait ça, mais la seule chose que je fus capable de penser fut que j'avais gagné. Et il devait probablement tenter de récupérer son égo brisé en deux en même temps que son bras. C'était mal, je le savais, et si mes parents le savaient ils auraient sans doute honte ... ah, que dis-je, je n'avais pas de parents. Enfin, si. Mes parents adoptifs mais, pauvres d'eux, à cause du traumatisme infligés par mes réels parents que je ne connaissais pas, pas une fois dans ma vie ai-je pu être capable de les appeler "papa et maman" comme ils le mériteraient si justement. Si je méritais que l'on m'enferme et que l'on dise de moi que je suis un enfant ingrat ? Oui. Parce que c'était le cas. Mais au fond de mon âme, les deux personnes que je chérissais le plus étaient sans doute ces deux japonais. Seulement, je ne pouvais me résoudre à les appeler par des surnoms familiaux. J'estimais ne plus avoir de famille dès lors qu'ils m'avaient abandonné sans même me connaitre. Ah, j'étais vraiment indigne. Une demoiselle tenta de m'aborder afin de m'aider mais je l'esquivai d'un pas sur le côté en grimaçant. Je n'avais même pas envie de faire preuve de tact envers la gente féminine aujourd'hui. Je l'entendis râler au loin mais envoyai valser ses supplications d'un signe de main alors que je m'éloignais d'elle. Franchement, de nos jours, elles étaient vraiment pot de colle, c'était insupportable.

Je me dirigeai vers la faculté où j'espérais rejoindre mon dortoir en toute sécurité quand quelque chose retint mon attention. Un petit groupe aux abords des bâtiments qui semblaient regroupés autour d'une personne. Je m'arrêtai un petit instant et remarquai que des crétins étaient en train d'agresser ... une demoiselle. Aish. Je soupirai. Étais-je réellement en état de me battre encore pour quelqu'un avec déjà le bras gauche d'amoché et la lèvre inférieure rouge sang ? Pas vraiment. Cela dit, je ne pouvais pas laisser un lady seule face à des grosses brutes, quoi qu'elle ait pu faire. Ma conscience ne me le pardonnerait pas, et je sais que je voudrais faire demi-tour et que ce serait peut-être trop tard. Mon dieu. Pourquoi cet homme m'a-t-il tant inculqué de valeur envers ces créatures diaboliques qu'étaient les femmes ? Il y avait vraiment des fois où je le maudissais d'avoir fait naître en moi ce sentiment de protection, quitte à y laisser ma propre vie. Bon ... De toutes façons, ce n'était pas exactement comme si j'y tenais réellement. A ma vie. Je fis craquer mes poignets et mes doigts en remuant la tête. Nom de dieu. C'était trop tôt pour me battre si vite. L'idée était de me frayer un chemin hors de ce troupeau, d'attraper la fille et de courir aussi loin que nos pieds veulent bien nous porter. Parce que, là, je n'étais vraiment pas certain de tenir encore debout après quelques coups. Je m'approchai d'un pas décidé et poussai d'un geste brusque l'un des asiatiques qui encerclait la personne en question. Mon poing fermement agrippé à sa veste, je le poussai d'un coup sec vers l'arrière, le faisant reculer de surprise, avant de le lâcher et de coller une droite à son copain à ma gauche. Aïe. Mes doigts venaient de craquer. Forcément, je m'y attendais. Je n'exprimai aucune douleur, l'adrénaline me donnant encore la force de battre des paupières. Je m'approchai d'un troisième et passai mes bras autour de sa nuque comme pour l'enlacer, puis lui donnai un coup de genou bien placé entre les jambes. Ma tête commença à tourner et je décidé qu'en mettre trois hors d'usage pour quelques secondes était largement suffisant pour m'enfuir, les autres seraient trop choqués par l'arrivée soudaine quelqu'un qu'ils ne réagiraient pas de suite. Le mec tomba à genoux, plaçant ses mains sur son entrejambe en grimaçant et prononçant des paroles inintelligibles sous la colère et je décidai qu'il était temps que je décampe. Me tournant rapidement vers la victime, j'attrapai son poignet et la fixai avec un regard sans doute trop froid, trop dur, qui ne devait rassurer personne. « on dégage. » lançai-je sans délicatesse. Et dès lors, je me mis à courir, la trainant derrière moi. Ma vue se troublait et je n'avais plus vraiment la notion des distances et de l'espace-temps. Je ne savais même pas exactement où j'allais. Je tournai à droite, puis à gauche. J'allais tout droit et je montai les escaliers à une folle allure, persuadé d'entendre les cris des hommes qui nous cherchaient sans doute pour nous régler notre compte. Je tournai de nouveau à gauche, de nouveaux aux escaliers. Je croisai quelqu'un que je renversai. Pas le temps de s'excuser. Je la tenais toujours entre mes doigts, la victime. Est-ce qu'elle me suivait ? Ouais, sans doute, je sentais encore son poignet prisonnier de ma main. C'était tout ce qu'il me fallait savoir. J'ouvris une dernière porte et une brise d'air frais raviva tous mes sens. Le toit. Je haussai un sourcil, demandant à mes pieds pourquoi ils m'avaient trainés ici. Puis me tournai vers cette fille. Un hoquet de surprise m'échappa. Oh, je la connaissais. Bien sûr que je la connaissais. Je la lâchai subitement et allai fermer la porte afin d'entraver l'accès au toit. Je m'appuyai contre le métal froid et levai la tête vers le ciel en fermant les yeux, respirant fort. Je n'y pouvais rien, c'est pas comme si ma journée avait été calme, après tout. J'entrouvris un œil, fronçai les sourcils.
Baek June.
Une américaine dont je connaissais vraiment peu mis à part qu'elle était toujours au centre des ennuis - et donc moi des siens. Ce n'était pas le première fois que cela arrivait, et je me demandai vraiment pourquoi on continuait à la harceler ainsi. La seule explication que j'y voyais était sans doute son physique. Quoi, elle était mignonne. Même un aveugle le verrait. Et puisque nous savons à quel point les femmes aiment s'empoisonner - et surtout entre elles, la théorie d'une connaissance de classe jalouse du physique de l'autre n'était pas totalement folle. Ou bien elle sortait avec un garçon qu'une autre avait en vue, ou bien ... peu importait, en fait. Elle était toujours dans la merde, et c'était toujours moi qui ramais à l'en sortir tout simplement parce qu'on m'avait appris à protéger les femmes au péril de ma vie. Pourtant, elle me faisait peur, elle aussi. Cette foutue phobie. J'espérais simplement qu'elle allait se tenir à carreau et ne pas trop me sauter dessus, ou me remercier, ou se coller à moi ou ... tout ce genre de trucs qu'elles font toutes. Et puis, c'est sortit sans que je m'y attendes. Haletant comme si j'avais couru un marathon, mes lèvres s'étaient étirées d'elles-même en un sourire moqueur avant de lancer d'une voix qui se voulait plus ou moins froide, mais qui ne réussit à traduire que de la neutralité - et de la fatigue de ma part. « encore toi ... »

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silly girls, they lovin' me so much. you can look what you can't touch and if i had a dime for every single time these girls stop and stare, i'd be a billionaire.
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Baek June
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Matières : Médecine & Biologie
Messages : 36

Dim 16 Sep - 20:06

Courir, courir jusqu'à ce que mes membres me lâchent, courir jusqu'à ne plus avoir la force de respirer, courir jusqu'à en crever ! Quand je courrais, un sentiment de liberté s'emparait de moi, j'avais l'impression que je pouvais toucher le ciel, me rapprocher des nuages ! Mais courir était aussi la seule façon d'oublier tout ce stress, mes livres, moi-même ! Lorsque je voulais être seule, oublier mes problèmes ou me défouler, je venais ici et faisais des tours de stade jusqu'à ce que je me sente mieux ! En cet instant, j'avais tellement couru que j'étais prête à m'effondrer sur le sol et à ne plus bouger mais je forçais mes jambes à me soutenir et à continuer ! Je ne voulais pas repartir avec le même sentiment que lorsque je suis arrivée. Mais j'avais beau faire ce que je voulais, je ressentais toujours cette boule à l'intérieur de moi, était-ce réellement dû au stress ? Je ne pensais pas, ça devait plus à voir avec moi-même mais je refusais de l'admettre en quelques sorte ! Je m'arrêtais de courir une fois arrivée au niveau de mes affaires et soufflais ! J'attrapais ma bouteille et ma serviette, regarda le ciel bleu et ensoleillé et souris. Depuis la mort de mon beau-frère, j'ai eu une autre vision de ces histoires de paradis, réincarnations etc...Au début, on y croit pas, on se dit que ce ne sont que des contes pour bonnes femmes, mais lorsque la mort nous touche, on se met à y croire car on n'arrive pas à accepter le fait que c'est fini, que l'âme de la personne perdue est partie...et c'est tout ! On préfère se dire qu'elle est dans un endroit meilleur et qu'elle veille sur nous...Oui, je voulais y croire moi aussi ! C'était niais, stupide, sans fondements, contre ce à quoi je crois et pourtant ! Je ressentais de la tristesse à me dire qu'on mourait sans rien derrière ! Toute une existence marquée par la joie, la peine, la souffrance pour terminer six pieds sous terre, ravagé par les bêtes ! Un soupir s'échappa de ma bouche tandis que je rassemblais mes affaires et me dirigeais vers les vestiaires.

Je restais longuement sous la douche, lavant mes cheveux devenus très longs et en l'occurrence compliqués à s'en occuper ! Je profitais de l'eau chaude contre ma peau pour détendre tous les muscles de mon corps mis à rude épreuve quelques instants plus tôt. Je sortis serviettes dans les cheveux et autour du corps et me dirigeais vers les vestiaires pour me changer. J'enfilais mon jean, un large tee-shirt et mes converses et sortis du vestiaire. Je n'aimais pas m'attarder, je n'étais pas à l'aise avec les regards que l'on pouvait me jeter ou même si on ne m'observait pas, j'avais toujours cette impression et ça ne me mettait pas à l'aise ! J'aurais préféré être comme ces filles sans complexes qui pouvaient se balader en soutien-gorge dans le vestiaire sans se soucier des regards plus ou moins curieux des autres filles posés sur elle...Bon peut-être pas autant, mais on a compris l'idée, je ne voulais plus me dépêcher de me changer ni même de porter des vêtements larges pour dissimuler mon corps. J'ai beau souhaiter tellement de choses, je ne les réaliserais jamais ! Je n'étais pas assez bien avec moi-même pour oser porter un short et un tee-shirt court...non, c'était impensable pour moi, ça n'irait pas sur moi ! Je me dirigeais vers les dortoirs et retournais dans ma chambre. En ouvrant la porte, je jetais un coup d'oeil sur la pendule qui indiquée seulement quatorze heures, bon ! J'avais sauté un repas...je venais de faire du sport...bon, un détour par la cafétéria ne fera de mal à personne ! Avant de partir, je séchais rapidement mes cheveux qui retournèrent à leur forme naturelle, lisses comme des baguettes.
Je ne me compliquais pas la vie et pris le premier plat consistant qui s'offrait à moi. Je mangeais seule mais je ne m'en souciais pas réellement, je ne comptais pas m'attarder de toute façon. Une fois mon repas expédié, je sortis.

« Tu n'en as jamais marre de jouer à la princesse ? » « Mademoiselle est trop hautaine pour daigner nous parler, voyons ! » « Regardez-là ! On dirait qu'elle va nous assassiner sur place, haha ! » « Pfff! Laissons-là avec ses stupides livres, personne n'est bien pour elle ! »

Encore et toujours la même rengaine ! N'en n'ont-ils jamais marre ? J'étais entourée de quelques filles et garçons de l'université, tous au regard mauvais. Ces filles, ce n'est pas la première fois que j'ai affaire avec elles, elles n'ont jamais voulu me laisser seule mais je me contenter de les ignorer ! Apparemment ça ne leur suffisait pas, il fallait qu'elles ramènent leurs potes ! Mais bon dieu ! Est-ce trop demander de vivre sa petite vie tranquillement ? Me reprocher d'être une « personne froide et hautaine et blablabla » n'était qu'une excuse ! En vérité, elles me voulaient....je n'en sais rien ! Peut-être que ma tête ne leur revient pas, tout comme la leurs ! Mais étant une personne éduquée et civilisée, je laisse les gens tranquille mais je n'ai qu'assez bien constaté que même au XXIème siècle, certaines personnes avaient quelques soucis avec le mot « civilisé ». Passons ! Ce groupe m'entourait m'obligeant à reculer petit à petit jusqu'à me retrouver dos au mur ! Zut ! Je mis mon masque de fille froide, même si depuis le temps la froideur avait fini par s'emparait de moi, et leur lançais un regard ennuyé ! Rien à faire, ils ne me lâcheraient pas ! Je soupirais, réfléchissant à une solution de m'en sortir quand je vis un des gars en face de moi se faire bousculer sur le côté. J'ouvris des yeux ronds, comme toutes les personnes présentes ici et regarda bouche bée le spectacle de trois gars se faire mettre à terre par un seul gars, pas n'importe lequel, par Jung Joong Shi !

Sérieusement, comment faisait-il pour toujours être là au bon endroit et au bon moment ? Etait-il mon ange gardien ? Qu'importe, il était en train de me sauver et je lui en serais doublement reconnaissante ! Ouh ! Ça n'était vraiment pas bon pour lui vu la réaction des gars et Joong Shi l'avait bien compris, il se retourna vers moi, me lança un regard à vous glacer le sang et m'agrippa le poignet « on dégage. » me dit-il en commençant à courir ! Je ne bronchais pas, bien trop heureuse de partir loin d'eux ! J'avais bien envie de me retourner et faire un clin d'oeil au groupe encore abasourdi mais je me ravisais, ça ne ferait qu'envenimer les choses et ma raison ne me le permettait pas ! Je le suivais, ou plutôt me laisser guider dans l'université, mais je n'avais aucune difficultés à suivre le rythme du jeune homme, je passais ma vie à courir de toute façon ! On bouscula un étudiant qui lui n'avait rien demandé et voyant que Joong Shi ne s'excusait pas, je me retournais et criais « Désolée ! » à travers le couloir tandis que nous continuions notre course effrénée ! Ce fut lorsque nous parvenions sur le toit qu'il ralentit et se stoppa complètement, me permettant de souffler ! Je regardais autour de moi mais en entendant un hoquet de surprise, je relevais la tête et mes yeux rencontrèrent ceux de Joong Shi. Quoi ? Il ne s'attendait pas à me voir ? Qui il croyait tenir pendant toute cette course ? Une licorne ?! Il me lâcha rapidement et alla fermer la porte avant de s'appuyer contre celle-ci. En l'observant, je remarquais que sa lèvre saignait et inconsciemment, je m'approchais d'un pas mais me stoppais net ! Je ne me rappelais que trop sa réaction la dernière fois que j'avais voulu l'aider mais je voulais tellement l'aider, c'était dans ma nature, je me sentais obligée de faire tout mon possible pour que mon entourage se sente bien !

Un sourire moqueur s'étira sur les lèvres de Joong Shi, ce qui eut le don de m'irriter légèrement.« encore toi ... » Et oui, encore moi ! Il devait certainement se dire que j'étais très douée pour me mettre dans la merde et il avait pas tort ! Mais sa voix n'avait rien de chaleureux, d'agréable, cela ressemblait plus à une reproche ! Et bien quoi ? Personne ne l'avait obligé à venir me sauver, il aurait très bien pu passer son chemin comme toutes les personnes normales l'avaient fait avant son arrivée. Je savais que prendre mon air froid ne serait pas crédible car Joong Shi savait, ou du moins avait deviné, que ce n'était pas moi ! Après tout, est-ce qu'une personne froide viendrait le voir pour le remercier et lui demander si tout va bien avec un sourire ? Je ne pense pas alors rien ne servait de jouer une semi-comédie. Je lui souris légèrement, tentant à mon tour de prendre un air moqueur qui devait certainement échouer lamentablement « Tu aurais pu faire comme tout le monde et me laisser me débrouiller seule ! Mais j'ai plus l'impression que tu préfères faire dans l'originalité ! » Oui, ma moquerie devait avoir échoué lamentablement et laisser place à de l'amusement ! Tant pis, je suis trop fatiguée aussi bien physiquement que moralement pou rectifier le tir alors je continuais sur ma lancée « Mais ça fait bien deux fois ! Un peu plus et je pourrais croire que tu me suis !» Je pris un air suspicieux mais je m'amusais juste, je ne pensais pas que Joong Shi soit ce genre de garçon, ou bien qu'il soit le genre à s'intéresser à moi tout simplement !

Malgré mes plaisanteries, sa lèvre m'inquiétait vraiment et je voulais vraiment l'aider. Je m'avançais doucement vers lui et en cet instant, j'avais l'impression d'agir comme avec un animal sauvage qui est agressif seulement parce qu'il a peur mais qui dès qu'il a confiance, devient la créature la plus adorable au monde. Joong Shi était-il comme ça lui aussi ? Agissait-il ainsi parce qu'il avait peur ? Mais peur de quoi ? Et puis je le voyais mal être « la créature la plus adorable au monde », mais qui étais-je pour avoir des préjugés ? J'en souffrais déjà alors hors de question que j'en ai moi-même ! Je le regardais inquiète et m'avançais vers lui avec prudence. « Ta lèvre saigne, laisse-moi t'aider.» Je me doutais qu'il allait m'envoyer balader alors pour le convaincre, je rajoutais « Ce sera ma façon de te remercier pour les fois où tu m'as sauvé, je te promet de te laisser tranquille après ! » Je n'en avais pas réellement envie mais je venais de le promettre, je n'avais pas le choix ! Là, peut-être que cette idée lui plaisait, après tout, ne plus m'avoir dans ses pattes étaient certainement une chose qu'il voulait !
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Jung Joong Shi
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Lun 17 Sep - 9:47

Parfois, je me demandais si le corps humain n'était pas une grosse blague. Il pouvait être à bout de forces, quand une dose suffisante d'adrénaline l’électrifiait, alors il pouvait continuer à se mouvoir encore mieux qu'un corps en parfaite santé. Je me demandais assez souvent comment cela se faisait qu'un état mental soit capable d'autant influer sur notre corps - et finalement cela me ramenait à ma profonde théorie selon quoi le cerveau était ce qui dirigeait tout notre être. Des miraculés de maladie mortelles étaient sans doute des personnes au mental assez puissant pour vouloir rester en vivre, faire partir la maladie - et ainsi ils s'en sortaient. C'était sans doute pour ces personnes, aussi, qui parvenait à tenir trois ans de plus quand on ne leur donnait plus qu'une semaine de vie. Je ne savais pas vraiment, malheureusement pour moi, les études scientifiques n'étaient pas mon domaine. Mais j'étais profondément persuadé que l'envie, la volonté et la force mentale nous faisaient aller bien plus loin que nous permettait cette stupide enveloppe charnelle. Et donc que l'esprit l'emportait sur la matière. C'était à peu près ce qui m'arrivait à ce moment, pour être tout à fait honnête. Quand bien même je n'avais probablement aucun os cassé, j'étais persuadé de m'être déchiré un muscle sur le bras gauche, et je ne garantissais pas la blancheur de mon visage. Comme si je n'avais pas d'assez grosses lèvres comme ça, il avait fallu que ma lèvre inférieure gonfle sous les coups et s'ouvre afin de me faire saigner. De plus, j'avais pris tellement de coups au visage qu'il n'était pas impossible que plusieurs rougeurs se montrent sur mes fossettes et mes joues, juste avant de former des bosses d'ici quelques jours. Ah, j'allais vraiment être immonde. Et puis, si je m'en fiais à ce liquide mouillé que je sentais le long de mes tempes, alors peut-être que je devais avoir pris un sale coup par là aussi et que j'en saignais. Ce n'était pas vraiment douloureux, non, pas pour l'instant, du moins. En revanche, d'ici quelques jours, j'allais probablement en pâtir par de grosses courbatures ou d'autres trucs du genre ... enfin, cela dit, j'allais certainement me battre entre temps et aggraver l'état de mon corps. Au moins, le point positif dans tout cela, serait sans doute que je n'aurais aucune fille qui viendra m'aborder. Ou si elles viennent, elles ont décidément encore plus mauvais goût que je ne le pensais - voire pire. D'ailleurs, cela me prouverait aussi que ce ne sont que des êtres sauvages dépourvu de tout bon sens et qui ont leur cerveau placé pratiquement au même endroit que ceux des hommes, qu'elles méprisent tellement ... En parlant de demoiselles, j'en avais justement une sous mes yeux troubles, une que je connaissais plus ou moins. Que j'avais déjà vu, disons, et que je m'efforçais à éviter autant que les autres - en vain. Elle avait beau être fine et frêle, elle me tétanisait littéralement sur place, et j'ignorais s'il s'agissait de mes jambes qui commençaient à fléchir ou sa simple présence féminine qui me faisait cet effet. à travers mes yeux embués et troublés par un mal de crâne omniprésent, je la voyais bien. Avec ses longs cheveux et son visage arrogant. Oh, ce n'était pas qu'elle faisait quoi que ce soit pour être arrogante, non, ou tout du moins pas en ma présence, mais elle avait quelque chose en plus qui la rendait impertinente. Dans sa manière d'agir, de bouger, voire même de répondre. Et j'en étais terrorisé.

Que faisait-elle pour me paniquer ainsi ? Franchement, pas grand-chose, c'était même tout l'inverse. Contrairement à celles qui me suivaient et qui cherchaient sans cesse à m'approcher, toucher mon bras ou tout simplement se coller à moi, elle restait constamment à une distance raisonnable. Elle quémandait l'autorisation du regard - et ça me donnait presque envie de la lui donner. Mais je ne pouvais pas. Elle s’inquiétait pour moi, ce n'était pas la première fois, mais j'ignorais toujours si c'était par intérêt ou par simple altruisme. Jamais on ne pouvait prédire ce qu'il se passait dans le cerveau d'une femme. Et encore moins d'une femme qui a passé quelques années de sa vie dans un continent dont les coutumes sont radicalement opposées aux nôtres. Ce n'était pas qu'un cliché. Le futur poste qui m'attendait touchait également aux états-unis. Je connaissais un peu tout ce qui touchait ce pays et je priais les cieux pour ne jamais avoir à m'y rendre ou pour souffrir d'un certain racisme envers ma tête asiatique. Elles étaient toutes tant hystériques, tant tactiles. Elles étaient capables de faire des choses insensées à des chanteurs sur scènes, capables de se donner à n'importe qui, n'importe comment, n'importe où et n'importe quand. Elles étaient capable de, sans vous connaître, embrasser sans raisons, juste parce que vous êtes un peu mignons. Elles étaient vraiment capables de tout ! J'ignorais combien de temps June avait passé dans son pays natal, mais il était clair qu'elle avait une certaine notion de ces coutumes-là - et quand bien même elle s'était habituées aux coutumes coréennes ... elle avait tout de même un encrage bien spécialisé dans ce genre de chose. D'euphorie. De débauche. Toutes ces choses qui me dégoutaient, m'horripilaient, et me donnaient envie d'aller construire une maison sur le mont Fuji, sans personnes aux alentours. Peut-être allais-je réellement finir ma vie seul et frustré, comme tous le pensaient ? Honnêtement, cette perspective ne me faisait pas peur. En fait, plus le temps passait, plus j'y songeais assez sérieusement. Vivre seul, avec des chats, en haut d'une montagne ... Non, bon, je n'étais pas tout à fait fait pour la solitude ... Ne pensons pas au futurs, cela ne peut qu'apporter des malheurs, n'est-ce pas ?

Je ne comprenais pas pourquoi elle s'inquiétait pour moi. Pourquoi elle aurait préféré que je ne vienne pas l'aider et passe mon chemin. L'état dans lequel j'étais m'empêchais de réagir vivement, mais si j'avais pu, alors peut-être aurais-je voulu lui répondre quelque chose de véritablement cinglant. Était-ce une façon de remercier les gens, que de leur demander de passer leur chemin ? Si je n'étais pas intervenu au milieu de tout ce foutoir, peut-être aurait-elle eu le corps en aussi lamentable état que le mien. Voire pire, peut-être. Violée dans un coin ou je ne sais quoi d'autre. Je secouai la tête à cette idée, un haut-le-coeur venant surprendre mon estomac. De plus, était-ce réellement original que d'agir comme tous les hommes ayant un minimum de cervelle pour défendre des valeurs de respect ? Non, ce n'était pas original, c'était normal, logique. Et il sonnait anormal à mes oreilles que cela surprenne tant que cela. Je fronçai les sourcils. Malheureusement, cette fois, cela ne sortait pas de ses racines américaines, mais c'était devenu universel. Je ne savais pas si je devais en être rassuré ou pas. Un rictus d'incompréhension et d'amusement vint déformer mes traits lorsqu'elle prétendit que je la suivais hypothétiquement. Ah. Quel humour. Moi, suivre des filles, c'était vraiment la chose la plus drôle que l'on ne m'avait jamais dite. Si seulement elle savait, alors peut-être s'en mordrait-elle les doigts de gêne. Je ne trouvais pas nécessaire de répondre immédiatement, ma tête tournant trop fort pour me permettre de bouger. Néanmoins, je ne pus m'empêcher de rire doucement, d'un air moqueur, méchant, bien qu'aucune réelle méchanceté ne traversait mes pensées. Si elle était arachnophobe, serait-elle du genre à suivre les mygales ? Probablement pas. Cette situation était la même que la mienne. La différence près qu'il y avait entre les mygales et les femmes était probablement que les femmes étaient moins poilues que les araignées - et encore, ce n'était pas une vérité générale pour toutes. Quand bien même ses mots étaient plus ou moins tranchant, aucune colère ne transperçait réellement ses paroles. En fait, peut-être dirais-je qu'elle était presque contente de me voir, si j'osais. Mais je doutais que les filles - aussi inconscientes soient-elles - soient du genre à aimer coller un homme qui n'a de cesse de la repousser avec une délicatesse semblable à celle d'un pachyderme. Alors peut-être était-elle juste reconnaissante du fait que je la tire des ennuis, chaque fois ? Quand bien même elle était effrayante à mes yeux, elle avait au moins un certain sens de l'honneur et de la reconnaissance. Une plutôt bonne éducation. Ou un bon principe, tout court. Je m'arrêtais net de rire, lui lançant un regard empli de lassitude et de souffrance alors que des fourmis s'emparaient de tout mon corps. Bien sûr, avant de s’inquiéter de mon état, elle avait tenté de s'approcher - et cela ne m'avait pas échappé. Je voulus bouger, mais l'adrénaline retombant et le vent venant subitement agresser ma peau me fit grimacer de douleur alors qu'un gémissement s'échappait de mes lèvres, suivi d'un sourire moqueur envers moi-même. Quel con. J'avais trop forcé. Et le pire, c'est que ce n'était même pas pour impressionner la gente féminine. Elle renchérit en disant que ce serait sa façon de me remercier pour les deux fois où je l'ai tiré d'une mauvaise posture. Deux fois en deux ans ... Je ne pouvais pas m'empêcher de penser que j'avais probablement dû rater quelques agressions, au milieu de tout cela.

Je l'aurais repoussée volontiers, mais je n'en avais simplement pas la force. Je me frottai la nuque avec ma main droite, soupirant de douleur de poser mes doigts sur mon front. Fatigué. Mes membres tremblaient à l'idée qu'elle ne me touche, ma peau se mit à frissonner, pourtant j'étais trop mal pour la repousser comme je l'aurais voulu, et une aide ne serait pas de refus. Je n'avais qu'à me dire qu'elle était Hitomi. Elle était Hitomi. Elle ne me voulait pas de mal, au contraire, elle n'allait rien me faire de vicieux. Elle s’inquiétait, elle était adorable. Elle était Hitomi. « d'accord ... » soufflai-je en un murmure avant de me laisser tomber contre la porte, m'asseyant par terre. Le visage relevé vers elle avec les cheveux tombant sur le visage, je tendis la main dans les airs un peu au hasard afin qu'elle l'attrape, mais la laissai retomber sur le sol lourdement à cause d'un certain manque de force. « aish, on peut dire dans le sens propre du terme que tu me fais perdre la tête. je ne te suis pas, je ne vois pas pourquoi je le ferais. c'est pas franchement comme si j'étais intéressé par toi. » me rendant compte que c'était un peu trop violent peut-être, je grimaçai en soufflant. Cette douleur, c'était insupportable. J'aurais aimé me jurer à moi-même que plus jamais je ne me battrai contre quelqu'un, mais je savais pertinemment que je recommencerait dès lors que quelqu'un se ferait agresser. Et rien qu'avec June, je pensais avoir encore pas mal de boulot. Peut-être qu'un jour, je devrais me contenter de leur parler sérieusement avant de les envoyer définitivement à l'hôpital. Mais ce n'était ni pour aujourd'hui, ni pour plus tard. Je ne voulais pas la suivre, c'était insensé. Cette douleur me lacinait le bras gauche, on avait vraiment dû me déchirer un muscle ou me faire une entorse ou ... ou quoi, d'ailleurs ? Je m'en tape. Il fallait juste faire quelque chose pour ce sang. Quand bien même je ne pissais pas le sang comme dans les grands films, si cela continuait, j'allais sérieusement perdre connaissance. Pas dormi depuis quelques jours, pas franchement mangé non plus, il n'allait pas m'en falloir beaucoup avant que je ne sombre dans un profond sommeil. Je ne voulais pas me retrouver à l'infirmerie. Avec toutes ces femmes, ces piqûres et ces aiguilles. Okay, je n'avais pas peur de la médecine. Mais ces femmes, que faisaient-elles avec leurs trucs pointus qu'elles injectaient dans nos veines ? argh. « ... enfin, je veux dire. tu me connais pas, je ne te connais pas, je ne vois pas pourquoi je te suivrais, comme ça, sans raison. suivre les filles, c'est pas un truc qui m’intéresse quand je ne les connais pas. j'suis pas. j'suis pas ... on s'en tape, je te suis pas. en revanche, je serais curieux d'entendre pourquoi est-ce qu'ils ne se contentent pas de te laisser tranquille une bonne fois pour toutes. qu'est-ce que tu leur a fais, à ces pauvres mecs ? t'es foutue comme une chips, je doute que tu leur aies collé la raclée de leur siècle. j'suis même pas sûr d'en être capable moi-même. » pourquoi étais-je tant éloquent aujourd'hui ? c'était simple. J'essayais de faire fuir ce stress, cette peur. Elle allait s'approcher, elle allait me toucher, et il fallait que je me concentre absolument sur quelque chose d'autre, et que j'oublie que j'étais là, sur le toit, seul face à une fille.

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silly girls, they lovin' me so much. you can look what you can't touch and if i had a dime for every single time these girls stop and stare, i'd be a billionaire.
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Baek June
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Lun 17 Sep - 12:08

Certains pensent que la Vie nous envoie tout un tas de signes, que ce soit pour faire des choix, pour se rendre compte à quel point nous aimons une personne, ou pour nous avertir d'un danger. Une fois de plus, je faisais partie de ces personnes qui y croient que lorsque ça les arrange, comme le paradis, Dieu, l'amour etc... Je ne croyais pas à ces «signes», je me disais que tout était dû au hasard, qu'aucun événement de ma vie n'avait été planifié dès ma naissance par une quelconque force divine. Je trouvais ça triste le fait de penser que quoique l'on fasse, rien ne pouvait l'éviter, de se dire que notre vie est tracée et que nous n'avons plus qu'à suivre ce chemin, en simulant des difficultés pour se convaincre d'avoir choisi seul sa propre voie ! J'avais soif de liberté et l'idée que je n'avais qu'à me plier à mon destin n'était pas envisageable ! Et pourtant, en cet instant, je me demandais si ce n'était pas un signe ! Il m'avait de nouveau aidé mais se retrouvait blessé et mon côté altruiste m'interdisait de le laisser là mal en point ! Etait-ce donc un signe de faire des études de sciences et donc de savoir exactement quoi faire pour l'aider ? Pff ! Cette idée était totalement stupide ! Ce n'était que du hasard et rien d'autre !
Je savais que je me devais de garder mes distances mais le voir dans cet état était une chose dure pour moi ! Je savais que je pouvais l'aider mais je ne pouvais rien faire tant qu'il ne voudrait pas ! Si ça ne tenait qu'à moi, j'aurais accouru à ses côtés et l'aurais soignée dans la minute qui suivait ! Son visage était remplis de rougeurs qui allaient se transformer en bleus, sa lèvre saignait et il saignait légèrement au niveau de la tempe, il avait bien était amoché et je pariais qu'ils devaient être blessé autre part ! Vu les dégâts, ce n'était pas durant mon sauvetage qu'il les avait subi, mais avant ! Je soupirais car je comprenais que je lui étais encore plus redevable ! Il aurait vraiment dû me laisser et s''occuper de lui plutôt que de venir !

Pendant que je parlais, j'essayais de voir ne serait-ce qu'un petit sentiment mais à part la froideur et la moquerie, il n'y avait pas grand chose ! Il riait mais ça n'avait rien d'un acte gentil, mais une fois de plus de moquerie ! J'avais beau faire preuve de douceur et de délicatesse, son comportement commençait peu à peu à m'irriter ! Ce serait tellement plus simple pour nous deux de me laisser l'aider comme ça, nous n'aurions plus aucunes raisons de se côtoyer, n'était-ce pas ce qu'il voulait ? Il s'arrêta de rire et me lança un regard las et remplis de douleur ! Qu'est-ce qui l'empêche de me laisser l'aider ? Je voyais qu'il souffrait et je forçais mes pieds à rester à leur place ! Etait-il trop fier pour admettre qu'il avait besoin d'aide ? Bien qu'il ait l'air d'une personne remplie de fierté, ce n'était pas cela ! Sa réaction violente de la dernière fois n'avait rien à voir avec la fierté masculine ! Il y avait autre chose mais je n'arrivais pas à mettre la main dessus ! Je me sentais frustrée, ce garçon était tellement compliqué à déchiffrer ! Bon, dernière proposition et s'il refuse, c'est que c'est un cas désespéré en plus d'être une vraie tête de mule ! Il se frotta la nuque, sembla réfléchir puis lâcha « d'accord ... » avant de se laisser tomber contre la porte, certainement épuisé ! Ce n'était qu'un murmure mais je l'avais bien entendu ! J'ouvris de grands yeux, je ne m'attendais pas à ce qu'il accepte aussi facilement ! Je m'attendais à me faire refouler et à devoir insister encore et encore. Il tendit son bras vers moi avant le laisser retomber ! « aish, on peut dire dans le sens propre du terme que tu me fais perdre la tête. je ne te suis pas, je ne vois pas pourquoi je le ferais. c'est pas franchement comme si j'étais intéressé par toi. » Je le savais bien qu'il n'était pas intéressé par moi mais ma fierté, et oui, en pris un sacré coup ! Ce n'était jamais agréable d'entendre dire ça, surtout quand on était une fille comme moi, ayant peu d'estime d'elle-même, alors là il venait de la réduire à néant. Je baissais les yeux, quelque peu honteuse d'avoir évoqué le sujet plus tôt. « ... enfin, je veux dire. tu me connais pas, je ne te connais pas, je ne vois pas pourquoi je te suivrais, comme ça, sans raison. suivre les filles, c'est pas un truc qui m’intéresse quand je ne les connais pas. j'suis pas. j'suis pas ... on s'en tape, je te suis pas. en revanche, je serais curieux d'entendre pourquoi est-ce qu'ils ne se contentent pas de te laisser tranquille une bonne fois pour toutes. qu'est-ce que tu leur a fais, à ces pauvres mecs ? t'es foutue comme une chips, je doute que tu leur aies collé la raclée de leur siècle. j'suis même pas sûr d'en être capable moi-même. » C'est ça, rattrape toi, c'est trop tard de tout façon ! Parler de moi ? Pas sûre que je le veuille mais je voulais qu'il me fasse confiance, j'aurais à répondre à ses questions dont moi-même je n'étais pas sûre de la réponse. Je relevais mon sac que j'avais jusque là laissé trainer au sol et vérifiais que j'avais de quoi le soigner. Étant une étudiante studieuse, j'avais toujours un kit de premiers soins sur moi et j'étais bien contente de l'avoir sur moi ! Je souris en l'entendant me comparer à une chips, c'était nouveau. Je relevais la tête et souris légèrement. Je m'avançais légèrement et l'interrogeais du regard, lui demandant mentalement s'il était sûr ! Ayant plus l'habitude de me faire refouler, je voulais être sûre de ne pas faire une bêtise.

Je m'assis près de Joong Shi en respectant une distance entre nous et ouvris la petite boîte. Tandis que j'appliquais du désinfectant sur un coton, je lui répondis « Une chips ? C'est particulier ! D'habitude on dit brindille, fil de fer mais pas une chips ! » Je souris avant d'enchainer « Je pense que si tu avais été en meilleure condition, tu aurais pu leur mettre une raclée, mais ne tentons pas le diable ! » Je ne voulais pas qu'il pense que je l'incitais à les défigurer dès qu'il irait mieux, ce qu'il avait fait aujourd'hui était suffisant ! Je relevais la tête et examina son visage, il était surtout empli de futures bosses et bleus, pas trop de plaies sauf sur sa lèvre et sur le front. Je me concentrais d'abord sur sa lèvre, sachant qu'avoir le goût du sang ne devait pas être très agréable, mais reposais le coton, le désinfectant n'était pas une bonne idée à cet endroit ! A la place je pris un mouchoir et ma bouteille et l'imbibais d'eau. « Je te préviens, ça risque de piquer.» Je ne lui laissais pas le temps de parler que je frottais délicatement le mouchoir contre la coupure, histoire d'enlever le sang. Je coupais un morceau de mouchoir et le mit sur la plaie. « Laisse le mouchoir là pour l'instant et je te passerais mon baume à lèvres dès que ça aura cicatrisé, ça hydratera la cicatrice ! Maintenant le front !» lui dis-je en souriant. Je repris le coton et l'appliquais sur la plaie. Je savais que ça piquerait plus que la lèvre mais je ne voulais pas le regarder. Il fallait que je parle pour lui faire penser à autre chose.

Je savais qu'il attendait une réponse à sa question mais étais-je capable de répondre à cela ? Je ne connaissais pas leur réelles raisons ! Jalousie ? Plaisir ? Je ne savais vraiment pas et ça me rendait folle en quelque sorte ! J'en avais marre de me poser la question tous les jours en les voyant arriver vers moi ! S'ils m'expliquaient, peut-être pourrais-je m'améliorer quoique pourquoi m'améliorer pour eux ? Autant rester moi-même ! Je soupirais légèrement avant de parler d'une voix douce « Je ne sais pas. Je ne sais pas pourquoi ces gars en ont après moi ! Enfin si ! Je le sais depuis que je suis arrivée à Busan mais la raison a dut changer depuis ! Avant, c'est parce qu'on me traitait de fille froide et hautaine parce que je venais des États-Unis, mais c'était faux et je leur disais ! Mais j'ai fini par me lasser et à devenir cette personne qu'on me reprochait d'être ! Mais maintenant, je pense que ce n'est qu'une excuse pour me persécuter ! Faut-il toujours une raison à cela ? » Je soupirais de nouveau et murmura pour moi-même « Les êtres humains sont si cruels !» Je préférais nettement la présence des animaux, ils n'étaient pas aussi mauvais que l'homme, ils n'avaient aucune conscience du bien et du mal et ses actes étaient justifiés par leur instinct ! Aucun sentiment d'égoïsme ou de cruauté n'émanait d'eux !

Je terminais de nettoyer la plaie et sortis un pansement et l'appliqua sur son front. J'avais beau prendre des initiatives, il n'empêche que chacun de mes gestes étaient précédés par un regard quelque peu inquiet vers Joong Shi. J'avais toujours cette crainte de faire quelque chose de travers et qu'il me rejette ! Je regardais les bleus sur le visage de Joong Shi et me dis qu'il lui faudrait de la glace. « Je n'ai pas de glace sur moi mais si tu veux, tu n'as qu'à mettre un mouchoir mouillé, ça te fera du bien je pense !» Un sourire doux s'afficha sur mon visage et une question surgit dans mon esprit, comment s'était-il blessé avant de me sauver ? Ça avait l'air grave, dans quoi avait-il été impliqué ? Je regardais ses expressions et je pouvais voir qu'il souffrait et ça ne venait pas que de ses coupures. « Tu es blessé quelque part ?» lui demandais-je soudainement puis avec un peu plus d'hésitations «Je peux vérifier s'il n'y a rien de grave...enfin si tu veux bien sûr.» Je ne voulais rien lui imposer, sachant que ça réduirait la distance entre nous. Je me mis en position tailleur en face de lui et le regardais, guettant ses réactions. J'étais trop curieuse alors je posais ma question « Tu étais blessé avant de venir m'aider...Comment est-ce arrivé ? » J'espérais ne pas avoir mis les pieds dans le plat.
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Jung Joong Shi
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Lun 17 Sep - 20:04

Bien entendu qu'elle ne s'était pas attendue à ce que je cède à sa requête si vite. Celle de me soigner. Je passais le plus clair de mon temps à éviter tout ce qui m'était physiquement étranger, quel que soit mon état. Même si j'étais davantage pitoyable que l'état dans lequel j'étais, je refusais toujours la compagnie ou l'aide féminine. Mais là, non. Pourquoi ? eh bien, je suppose que l'on a pas à se justifier de toutes nos actions. Ses yeux chocolatés s'ouvrirent et s'écarquillèrent d'une manière qui me fit presque rire. Non, elle ne s'attendait vraiment pas à ce que je dise oui. Peut-être avait-elle des préjugés sur moi ? Bof, cela ne m’inquiétait pas des masses, j'avais toujours été curieux de savoir ce qui se disait sur moi, en un certain sens. Pas parce que je voudrais contredire ce qui se dit, mais parce que je voulais savoir ce que reflétait mon attitude. Un connard, sans l'ombre d'un doute. Mais de toutes façons, j'en étais un. Enfin, j'agissais comme tel, en tout cas. Et cela ne me dérangeait pas que l'on me perçoive ainsi. Je pensais très ... stupidement, il faut dire, que cela aurait un effet répulsif sur les femmes, mais c'était faux. En fait, plus tu étais con, plus tu les attirais. Encore plus efficace que ce déodorant qui prétend attirer à toi même les anges les plus purs. Et là, en l'occurrence, j'en avais un juste devant moi. Mais ce n'était pas mon côté ... étrange qui l'amenait à moi, non. C'était moi qui venais à elle. Sans cesse. Inlassablement. L'inverse ne se produisait pas. Ou s'il se produisait, c'était parce que toujours j'avais été amené à elle en premier. Je tombais toujours sur elle. Mais uniquement lorsqu'elle en avait besoin. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Actuellement, cela voulait dire que j'avais besoin de beaucoup de repos. Toujours était-il que cette nana était pour le moins étrange. Franchement, de nos jours, qui a une trousse de secours sur soi ? Même les élèves de médecine en avaient rarement dans leurs sacs. Dans leurs piaules peut-être, mais jamais dans leurs sacs. Et ça, ça voulait dire quoi, au juste ? Que j'avais du bol, juste. Et qu'elle pourrait si justement rembourser ce que je lui avais donné. Même si, franchement, courir n'était pas la chose la plus dure qu'il y ai à faire, en soi. Elle aurait très bien pu le faire elle-même. Le soucis aurait été de passer entre ces espèces de frigos qu'étaient ses agresseurs. Mais puisqu'elle était encore plus fine et légère qu'une plume, je ne doutais pas sur ses chances de réussites. Enfin, il était toujours plus valorisant pour un homme de se vanter d'avoir secouru une fille plutôt que l'avoir vue s'échapper en restant les mains dans les poches. Elle s'approcha avec ce qui ressemblait fortement avec de la peur au ventre. Même si cela me plu d'inspirer de la peur - elle n'allait pas me coller comme les autres - je ne comprenais pas pourquoi elle avait peur de moi. N'était-ce pas moi qui la tirais des ennuis ? Certes, je n'étais pas l'homme le plus aimable du monde à chaque fois et, certes, je la repoussais souvent. Elle, comme toutes les autres, mais je ne pensais pas faire quoi que ce soit qui puisse inspirer de la peur chez elle. Ce n'était pas vraiment de la peur, mais plutôt de la méfiance. Ah, après tout, elle faisait bien de se méfier de moi. N'étais-je point le garçon sauvage qui ne voulait approcher les êtres humains au sens général du terme ? Celui qui lançait des regards glacés même aux filles, et celui qui trouvait toujours le temps de coller une droite à un garçon qui me prenait la tête pour un quelconque prétexte ? Je n'étais pas fréquentable - et je m'en foutais. Je préférais la solitude à la trop grande popularité. D'ailleurs, je n'étais pas populaire. Ou peut-être un peu pour mon physique - mais ce n'était pas de la popularité, c'était plutôt du ... comme j'aimerais me le taper, celui-là. Répugnant.

Ma remarque à propos de son corps frêle et fragile sembla l'avoir amusée. Ce n'était pas le but recherché, beaucoup prenaient mes paroles de travers et s'offusquaient. Mais il y avait une raison pour laquelle je n'avais pas parlé de brindille ou de bout de fer, elle ne semblait pas l'avoir saisie. Premièrement parce que cela ne m'était pas vraiment venu en tête à cause de son côté non-attrayant, et secondement ... parce que justement, une chips était quelque chose dont on avait facilement envie. Et elle était le genre de fille dont on pouvait avoir assez facilement envie. Suffisait simplement d'ouvrir les yeux et de passer outre ces yeux qui fixaient souvent le vague. M'enfin, cela, je n'allais probablement pas le dire. Afin qu'elle ne pense pas à mal mes intentions. Cela allait être vraiment gênant, si cela continuait ainsi. Et là voilà qui gonflait mon égo. Moi ? Capable de battre ses brutes en deux temps trois mouvements dans un meilleur état ? Oh, je n'en savais trop rien. Mais avoir une demoiselle qui flattait votre égo était toujours quelque chose de bon. Surtout quand vous étiez un homme. Le genre qui tient quand même pas mal à sa fierté, et qui, même mal en point, ne retient que le fait qu'il a gagné et a envoyé quelqu'un plus à l’hôpital. En parlant d'hôpital, en voilà une jolie apprentie-infirmière qui tentait de me soigner comme elle le pouvait. Je l'observai m'examiner avec une certaine aisance. Avait-elle déjà fait cela avant ? Probablement, même si en médecine on ne leur apprenait que la théorie avant de les mettre en internat sur la pratique, ce qu'elle avait à me faire ne devait pas relever d'un bac + 13. Soigner des plaies, éponger des bleus ... Pas vraiment compliqué, en soi. Cela dit, inconsciemment je préférais qu'elle me le fasse plutôt que moi-même. J'étais le genre de gars qui mettait n'importe quoi sur mes contusions en partant du principe que si cela me faisait mal, ça allait forcément guérir plus vite. Quelle idée. Bon, je n'avais pas confiance en une infirmière, ni en une femme. Mais aucune aiguille n'était visible, et aucun trait de visage machiavélique ne transperçait sur sa coquille froide. Tant mieux. Je n'étais toujours pas à l'aise, mais cela allait m'éviter d'avoir le spasme suprême qui allait pousser sa main loin de mon corps, tremblant de rage et de peur. C'était stupide. Comment pouvais-je avoir peur de ces choses ? Ces choses douces et chaleureuses et ... Bon, certes, bizarre, mais pas bien méchantes. Du moins, pas toutes. Eh bien, il s'agissait d'une phobie. Comme une personne qui aura peur des papillons de nuit pourtant inoffensifs n'aura aucune justification à fournir, je n'avais aucune justification à fournir. Les femmes étaient mes papillons de nuit, voilà tout. Sauf que, voilà, pile au moment où je commençais à me détendre, elle prononça LA phrase qu'il ne fallait pas dire. Surtout pas à moi. ça va ... piquer ? Oh, non, je n'avais pas peur de la douleur mais. C'était elle qui me voulait du mal, j'en étais sûr. Elle était une groupie de ma personne qui était déçue du fait que je n'ai pas répondu favorablement à ses demandes et qui comptait me poursuivre jusqu'à ma mort. Elle allait me faire souffrir, me torturer, me battre ! Là, que j'étais en position de faiblesse, elle avait l'avantage. D'ailleurs, le fait que ses "agresseurs" ne nous aient pas suivis ne signifiait pas qu'elle avait tout monté de toute pièce pour m'avoir ? et j'avais marché comme un con ! Quel abruti ! J'allais être torturé par cette nana, et incapable de m'en défendre, surtout ! Ah, monde cruel. Hitomi-sama, pourquoi m'avez-vous trompé sur la gente féminine avec vos douces manières et votre affection pour ma personne, hein ? Pourquoi ? ... Je fronçai les sourcils en fermant les yeux, prêt à recevoir mon horrible châtiment.
Oui, j'étais relativement con d'avoir cru l'espace d'un instant qu'elle me voulait du mal. Mes pensées étaient très aléatoires concernant les femmes. Je tentais par mille moyens de me persuader qu'elles ne me voulaient pas de mal, mais dès que quelque chose de travers se présentait à moi, je me mettais à recommencer à avoir plus peur qu'un agoraphobe en plein milieu de Paris. Un petit bout de tissu sur le bord de ma lèvre et je rouvris les yeux, timidement. Voilà, je passais pour un crétin. Je détournai les yeux, embarrassé, alors qu'elle disait vouloir me mettre du baume à lèvre. Je fronçai les sourcils, voulu riposter, mais me ravisai rapidement en me renfrognant. Pourquoi allais-je me faire passer ? Avec du baume à lèvres féminin ? ehw ... mais bon, si cela me faisait guérir plus vite, c'était tant mieux. Quoi que. Ce n'était pas vraiment comme si je me servais de mes lèvres pour autre chose que me mordre dès que quelqu'un approchait. Cela ne faisait pas mal. Cela allait. Je la regardai avec de grands yeux enfantins, quelques peu admiratifs aussi. La médecine était très loin de mon domaine, car je l'estimais bien plus compliqué que tous ces courts d'économie. L'économie c'était ... facile. Un peu trop facile. La médecine, c'était inaccessible pour les gens comme moi. Pour ceux qui n'utilisaient leurs poings que pour frapper, pas pour ramener à la vie. Je fronçai les sourcils et grognai dès lors que le désinfectant se mit à toucher mes plaies. C'était moins drôle, là. Bon, c'est vrai, j'exagérai un peu. Je n'agonisais pas vraiment, mais ce n'était tout de même pas agréable. Toutefois, cela ne méritait pas de grosses grimaces et des gémissements de souffrance. Pourtant, parce que j'avais envie de l'embêter, je me mis à gesticuler comme un gamin et prétendant souffrir le martyr. Soit elle tombait dans le panneau, soit pas, mais étrangement, cela me faisait du bien de gémir, comme ça. Rien à voir avec le sens sexuel du terme, mais. Je ne savais pas. J'aimais bien. Puis je m'arrêtai quand elle commença à m'expliquer son léger problème relationnel. Des gens qui n'aimaient pas les filles prétendues hautaines et froide ? J'eus un rictus qui m'arracha une grimace. Oui, bon. Je n'avais pas mal, mais cela tirait tout de même quand je remuais la bouche. Ces gens étaient si stupides. Se mettre à agresser quelqu'un pour cette si simple raison ? Devrais-je me mettre à les agresser, moi aussi, car leur imbécilité n'avait d'égal que leur évident manque de confiance en eux ? Non mais franchement, qui de nos jours était capable d'agresser des personnes pour si peu ? Leur mentalité m'échappait tellement. Je la regardai toujours finir son petit monologue, puis son soupir vint caresser mes joues avant qu'elle prononce cette simple petite phrase qui me fit baisser le regard vers mes propres mains. Les humains cruels, hein ? Elle était très loin d'imaginer à quel point je la comprenais et à quel point j'en souffrais, moi aussi. à quel point je compatissais. Les humains étaient cruels, et jugeaient sans connaitre. C'était presque drôle de voir à quel point je me retrouvais en elle. à un degré différent, certes, mais c'étaient les même sentiments. Ceux avec lesquels on se levait le matin, ceux qui nous pesaient sur les épaules toute la journée, ceux qui s'échouaient sur notre lit avec nous ... Ceux qui ne partiraient jamais, en fait. La colère était quelque chose qui allait et venait, comme l'amour de toutes façons. Mais ceux-là ... ils vous poignardaient en plein cœur et ne se retiraient jamais. Ils continuaient encore et encore à vous lacérer le corps et le cœur jusqu'à ce que plus jamais vous ne soyez capables de vous relever. Oh, oui, les humains étaient cruels. Mais les humains étaient aussi le meilleur remède contre leur propres fautes.

Elle articula quelque chose que je n'entendis même pas, dans mes pensées, après l'avoir sentie poser quelque chose sur mon front. L'abandon était la pire chose au monde. J'eus un rictus moqueur. Contre moi-même. En dix-neuf ans, je n'avais jamais été capable de passer à autre chose. Comment pouvait-elle croire l'espace d'un instant que j'étais un garçon fort qui pouvait mettre tout le monde au tapis sans trop d'efforts alors que, chaque matin, me mettre debout sur mes pieds était la chose la plus dure au monde ? Se mettre debout en essayant d'ignorer cette voix en arrière-plan qui te rappelle comment tes parents n'ont jamais voulu de toi, combien tu n'as jamais été désiré ... Combien tu es une erreur, pour faire simple. Je relevai les yeux vers elle, et vis son sourire. Et elle ? Comment elle faisait pour sourire, sans cesse ? Comment faisait-elle pour trouver la force d'illuminer son visage de la sorte ? Moi, j'en étais incapable. Dans le fond, j'étais si faible. Si pitoyable. Elle me posa une multitudes de questions auxquelles je ne voulais même pas répondre et continuai de la fixer dans les yeux en exprimant rien autre que ... rien. Je ne savais pas vraiment ce que je devais refléter, à cet instant. La compassion des même ressentis ? La souffrance qui se cachait en face de moi ? L'habituelle indifférence qui ne me quittait plus ? La peur qui secouait encore mes membres ? Et d'ailleurs, comment diable pouvais-je avoir peur d'une fille pareille ? Plus qu'un simple papillon de nuit, elle était un papillon coloré qui voletait dans le ciel gaiment sachant son triste destin. Comment est-ce qu'elle y arrivait ? J'avais envie de rire. Rire à gorge déployée. Mourir de rire, littéralement. J'étais tellement pathétique. Et elle était tellement ... tellement ...
Je levai rapidement mon bras droit et l'attrapai d'un coup sec afin de l'attirer à moi. Je n'étais vraiment pas doux. Comparé à elle. C'était maladroit et peut-être un peu violent. j'étais affalé, assis contre la porte, les jambes écartées. Elle, assise en tailleur. Et je venais d'attraper son bras afin de la tirer vers moi. Elle tomba sur mon torse, comme espéré, et je grimaçai de douleur en émettant aucun bruit. Oh, non, elle n'était pas lourde, mais je me faisais mal tout seul, comme un abruti. Je posai ma main sur ses reins et remontai la gauche sur sa nuque, caressant ses cheveux avec une certaine difficulté. Mon bras gauche me lançait et me faisait mal. Mais dans l'état actuel des choses, je m'en tapais royalement. Sa tête était contre ma clavicule, son corps contre le mien. Il était presque évident qu'elle était capable de sentir le tremblement de mes membres. Quelle excuse allais-je pouvoir lui fournir, au juste ? Celle là : « j'me les pèle. » Et dans un langage avec lequel on s'adresse à une demoiselle, sinon c'était moins drôle. Je posai ma joue contre sa tempe et fermai les yeux. Ce n'était pas si terrible de toucher une fille, après tout. Tant qu'elle ne se mettait pas à vouloir me déshabiller - ou me courir après en étant elle-même déshabillée ... Bon. Je n'allais pas guérir comme ça. J'avais déjà envie de la repousser. Mais une petite voix à l'intérieur de ma tête me disait de rester comme ça encore un peu. Juste un petit peu ... J'espérais ne pas lui avoir fait mal. « j'fais partie de la mafia japonaise, alors tu sais, c'est une bataille de clan ... » j'entrouvris un œil, guettant la moindre réaction, puis souris doucement avant de reprendre. « non, c'est rien. c'est juste un pauvre con qui m'a gonflé. d'ailleurs, quand tu seras médecin - enfin, si tu veux le devenir - je pourrais t'envoyer plein de mecs tuméfiés. et j'espère que tu me donneras un pourcentage sur ton salaire. » J'ignorais si elle savait que j'utilisais beaucoup de sarcasmes pour parler, mais elle devait savoir que je n'étais pas vraiment sérieux - sauf sur la première partie de la phrase. Il n'y avait rien d'intéressant. Il m'a cherché, je lui en ai collé une, fin de l'histoire. Je n'avais pas envie de raconter mon passage de deux heures dans le centre de détention avec Hitomi-sama qui apaisait les cœurs de tout le monde. Pauvre d'elle. Au fond, elle devait vraiment avoir envie de venir à Busan pour me remettre dans le droit chemin. Je me décollai de June afin d'essayer de capter son regard, et vins poser mes lèvres contre ses tempes en vérifiant de ne pas lui laisser quelconque traces rouges sur sa peau si blanche, si fine. « considère ça comme un remerciement et ... profite, parce que je ferais jamais ça deux fois. » soufflai-je en murmurant, continuant de la regarder dans les yeux et ignorant ce long frisson qui me brûlait l'échine. Je me forçai à la tenir contre moi. Mon mental le voulait, mais pas mon corps. L'esprit allait-il encore une fois l'emporter sur la matière ? Je levai les yeux vers le ciel, remontant ma main de ses reins à sa joue, la caressant du bout de mon pouce.

« je me bats souvent quand je suis de mauvaise humeur. je pars au quart de tour. sinon, en général, je ne me mêle dans les bagarres que quand une fille est au milieu. je passe mon chemin si c'est un homme. je supporte pas l'idée qu'on s'en prenne à une fille sans défense. une vision machiste, tu dois croire ? pas tellement, disons plutôt qu'il est quand même vrai que les femmes ont un désavantages face à nous dans la force physique. mais vous avez récupéré des neurones en plus. quoi que ... pas toutes. je ne comprends pas le concept de martyriser une femme, et quand j'entends des histoires de viol ou de harcèlement sexuel - alors, je deviens relativement violent et je sors en ville pour me défouler et taper sur le premier qui me regarde de travers. et le plus drôle dans tout ça, c'est que ... » je me stoppai net. Non, je n'allais pas lui dire que le plus drôle dans l'histoire était que j'avais une peur horripilante des femmes et que je fermais la porte de ma chambre à double-tour de peur qu'une entre par effraction. « c'est que la violence n'engendre que la violence. mais qu'une fille comme toi, une chips comme toi, je ne peux pas simplement passer à côté en espérant que tu vas réussir à t'en sortir toute seule, à leur échapper parce que tu es rapide à la course; parce que ... » Je baissai le visage vers elle, plongeai mon regard dans le sien, et laissai glisser ma main droite sur sa main, serrant son poignet entre mes doigts. « une chips, ça se casse en deux en un claquement de doigt. »

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silly girls, they lovin' me so much. you can look what you can't touch and if i had a dime for every single time these girls stop and stare, i'd be a billionaire.
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Baek June
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Mer 19 Sep - 17:25

Je souris. J'étais attendrie devant Joong Shi, il me faisait penser à un enfant qui se donner un air dur mais qui avait peur du monstre sous son lit au final, comme tous les autres enfants. Joong Shi se donnait des airs de garçon froid et dur, n'exprimant aucun sentiment mais il se retrouvait à fermer les yeux, appréhendant les picotements, comme le ferait la plupart d'entre nous. Je faisais donc encore plus attention dans la douceur de mes gestes, je ne voulais pas être brusque. J'appliquais fière de moi un mouchoir sur la lèvre et le vit rouvrir les yeux, timidement. Pour lui montrer qu'il n'y avait aucune raison d'avoir peur, je lui souris. L'idée du baume à lèvres n'avaient pas l'air de lui plaire mais il ne dit rien, peut-être qu'il acceptait le fait que c'était un moyen plutôt rapide pour guérir. Je me sentais gênais sous le regard quelque peu admiratif de Joong Shi et baissais les yeux. Je n'étais pas habituée à ce qu'on réagisse comme ça avec moi, on avait plus tendance à me remercier rapidement sans réellement porter grande attention à mes gestes. Ses grognements me firent légèrement sursauter, j'avais réellement peur d'y être allée un peu fort et de le faire souffrir mais en l'observant bien, je voyais qu'il exagérait, ce qui me détendit et me fit également sourire. Il n'était pas la même personne qu'il prétendait être. Certes, il était peut-être réellement froid mais il n'était pas sans sentiments avec un coeur de glace, il pouvait être gentil. Après tout, me sauver était un acte de gentillesse et peut-être que je le considérais comme mon héros, une personne que j'admire. Je lui parlais de mon problème, chose que je ne faisais pas d'ordinaire, j'étais plus du genre à tout garder pour moi mais avec lui, je n'avais pas d'autres alternatives, il fallait que je parle pour qu'il me fasse confiance. Pourquoi ? Je ne savais pas vraiment mais je le sentais. Et puis parler faisait naître en moi un sentiment de légèreté, un poids un moins sur mes épaules. Juste pour un temps éphémère, Joong Shi était devenu l'oreille à laquelle je me confiais et demain il redeviendrait le garçon froid qui chercherait à m'éviter, mais ça m'allait ! Si je pouvais me libérer le temps d'un après-midi, ça m'allait bien, c'était même plus que ce que j'aurais pu vouloir.

Il ignora mes questions mais me fixait. Je n'étais pas du genre à rester là, sans bouger et attendre qu'il change son regard de direction alors je baissais les yeux. Ce n'est pas que je ne supportais pas qu'on me fixe dans le blanc de l'oeil mais plus que j'avais l'impression que si on me fixait longuement, on pourrait lire en moi comme dans un livre ouvert, et l'idée d'être mise à nue m'embarrassait plus que tout. Ne disait-on pas que les yeux étaient le miroir de l'âme, on pouvait y lire nos émotions, notre caractère et nos sentiments ! Si nous étions quelque peu attentifs, nous pouvions constater à qui nous avions affaire et ça me faisait flipper ! J'avais peur qu'on ne voit dans mes yeux que de l'arrogance et de la froideur, ce n'était pas moi ! Cette June-là n'était qu'une façade, une mascarade qui faisait tout de même partie de moi, mais une mascarade quand même ! Je relevais ma tête et regardais dans les yeux de Joong Shi, à la recherche d'un quelconque sentiment mais c'était tellement confus, c'était comme s'il n'y avait rien, que ça ne lui faisait ni chaud ni froid ! L'avais-je donc ennuyé avec mes histoires personnelles ?

Je baissais la tête puis je sentis qu'on me tirait en avant et avant de pouvoir réagir, de me rattraper, je me trouvais sur Joong Shi et je sentis une de ses mains se posais sur le bas de mon dos et l'autre me caresser mes cheveux, comme s'il voulait me serrer contre lui mais il n'exerçait aucune pression. J'étais complètement tétanisée ! Je ne savais pas quoi faire, je n'osais pas faire un seul mouvement alors je restais là, ma tête contre son torse. « j'me les pèle. » Vraiment ? Je le sentais trembler mais était-ce dû au froid ? Je n'avais pas froid pourtant ! S'il me le disait, c'est que c'était peut-être vrai, je n'allais pas râler et partager ma chaleur corporelle. Ne sachant que faire, je fermais les yeux et me concentrais sur les battements plus ou moins réguliers de son coeur. Je sentis son visage se poser sur ma tête et à cet instant j'aurais voulu rester dans cette position pour toujours, écouter son coeur battre à jamais, sans plus avoir à me soucier de quoique ce soit. « j'fais partie de la mafia japonaise, alors tu sais, c'est une bataille de clan ... » Mes yeux s'ouvrirent en grands et je sentis mes muscles se crisper légèrement. Il faisait parti de la mafia japonaise ? Ça voulait dire...qu'il pouvait être tué à tout moment ? Je levais la tête et croisais son regard et je vis son sourire. Je me détendis immédiatement et reposa ma tête sur son torse. Ce n'était qu'une blague. « non, c'est rien. c'est juste un pauvre con qui m'a gonflé. d'ailleurs, quand tu seras médecin - enfin, si tu veux le devenir - je pourrais t'envoyer plein de mecs tuméfiés. et j'espère que tu me donneras un pourcentage sur ton salaire. » Je fronçais les sourcils. Peut-être riait-il mais je n'aimais pas l'idée que Joong Shi puisse se battre pour si peu, un jour tout pouvait réellement mal tourner. « Je ne compte pas être médecin mais chirurgienne. Tu comprends que je n'espère pas retrouver sur ma table un de ces gars que tu auras bien amoché ou même toi. » C'est vrai ! Elle n'avait pas envie de retrouver Joong Shi sur sa table, couvert de sang, entre la vie et la mort !

Le jeune homme posa ses lèvres sur mes tempes ce qui me fit rougir. Autant de proximité d'un coup ne me mettait pas à l'aise du tout. On pourrait croire qu'étant américaine, j'étais habituée mais mes parents étant coréens, ils m'avaient plus inculqués leurs valeurs que celles des américains et le fait d'avoir grandi durant ces neuf dernières années ici n'avait fait que les enraciner. De plus, j'étais surprise que Joong Shi prenne de telles initiatives, lui qui avait toujours évité le moindre contact physique. « considère ça comme un remerciement et ... profite, parce que je ferais jamais ça deux fois. » Un remerciement ? Je pense que j'aurais préféré autre chose, même si c'était très agréable d'être envahie d'un sentiment de sécurité, j'étais tout de même mal à l'aise. Combien de filles tueraient pour se retrouver à ma place ? Beaucoup je pense, mais je sais que je n'en aurais pas fait partie ! Plusieurs questions se posaient à moi, pourquoi faisait-il ça ? Jouait-il avec moi et mes sentiments ? Savait-il que je ne resterais pas de glace face à lui alors il en profitait ? Non ! Il ne fallait pas que je pense à ces perspectives, il n'était pas ce genre d'hommes, lui-même l'avait dit, il n'était pas du genre à suivre les filles ! Mais n'était-ce pas un piège pour justement les attirer encore plus ? Raah ! T'es parano' ma pauvre fille ! « Honnêtement, rester comme ça me va bien...c'est reposant et apaisant. » Il n'y avait aucun sous-entendus, je trouvais ça réellement reposant d'être là, sans aucun bruit autour et sans chercher à remplir les silences par un flot de paroles inutiles. Je sentis sa main remonter à ma joue et la caresser, je frissonnais à son contact et fermais les yeux, ça me détendait.

« je me bats souvent quand je suis de mauvaise humeur. je pars au quart de tour. sinon, en général, je ne me mêle dans les bagarres que quand une fille est au milieu. je passe mon chemin si c'est un homme. je supporte pas l'idée qu'on s'en prenne à une fille sans défense. une vision machiste, tu dois croire ? pas tellement, disons plutôt qu'il est quand même vrai que les femmes ont un désavantages face à nous dans la force physique. mais vous avez récupéré des neurones en plus. quoi que ... pas toutes. je ne comprends pas le concept de martyriser une femme, et quand j'entends des histoires de viol ou de harcèlement sexuel - alors, je deviens relativement violent et je sors en ville pour me défouler et taper sur le premier qui me regarde de travers. et le plus drôle dans tout ça, c'est que ... c'est que la violence n'engendre que la violence. mais qu'une fille comme toi, une chips comme toi, je ne peux pas simplement passer à côté en espérant que tu vas réussir à t'en sortir toute seule, à leur échapper parce que tu es rapide à la course; parce que ... » Je l'avais écouté sans cesser de le regarder et quand il baissa son regard sur moi, je ne le détournais pas. Ma vision de Joong Shi avait changé, je découvrais une autre facette de lui, il n'était pas alors du genre à se battre sans raisons. Enfin si ! Mais pas tout le temps ! « une chips, ça se casse en deux en un claquement de doigt. » Un sentiment de protection m'envahit alors, ses paroles me touchaient sincèrement, il aura fallu que j'attende neuf ans pour que quelqu'un me sorte de là, pour qu'on me montre la lumière au bout du chemin. J'étais heureuse qu'il soit venu me sauver et je pense que jamais je ne pourrais jamais l'ignorer, je lui devais tellement ! Son geste était pour moi une façon de me dire que je n'étais pas seule, qu'il existait des personnes qui pouvaient se soucier de moi ! Il avait vu une personne que je croyais avoir oublié, malgré tout j'étais fragile et à force de les laisser me fissurer, j'allais vraiment me briser en mille morceaux. Je souris légèrement, comprenant les différentes réactions que le jeune homme pouvait avoir puis à force de repenser à ce qu'il m'avait dit, je sentis l'émotion prendre possession de mon corps, rah ! Pourquoi fallait-il que je sois si sensible maintenant ? Je baissais la tête et la reposais sur son torse. Je fermais mes yeux et me laissa de nouveau bercer par la douce musique que son coeur produisait. Une larme perla sur ma joue et je souris doucement. « Merci Joong Shi » murmurais-je.

Peut-être ne m'avait-il pas entendu mais c'était aussi pour moi-même. Je le remerciais de m'avoir ouvert les yeux, je ne devais plus me laisser faire et riposter ! Je savais que ça allait être difficile à cause de mon caractère mais je devais essayer et leur montrer que plus rien ne m'atteignait à présent. « Je pense que les gars comme toi, il devrait y en avoir plus ! » Je le pensais vraiment ! Peut-être pas tous des gars qui se défoulent dès qu'un truc les déplaît mais plus de ceux qui ne supportent pas de laisser une fille seule face au danger. Peut-être que finalement Joong Shi était le genre de garçon sensible mais qui ne voulait pas le montrer. « Au fait, tes blessures te font toujours mal ou un peu moins ? » Je gardais mes yeux fermés et soupirais, comme apaiser. Pleurer, ne serait-ce qu'une larme, m'avait fait du bien. « Je pense que tu peux enlever le mouchoir de ta lèvre maintenant. Tu veux mon baume ? » On m'aurait dit il y a quelques jours que je me tiendrais dans les bras de Joong Shi sur le toit, parlant normalement et lui confiant mes problèmes comme si je le connaissais depuis toujours, j'aurais certainement ri et certifier que l'on me faisait une blague...bonne ou mauvaise, je n'en sais rien pour l'instant.
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Jung Joong Shi
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Sam 22 Sep - 22:44

Je l'avais sentie se crisper entre mes doigts, pas certaine de la véracité de mes propos, et cela m'avait amusé. Était-elle vraiment la jeune fille si naïve qui croyait facilement ce qu'un inconnu lui disait ? Un inconnu qui n'avait pas des allures de mec tout à fait fréquentable, de plus. Comme quoi cette façade qu'on lui avait créé n'était bel et bien qu'une stupidité sans nom. C'était souvent comme ça, au final. On inventait à des personnes une facette qu'ils n'étaient pas, et au fil du temps cette facette les faisait devenir réellement ainsi. Je n'avais jamais trop su qui blâmer. Blâmer ceux qui se plaisaient à faire de telles stupidités sans connaître, ou blâmer ceux qui se laissaient faire par eux ? Je n'en savais trop rien. à dire vrai, je détestais les changements de caractères trop soudain, je détestais l'idée que l'on puisse changer notre fort intérieur à cause de personnes extérieures qui ne savaient rien de nous - voire même ceux qui nous connaissaient. Mais c'était un autre débat. Combien de personnes se perdaient elles-même dans les yeux des autres ? Je ne comprenais pas cette importance donnée au regard d'autrui. Comment pouvait-on seulement se regarder dans le miroir et se sourire quand on s'était fait modifié par l'impact du visage extérieur ? Pas la moindre idée. J'avais toujours préféré rester seul et repousser les gens plutôt qu'être accompagné et me donner une image qui ne correspondait guère à mes opinions réelles. J'ignorais si June avait tenté de se battre avant de sombrer, mais toujours était-il qu'à présent elle tombait dans les méandres de la société et était devenu ce qu'on pensait qu'elle était ... mais pas tant que cela. Il ne m'avait pas fallu bien longtemps avant de faire sortir de nouveau la "vraie" elle. Peut-être était-elle juste trop lasse pour répliquer aux autres et restait ce qu'elle était avec ses proches ? mh ... mais je ne faisais pas partie de ses proches. Alors pourquoi ? ... Hah, on ne pouvait pas trouver une explication à tout - et puis au fond je m'en foutais. Elle n'était pas désagréable avec moi, cela s'arrêtait là. Fin de l'histoire. Fin de l'histoire, vraiment ? ... Pas tout fait. Je haussai simplement un sourcil à l'entente de sa phrase suivante en guise de réponse à ma petite plaisanterie. Elle souhaitait devenir chirurgienne mais ne voulait pas soigner des personnes mal en point ? Oh, aller. Pourquoi devenir chirurgienne si c'était pour ne voir personne passer sur sa table ? C'était ridicule. Elle devait sauver des vies, non ? Cela devait être une passion de soigner autrui, pas un calvaire. Elle ne voulait pas me soigner ? Oh, bien, j'irais dans un hôpital voir ailleurs si elle n'avait pas envie de me voir. Peut-être ferais-je comme les serial killer ... Poser ma marque sur un corps tuméfié avant qu'il vienne la voir afin qu'elle sache que c'est moi - mais jamais sans venir la voir ? Ahah. Non, bien sûr. C'était stupide comme idée. Elle devait être le genre de fille pacifiste qui ne voulait voir personne se taper dessus - et c'était pas plus mal. Le monde avait besoin de davantage de personne comme elle, plutôt que comme moi. Sinon, la vie tournerait rapidement à l'anarchie et aux bains de sang. Mais, au moins, personne ne toucherait aux demoiselles, ce qui ne serait pas plus mal, non ? Non. Mieux valait cette vie avec ses défauts et ses qualités ... Je supposais.

Ses muscles se tendirent sous mon léger baiser. Normal, je ne savais pas vraiment ce qui m'avait pris. Peut-être avais-je été ( trop ) ému par son discours ou peut-être était-ce un moyen de la soutenir autrement qu'en battant à mort ses opposants ? Je ne savais pas comment on faisait, pour les relations humaines. Encore moins avec les fille. Et probablement encore moins avec elle. Je ne cessais de la voir que comme une petite poupée de porcelaine que l'on prenait plaisir à briser un peu plus, et je ne pouvais m'empêcher d'avoir peur de faire partie de ce genre de personne qui allaient lui causer du mal volontairement – ou pas. Je n'étais pas une personne franchement fréquentable, je le savais, j'en avais bien conscience. Et je ne pensais pas qu'il était bon pour elle de rester à mes côtés, voire même de me connaître tout court. Irrémédiablement, j'allais finir par faire quelque chose de mauvais – je le faisais toujours. Mes mains étaient souillées de sang – elles n'étaient pas propres. Je passais mon temps à les utiliser pour frapper des gens encore et encore. Mes oreilles n'entendaient que le brisement des os. Qu'ils soient miens ou non. Je ne faisais rien pour être une personne bien. Et quand bien même mes principes fondamentaux étaient profondément justes – je les défendais d'une mauvaise manière. Et je le savais très bien. Néanmoins, je ne savais pas de quelle autre manière je pouvais le faire. Je baignais dans une souffrance constante depuis mon plus jeune âge. Je n'avais jamais vécu sans ça. La lumière n'avait jamais ébloui mes yeux, pas l'ombre d'une fois. Alors comment pouvais-je avancer, seul ? En me plongeant moi-même dans la pénombre et en devenant quelqu'un de particulièrement mauvais. C'est ce que j'étais devenu. Quelqu'un de mauvais. Et je ne pensais pas avoir le droit de la toucher, de la tenir contre moi. Ni elle, ni personne d'autre. Pourtant, quand elle s'était installée contre moi et qu'elle n'avait pas bronché. Quand j'avais vu ses yeux si paisiblement fermés comme si elle se croyait en sécurité, j'avais l'impression qu'un souffle nouveau m'entourait. Oh, non, je restais bien sûr cet être abject qui ne méritait pas que l'on s’intéresse à lui. Mais ma main sur la sienne me donnait l'impression que je pouvais faire autre chose avec, que subitement elle reprenait vie. Et c'était trop agréable pour que je puisse m'occuper de cette douleur qui tournait et retournait mon ventre, de ces frissons qui agressaient ma peau. Comment pouvait-on avoir peur de quelque chose et éprouver une certaine compassion avec ce même objet de nos craintes ? ... J'ouvris de grands yeux alors qu'elle m'assura être reposant et apaisant – enfin, pas moi exactement, mais plutôt la position dans laquelle nous étions. C'était probablement la première fois que j'entendais une telle chose. Comment diable pouvais-je lui inspirer de tels sentiments ? Moi qui étais loin d'être le genre de garçon calme et posé ? Je ne pus m'empêcher de la regarder avec un semblant d'incompréhension dans le regard. Peut-être qu'au final Hitomi-sama avait fini par déteindre sur moi.

Puis c'est arrivé sans que je ne m'y attende. Une larme. Fine. Discrète. Une seule. Mais elle n'était pas passée inaperçue. Surtout pas pour les personnes comme moi qui avaient tout bonnement horreur d'être à l'origine d'une larme féminine. Je commençai à paniquer, ressentant de plein fouet ces frissons qui secouaient mon corps. Qu'avais-je fait ? Étais-je ignoble à ce point ? Était-ce ma faute ? « Merci Joong Shi »... Impossible de passer à côté de telles paroles. Jamais de ma vie on ne m'avait remercié pour quoi que ce soit. Je gardai mes yeux baissés vers elle et penchai la tête sur le côté en fronçant les sourcils d'incompréhension. Merci ... mais merci pour quoi ? Et maintenant là voilà qui disait qu'il fallait plus de personnes comme moi ? Un rire carrément moqueur et attendri s'échappa d'entre mes lèvres. Elle ne devait probablement pas savoir ce qu'elle disait. Je voulus ouvrir la bouche pour y répliquer quelque chose, mais elle me devança en me demandant si mes blessures me faisaient toujours mal ou non. Très sincèrement ? Mon bras gauche était endolori par la douleur, mais grosso modo ça pouvait aller pour aujourd'hui. Demain, je ne rigolerais pas. Et si je n'avais pas autant peur d'elle, alors probablement que je l'aurais appelée pour qu'elle vienne me soigner – comme un gosse. Mais je ne le ferais, bien évidemment, pas. Et puis elle continua sur son idée de me mettre du baume à lèvre de nana sur mes lèvres à moi et je plissai les yeux en faisant un semblant de grimace. Savait-elle combien c'était presque dégradant pour un homme de se voir mettre un truc pareil ? Un truc de fille ? Nan, nan. Il était simplement hors de question que je la laisse poser son truc rempli de beurre sur moi. Et surtout pas à cet endroit-là. À cet endroit où elle avait déjà posé les siennes, d'ailleurs. Oh, ça y est, je savais. « Hah, c'est une manière de demander un baiser indirect, c'est ça ? ... Je ne pensais pas que tu serais du genre à utiliser cette technique. En général c'est plus après une boisson ou quelque chose comme ça ... » murmurai-je à son attention comme si je ne voulais pas que des personnes alentours entendent ce que je venais juste de dire. Bien sûr c'était une blague. Mais j'avais envie de la voir paniquer juste une fois encore. Promis je la laissais tranquille ... ou du moins, jusqu'à ce que je trouve quelque chose d'autre de drôle – pour moi – à faire. J'essayais de prendre la résolution de ne plus l'embêter, mais l'envie était trop forte. J'approchai mon visage du sien, les yeux à demi-clos et effleurai mon nez avec le sien;« ... parce que je préfère les baisers directs, si tu veux tout savoir. » Ma main se crispait d'elle-même alors qu'une peur monstrueuse me retournait les entrailles. Comment est-ce que j'arrivais à m'approcher autant de l'objet de mes peurs les plus terribles ? Disons qu'elle m'avait un peu trop ému tout à l'heure et que je me rendais compte qu'elle n'avait rien d'effrayant. Toutefois, je ne restais tout de même pas en sécurité près d'elle. Ainsi, je me décollai de nouveau d'elle en me mordant la lèvre inférieure, me retenant de rire comme un abruti. Je secouai la tête puis observai son visage. Elle était réellement mignonne, après tout. Je me demandais comment je pouvais être effrayé par de telles créatures. J'avais souvent entendu dire par mon père que les femmes étaient les bijoux de ce monde et que, sans elles, nous n'aurions aucune force. Mais qu'elles étaient aussi nos faiblesses, car elles possédaient ce charme mystique qui faisait en sorte à ce nous tombions irrémédiablement pour elles. Tous. Il n'y avait pas un homme sur terre capable de résister à une femme. Et moi, ça me faisait peur. Un peu trop peur. Et j'avais fini par être effrayé aussi, au point que je ne pouvais plus en toucher une, voire même en regarder une, et ce, depuis mon plus jeune âge. Pourtant, je pensais qu'elle n'avait pas l'air d'être manipulatrice de cette façon. Ou si elle l'était ... alors peut-être que je n'avais juste pas envie de le voir. Et raisonner de la sorte signifiait déjà qu'elle avait bien réussi son coup s'il était prémédité ... La paranoïa était quelque chose que je détestais autant que je ne pouvais pas réellement m'en empêcher à cause de cette peur de se faire avoir, de se faire briser, puis jeter. Ce n'était pas la seule raison – mais la principale.

Sans savoir trop pourquoi, je la décollai de moi, juste assez pour qu'elle n'ai plus aucuns contacts physique, mais pas assez pour l'avoir trop loin. Mes deux mains sur ses épaules, je la fixai droit dans les yeux. Une de mes mains rompit contact et vint tout doucement se poser sur sa joue. Je levai les yeux vers elle, assez clairement effrayé. Je n'avais pas envie qu'elle croit que je lui avais dis des mensonges et qu'au final j'étais un type dégueulasse autant que les autres. Puis posai deux doigts sur sa peau, mon regard glissa au même endroit alors que je descendais sur son cou, effleurant ses clavicules. Elle était un être humain autant que moi. J'étais presque fasciné par moi-même, comment pouvais-je avoir peur de ça ? D'elle ? Qu'avait-elle qui pouvait me faire trembler de peur ? Ce charme ? Était-ce juste cela ? Impossible. Je bougeai mes doigts jusqu'à son épaule, penchant la tête sur le côté en suivant le mouvement de ma main. Doucement, je redescendis le long de son bras jusqu'à sa pliure de son coude, son poignet et enfin sa main. Je la retournai afin de voir sa paume. Les même lignes que les miennes. J'eus un léger sourire. On dirait presque un enfant de deux ans qui n'avait jamais vu de personne du sexe opposé de sa vie. La vérité était simplement que je voulais savoir pourquoi j'en avais peur. Et je commençai à en conclure que cela ne relevait pas du domaine physique. Je nouai mes doigts aux siens quand une décharge me traversa tout le corps. Je la lâchai subitement en grimaçant puis vis sa main claquer contre sa jambe. Je relevai mes yeux vers elle, désolé, puis la lâcha de mon autre bras gauche. Elle allait me prendre pour un taré. Et, dans le fond, elle ne serait pas tant en tort que cela, n'est-ce pas ... ? Ma main gauche râpa contre le sol et je grimaçai de nouveau. Un soupir franchit mes lèvres. « Je ne veux pas de baume, merci ... Quant au reste. Je crois que j'ai dû me péter quelque chose dans le bras gauche, ça me fait vraiment super mal. J'irais voir à l'hôpital ... plus tard. » Je me frottai la nuque en regardant à côté, sans doute bien plus embarrassé qu'elle, et maudis mon élan de curiosité soudain de s'être pointé maintenant. Comment pouvais-je la convaincre que je n'étais pas méchant ? Que je ne lui voulais rien de mal et que mes paroles précédentes n'étaient pas une tentative pour l'attendrir et mieux l'avoir après ? Certainement pas en ignorant ce que je venais de faire ... Néanmoins, les mots ne voulaient pas se pointer, ils ne voulaient pas franchir ma langue. Rien. Que dalle. Bravo. Connard.

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Baek June
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Mar 9 Oct - 20:34

Je sentais les frissons de Joong Shi sous ma peau et je ne pensais pas que c'était dû au froid. En fermant les yeux, je réfléchis à quelles pouvaient-être les raisons pour qu'il frissonne ainsi. Souvent, c'était dû...au dégoût. Oui, il m'était arrivé de frissonner en poussant un petit bruit de dégoût mais ça voulait dire qu'il était dégoûté ? Par quoi, ou qui ? Moi ? Non, je ne voulais pas penser à ça, je ne voulais pas que le peu d'assurance que je possédais ne s'écroule complètement. D'ailleurs, je m'étonnais moi-même à rester relativement calme malgré notre proximité qui défiait toutes les règles que la société avait si bien inculqué dans nos esprits. Mon coeur ne battait pas à cent à l'heure et je ne ressentais aucune bouffée de chaleur importune qui me ferait transpirer, non, il ne m'arrivait rien de tout cela et c'en était surprenant. Lorsqu'une personne du sexe opposée venait me parler, j'étais dans tous mes états, je bredouillais et je devenais tellement rouge que je pouvais certainement faire de la compétition à la plus mûre des tomates. J'étais tout simplement...bien, je pouvais être moi-même sans me soucier des conséquences ni de ce que l'on pouvait penser de moi, chose qui ne m'était pas arrivée depuis longtemps. Je n'avais plus l'impression de me soucier de choses inutiles ou autre, je ne ressentais plus ce poids qui souvent m'accablait les épaules et me faisait me recroqueviller un peu plus sur moi-même. La peur de devenir une coquille vide à jamais me quitta enfin, je m'étais retrouvée et m'étais réconciliée avec moi-même, juste l'espace d'un instant, dans ses bras. Joong Shi ne devait pas se douter de tout ce qu'il pouvait faire pour moi, il m'avait en quelque sorte sauvée de multiples façons, peut-être lui devrais-je une reconnaissance éternelle.

Une larme qui l'étonna sûrement, coula et je le remerciais dans un murmure. Il l'avait entendu, un silence s'était installé entre nous jusqu'à ce qu'il rit. Je ne relevais pas la tête, qu'il rit s'il le souhaite, je me sentais bien depuis un trop long moment. Je devais être objet d'incompréhension pour lui, j'avais été pétrifiée dans ses bras, n'osant ni bouger ni parler puis je me suis posée et lui ai raconté ma vie avant de le remercier sans qu'il ne sache pourquoi. Joong Shi n'était plus pour moi le garçon froid qui passe son temps à me sauver sans rien demander en retour, il était mon sauveur, certes, mais il y avait quelque chose en plus, j'étais comme moins intimidée, il avait vu une part de moi que je cachais et il me semblait percevoir une part de lui. Peut-être faisais-je tout simplement fausse route et que ce n'était rien du tout mais qu'importe ! J'aimais l'image du garçon sensible et doux derrière un mur de glace, et si ce n'était qu'une illusion, je pouvais me bercer avec.
Je me relevais et lui posais des questions sur mon état, lui arrachant une grimace à l'entente de mon baume. «Hah, c'est une manière de demander un baiser indirect, c'est ça ? ... Je ne pensais pas que tu serais du genre à utiliser cette technique. En général c'est plus après une boisson ou quelque chose comme ça ...» Joong Shi ou l'art de me déstabiliser ! Il trouvait toujours le moyen de me faire perdre tous mes moyens lorsque je m'y attendais pas. Je le regardais avec de grands yeux et le temps que l'information monte à mon cerveau et que je sois certaine d'avoir bien entendu, je rougis une fois de plus et bredouillai des paroles incompréhensives et confuses. Avant que je ne comprenne quoique ce soit, je le vis s'approcher de moi jusqu'à ce que nos nez ne se frôlent. «... parce que je préfère les baisers directs, si tu veux tout savoir.»

A quoi jouait-il ? Ne m'avait-il pas affirmer ne pas être de ces gars qui jouaient avec le cœur des demoiselles ? Je reculais ma tête et le regardais avec de grands yeux, que pouvait-il y voir ? De la surprise très probablement et peut-être un petit peu de peur s'il cherchait bien, parce que j'avais peur je l'avoue. Pas de Joong Shi concrètement mais plus de ces actes, il était si imprévisible que ça me faisait peur. Il recula à mon plus grand soulagement et semblait se retenir d'éclater de rire, je compris alors qu'il me taquinait, je fronçais légèrement mes sourcils mais un petit sourire se dessinait sur mes lèvres, ce qui contrastait avec l'air outré que je voulais avoir. Il me décolla à lui et c'est comme si une vague de froid m'envahit d'un seul coup, je m'étais habituée à la chaleur de son corps contre le mien. Il posa ses mains sur mes épaules et me fixa, qu'étais-je censée faire ? Je ne pouvais plus soutenir son regard plus longtemps alors je le baissais et suivais sa main droite qui parcourait ma peau. Je ne bougeais plus, attendant je ne sais quoi, un signe, un regard, quelque chose qui m'indique quoi faire. Sa main se déplaçait dans mon cou, sur mon bras et jusqu'à ma main. Je relevais la tête, tentant de comprendre les raisons de son comportement et je le vis sourire. Ce n'était pas un sourire malsain ou pervers mais un sourire comme enfantin. Le même sourire qu'ont les enfants lorsqu'il découvre quelque chose pour la première fois et qu'ils en sont fascinés, ce qui m'étonna. Sa main se noua à la mienne et je me surpris à sourire également devant l'innocence de ses gestes mais sans que je m'y attende, il relâcha ma main qui retomba durement contre ma cuisse, je n'avais pas pu contrôler la chute. Il enleva son autre bras et me regarda d'un air désolé. «Je ne veux pas de baume, merci ... Quant au reste. Je crois que j'ai dû me péter quelque chose dans le bras gauche, ça me fait vraiment super mal. J'irais voir à l'hôpital ... plus tard. » J'étais encore en quelque sorte choquée, mais sa voix me ramena à la réalité. Je ne savais plus quoi faire, je voulais rester avec lui et l'aider du mieux que je pouvais mais ma raison me disait d'arrêter là, ou du moins l'aider pour sa blessure et s'en tenir là ! J'avais envie de croire qu'il n'était pas mauvais, qu'il ne m'avait pas menti mais tout mon esprit logique me criait que le fréquenter était une mauvaise chose et que le croire était certainement l'idée la plus stupide qu'on puisse avoir. Et j'étais plus du genre à suivre ma raison malgré toute mon envie à vouloir croire le garçon embarrassé qui se tenait en face de moi.

Mais ma raison ne pourrait rien contre mon altruisme, Joong Shi m'avait clairement dit qu'il souffrait et je ne pouvais pas le laisser là, souffrant et me barrer comme ça. Je m'écartais et me remis sur pieds, regarda brièvement l'horizon puis reposa mon regard sur le jeune homme. « Comme tu le souhaites pour le baume mais je te conseille d'aller à l'hôpital maintenant si tu ne veux pas que ça empire. » Mon ton était peut-être devenu un peu trop froid et je regrettais de paraître aussi sèche, je regrettais de ne pas avoir eu plus de force pour repousser cette froideur qui m'avait littéralement dévoré petit à petit jusqu'à prendre entièrement possession de moi. Je ne le voulais pas vraiment mais je m'étais réfugiée dans mes retranchements, renfermée sur moi-même, ne voulant plus laisser Joong Shi voir qui j'étais, je n'arrivais pas à le croire, son comportement était si contradictoire, il m'avait perdu. Mais ne voulant pas être trop froide, je lui souris faiblement et dis d'une voix plus douce « Je t'accompagne si tu veux. » Je lui tendis la main pour qu'il l'attrape. Je n'avais pas oublié que malgré tout, je lui été reconnaissante et que ce que je faisais, c'était rien comparé à ce qu'il avait fait. Voyant qu'il ne réagissait pas, je repliai mon bras et m'adossa au mur, à ses côtés. « Tu sais, j'aimerais croire que tu ne veux rien de moi et que tes intentions étaient bonnes...» Je m'arrêtais et soupirais, peut-être m'étais-je attachée à lui sans m'en rendre compte, à force de le voir depuis une année, c'était un de mes défauts, toujours m'attacher trop vite aux personnes pour ensuite me prendre une belle claque au visage ! «...mais j'ai peur de me tromper et j'ai pas envie de revivre ça une nouvelle fois...» Qu'il prenne le revivre et le ça comme il le souhaite, pour moi, c'était clair ! Je ne voulais plus me faire avoir pour ensuite me sentir trahie, j'avais déjà donné une fois.
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